TARBES
qui lui ont été données. C'est précisément Pensemble de toutes ces difficultés qui demande des qualités tout exception- Délies ^hez un bon jockey, car il existe une multitude de nuances dans la manière d'exécuter une tactique indiquée ; il faut non-seulement en comprendre les termes, mais encore l'esprit , la pensée, de môme que celui qui donne les ordres ne peut se dissimuler qu'ils ne sont pas toujours mathématiquement exécutables.
La tactique à suivre dans une course, constitue donc, pour un propriétaire, une préoccupation et une étude. Le succès dépend souvent de sa conception et de son exécution; aussi est-ce un spectacle qui ne manque pas d'intérêt de voir, avant le départ , chaque jockey s'approcher du propriétaire du cheval qu'il doit monter. Il s'établit pendant quelques minutes entre le maître, l'entraîneur et le jockey, un colloque où toutes les circonstances possibles sont énumérées et discutées , sauf, bien souvent, celle qui précisément se produit dans la course elle-même. Trop de précautions nuisent quelquefois ; le plus sage est peut-être, quand on a un bon jockey, après l'avoir mis au courant de la nature du cheval, de lui dire de faire pour le mieux, car il est le plus souvent impossible de prévoir les éventualités qui vont se produire.
TARBES. Les courses de Tarbes figurent au nombre des plus importantes du Midi. Elles comportent deux réunions chaque année : la première, au printemps, vers les premiers jours du mois d'avril, admet les chevaux nés et élevés en France, à quelque circonscription qu'ils appartiennent. Aussi son succès estil assuré d'avance , et un certain nombre de chevaux entraînés à Chantilly, entreprennent régulièrement chaque année le voyage de Tarbes. La réunion du printemps à Tarbes est toujours suivie avec intérêt, surtout quand quelque produit du Midi est eurgagé dans le prix du Jockey -Club. On attend avec impatience son apparition, qui se fait, d'ordinaire, dans le grand prix des Pyrénées : 5000 fr., offerts par la Société des courses de Tarbes, pour poulains et pouliches de trois ans nés et élevés en France; entrée, 100 fir., moitié forfait s'il a été déclaré; le second reçoit 1 000 fr. sur les entrées ; distance 2 000 mètres* Les