‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 296 sur 339 · SUÉE · texte numérisé non relu

SUÉE

des naissances des poulains qu'ils ont obtenus avec le nom da père de chacun d'eux. Ils doivent également mentionner les animaux à eux appartenant, qu'ils ont vendus et le nom des acquéreurs. Si ces instructions étaient ponctuellement suivies, on pourrait alors suivre, sans interruption, un poulain de pur sang, depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Malheureusement il n'en est pas ainsi , un grand nombre d'éleveurs apportent une négligence impardonnable à l'accomplissement de ces formalités, et causent la seule lacune que l'on puisse reprocher au stud'book français. La conmiission publie chaque année nn volume corrigé, avec addition de tous leis nouveaux documents qui lui sont parvenus. La lecture et la connaissance du studbook sont indispensables à tout homme qui s'occupe sérieusement de chevaux et de courses ; il y trouve de précieux enseignements. En étudiant la descendance de certaines juments, il peut se rendre compte de la sûreté de reproduction de certaines familles et de l'incertitude de plusieurs autres. Le studbook démontre, plus qu'aucun raisonnement, l'importance qu'il faut attacher à l'ascendance et à la race confirmée des reproducteurs que l'on emploie. C'est une certitude qui peut varier du plus au moins , mais ne trompe jamais , et l'on reste convaincu de la vérité mathématique de ce vieil axiome : Bon sang ne peut mentir. Il faut seulement être certain de la filiation des deux lignes paternelle et maternelle ; le stud-book est, à cet égard, le plus sûr et le meilleur moyen de ne pas s'écarter de cette règle.

SU££. La suée est un des moyens mis en pratique pendant l'entraînement d'un cheval de course, pour le faire passer de l'état de poulain, ou de cheval ordinaire, à celui oîiil doit trouver le maximum de sa condition. On a beaucoup parlé des suées, sans généralement se rendre bien compte de leur but et de leur action sur Téconomie générale de l'animal. Pris isolément, il n'est pas d'exercice plus sain; les hommes euxmêmes, qui en blâment l'emploi pour les chevaux, le pratiquent pour leur compte. Toutes les personnes qui font des armes prennent des suées et ne s'en portent pas plus mal, au contraire.

L'effet de la. suée pour le cheval, nettoyé intérieurement par

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la médecine, est de débarrasser ses muscles de tout embonpoint superflu, et en môme temps de le faire souffler,par conséquent d'augmenter sa puissance respiratoire et de le mettre en haleine ; c'est l'application de ce système de gymnastique fonctionnelle tant préconisé par la science moderne. Gomme tous les détails pratiques de Pentralnement, plus qu'aucun autre peut-être, la suée a besoin, pour être salutaire, d'être appliquée par un entraîneur intelligent, prudent, et connaissant à merveille le tempérament de l'animal soumis à l'entraînement.

C'est, généralement, pendant la seconde phase de la préparation d'un cheval que les suées sont employées comme moyen d'arriver au point de condilion que l'on veut atteindre. A ce moment, la médecine et un exercice préparatoire, relativement modéré, complètent cette dernière période qui doit amener l'animal en bon état au poteau, ou dans laquelle il doit succomber. La suée est le premier événement grave de sa préparation, celui où il va être soumis à l'épreuve la plus sérieuse. Il est impossible de préciser le nombre et la sévérité des suées, qae doit prendre un cheval en entraînement ; elles sont subordonnées à la santé et au tempérament de l'animal. Un cheval lymphatique, gros mangeur et paresseux, trois conditions qui se trouvent assez fréquemment réunies chez le même sujet, demande et supporte plus de suées qu'un autre, nerveux, impressionnable, délicat à nourrir, léger de corps et ayant nécessairement beaucoup moins à perdre. C'est à l'entraîneur à se rendre compte de ces dif[érences, et à mesurer le travail aux forces de l'animal qui doit le supporter.

Aucun des moyens pratiqués dans l'entraînement ne produit autant d'effet que la suée, et n'avance davantage vers le but poursuivi : la condition. Elle comporte néanmoins un danger, le plus grand de tous pour un cheval de course, celui de compromettre les jambes. Elles sont beaucoup plus éprouvées dans une suée que dans un galop, quelque sévère qu'il soit. L'entraîneur se trouve parfois enfermé dans un dilemme dont il n'est pas aisé de sortir avec certains chevaux. Si les jambes de l'animai ne sont pas en état de supporter le travail que comporte sa constitution, on se trouve dans l'alternative, ou de laisser sa cpnditioQ incomplète, ou de le faire tomber

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