TRIBUNES
Nous vivons à une époque où trop d'infaillibilités sont contestées, pour qu'il né soit pas puéril de prétendre qu'en aucun cas un juge ne puisse se tromper. Mais si, en pareille matière, on n'adoptait pas une règle fixe, on se trouverait en face d'une impossibilité, et il faudrait renoncer aux courses. De dexix maux il a donc fallu choisir le moindre. Les erreurs sont, au reste, assez rares pour qu'en somme on n'ait pas à se plaindre de l'adoption de celte règle absolue.
TRIBUNES. Les tribunes sont des constructions faites sur un hippodrome et destinées à recevoir les spectateurs, moyennant un droit d'entrée fixe et affiché. Elles se composent généralement de deux bâtiments ayant une forme oblongne et plus ou moins grands, suivant Taffluence présumée du public. Ils sont séparés par un pavillon, formant d'ordinaire une tribune particulière destinée soit aux autorités, soit aux membres de la Société de courses. Derrière ce pavillon se trouve l'enceinte du pesage. C'est au pied de cette tribune particulière qu'est placée la porte qui donne entrée aux chevaux sur la piste.
La construction des tribunes est toujours un embarras et une dépense considérable pour le plus grand nombre des Sociétés de courses. A de très-rares ^exceptions près, le terrain ne leur appartient pas et est loué uniquement pour la circonstance. Il leur faut donc chaque année , à *]a date de la réunion , procéder à la construction de tribunes qui doivent être enlevées le lendemain. Il est impossible, dans ces conditions, qu'elles ai^nt la solidité et le confortable désirables. Aussi est-ce une des lacunes les plus grandes existant en France dans l'organisation matérielle de presque toutes nos réunions de courses. Si les Sociétés pouvaient devenir propriétaires du terrain lui-môme, il serait, à tous les points de vue, préférable de faire construire des tribunes permanentes. La dépense première faite, elle serait, en réalité, moins considérable que ces frais annuels, comparativement très-élevés et dont il ne reste absolument rien. Mais ces conditions sont presque impossibles à réaliser, avec les ressources aléatoires du plus grand nombre de nos Sociétés de courses.
Quelques réunions privilégiées sont cependant, sous ce rap-