‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 305 sur 339 · TARE. — TATTERSALL · texte numérisé non relu

TARE. — TATTERSALL

produits nés et élevés dans le Midi jouissent dMne décharge de cinq livres. En 1869, la course fut gagnée par Glaïeul, appar* tenant à M. le baron de Nexon, battant Nichette, assez bonne pouliche à M. de La Charme. Ce succès fut le point de départ de la confiance inspirée jusqu'au dernier moment par Glaïeul dans le prix du Jockey-Club de la môme année. Glaïeul justifia, da reste , mal cette espérance, et n'a jamais pu gagner une course à Pari% ni à Chantilly. Sa qualité était positive; mais un manque de courage, assez fréquent dans la descendance de The Baron, dont était issu Zouave, le père de Glaïeul, paralysa toute sa qualité, chaque fois qu'il ne pouvait gagner facilement.

A Texception d'une course de gentlemen ouverte à tous chevaux, la seconde réunion de Tarbes, qui a lieu vers le milieu du mois d'août, est exclusivement réservée aux chevaux de provenance anglo-arabe, et ne présente, par conséquent, qu'un intérêt purement local.

TARE. Tout ce qui diminue la valeur effective d'un animal est une tare. La pousse, un sur-os, un engorgement des tendons, les traces m^me d'une opération doivent être considérés comme des tares. L'ignorance exagère l'importance de certaines tares et néglige quelquefois des défectuosités qui compromettent le service d'un cheval. La mode, certaines conventions font qu'un bon animal se trouve discrédité parce qu'il a été cautérisé.

TATTERSALL. Le mot de tattersall est devenu, d'un nom d'homme , une sorte d'expression générique désignant un établissement où l'on vend périodiquement, et à jour fixe, des chevaux aux enchères publiques, sur catalogue et après annonces par affiches de la vente et désignation des animaux vendus. . Le premier établissement de ce genre fut fondé à Londres vers le milieu du siècle dernier, par Richard Tattersall, ancien entraîneur du duc de Kingston. Cette idée répondait trop à un besoin public pour ne pas avoir un énorme succès. Tout homme qui a, ou a eu des chevaux, sait par quelle filière odieuse il faut passer quand l'on veut se défaire, même du meilleur cheval possible : l'intermédiaire des courtiers, les essais que demande l'acheteur, toujours beaucoup plus exigeant avec un

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