‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 3 sur 339 · AFFIDAVIT · texte numérisé non relu

AFFIDAVIT

bre à des prix modérés, se fondant sur ce que l'élevage de pursang était arrivé à un état de prospérité suffisant, pour qu'on pût Tabandonner à sa propre impulsion, c^est-à- dire à l'industrie privée. Mais, en revanche, la plus grande partie du budget de l'Administration était consacrée à des encouragements donnés à l'élevage de demi-sang, sous diverses formes. Enfin, les deux ennemis étaient en présence, comme au début de la guerre; mais, cette fois, le pur-sang 'ayant une organisation complète, une prépondérance acquise, était devenu une puissance, de défendeur il s'était fait appelant.

Nous ne devons pas entrer plus avant dans les détails de ^ette guerre intestine; on doit cependant constater qu'après quarante ans de luttes, d'efforts et de sacrifices, la Société d'encouragement a rempli, et au delà, les promesses de son programme. Elle a créé une race de pur-sang assez nombreuse pour répondre à tous les besoins de là reproduction, le niveau •de la qualité de la race de pur-sang s'est progressivement élevé de telle façon, que nos chevaux sont aujourd'hui considérés •comme les égaux des chevaux anglais. Le Derby et les Oaks, les deux plus grandes courses d'Angleterre, ont été gagnés par •des chevaux français, Gladiateur et Fille -de- l'Air. Le séjour qu'ont fait nos écuries en Angleterre, pendant la dernière guerre, a confirmé cette parfaite égalité pour l'ensemble de la production, et ce qui pouvait être considéré comme deux exceptions est devenu une règle fixe et générale.

Quant à l'Administration, on cherche en vain les résultats des errements qu'elle a suivis depuis 1830. L'élevage de demisang, qu'elle n'a cessé de patronner, est resté stationnaire, et se trouve absolument au môme point, qu'au moment où il est devenu l'objet d'une si vive et si constante sollicitude.

AFFIDAVIT. Étalon alezan des haras impériaux depuis 1866, né en France en 1861 chez M. le baron de Bray, par Javelot et Dalhia, issue de Caravan ou Nuncio. Il a appartenu, pendant sa carrière d'entraînement, à M. H. Lunel et a gagné en 1864 le prix de Viroflay; le prix de la Ville à Bourges; le prix de la Société d'encouragement à Bruxelles ; le Derby continental à Gand; en 1865, le prix de la Société et le prix princi-

APRlCAiN-

pal à Nantes; en 1366, le grand pm de la ville de Brest, et ^nfin la Coupe de Dean vil le et un objet d'art.

Après avoir dé bâté sans succès dans le prii de Lutèce à la réunion du printemps lë6%, Affidavit, monté par M. le capitaine Hunt, gagna très-facilement, quelques jours après^ le prix de YiroQay, haltaiit Vaucresson et un champ assez nembreuXf dans lequel figurait Gabrielle d^Ëstrées.

Il était difficile de deviner dans un gagnant d'une course de gentlemen-riders un des futurs favoris du prix du Jockey-Club, La confiance qu'inspirait Affidavit à son propriétaire était cependant loin d^etre exagérée; a tnoiDB d'un dead-heat^ îl était difficile de lajustider davantage^

La gloire d'avoir rendu presque douteuse la victoire de BoiS'Iloussel fit considérer à ce moment ArddavU comme Tun des premiers cbevaujc de son année. Son double succès h, Bruxelles, où il battit Soumise et Nepto, confirma cette opinion jusqu'au moment oii il vint succocnber devant Béatnx k Bourges. Affidavit est alezan avec une lice eu tête, deux balzanes postérieures et une antérieure. Sa construction régulière et dbtrnguêe en fait un très*joli cheval. Son action , lorsqu^il étai bien, était remarquablement légère et élégante, d'une trèsgrande vitesse dans sa meilleure forme» Il fallait un adversaire tout à fait de premier ordre pour le battre sur une distance de S 000 k 2 4 DÛ mètres* Son courage seul pouvait peut-être laisser à désirer; son père^ du reste, quoique fils de Gladiator, n'était pas exempt de toul reproche à cet égard. En lS6fï, Affidavit gagna la Coupe de Deau ville; cette dernière performance est, sinon la plus remar^juable relativement aux concurrents qu'il y rencontrai au moins la plus brillante comme résultat.

Il a été depuis retiré d'entrainement, vendu h. T Administration des Haras et fait la monte en Normandie. Ses poulains ont une très-belle appai^ence et donnent quant à présent des espérances assez j ustifiées,

AFRICAIN (X'), EX^FALENÛRE. Cheval entier, né en 1859, chez M. îe marquis de Faleudrc, en Normainiie, par Faugb-a- Baila^^h et Gringalette* Appartenant à M. VaiUanl, il gagna en

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