‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 332 sur 339 · VERTUGADIN · texte numérisé non relu

VERTUGADIN

débarrassé cette fois de tout appareil; à l'étonnement général, il gagoa le prix de TËté, battant le Béarnais avec un avantage de six livres. Cette première victoire fut loin d'être aisée et Hullok dut recourir au moyen extrême de la cravache pour le détacher de son concurrent. C'était beaucoup risquer avec une semblable nature. Effectivement, il se jeta sur le Béarnais, mais heureusement pour lui, le poteau était dépassé. Le lendemain, Vertugadin partit dans le grand Prix de Paris. Soit calcul, soit peu de confiance dans sa chance en semblable compagnie, il adopta une tactique hardie pour laquelle il semble fait, car, comme son frère Vermout , il possède une action puissante , soutenue et d'une étendue remarquable : il partit donc, absolument comme s'il galopait seul, et bientôt sa grande allure lui maintint l'avance qu'il avait prise au départ. Sans la haute supériorité de Gladiateur, il aurait renouvelé l'exploit inattendu, accompli par son frère l'année précédente.

A partir de ce moment, Vertugadin avait conquis sa véritable place; il fut rangé parmi les meilleurs chevaux de son année, et sembla même accepter son métier sans arrière-pensée, car il courut deux fois le même jour à Caen sans faire une faute. Après ce double exploit, il inspirait une très-juste confiance dans le Saint-Léger de Moulins , mais il éprouva dans cette course une réminiscence du sang de Baron et fit un tête-à-queue au moment où le drapeau du starter s'abaissait. Comme pour démentir cette défaiÛance et montrer ce qu'il aurait pu faire, il gagna le prix du Conseil général (handicap), en donnant seize livres à Yalasse^et en; recevant huit seulement d'Aventurière pour deux ans, sans que ni l'un ni l'autre aient pu un moment le mettre à l'ouvrage. Au milieu de ces alternatives de succès et de revers, Vertugadin devait trouver à Baden la plus brillante consécration de son mérite contesté. Après un échec dans la Poule des Produits, il avait, dans le grand prix de Baden, une situation très-avantageuse; recevant douze livres du Man* darin et six de Contran, il fit le jeu pendant presque toute la durée de là course, et gagna facilement. Il n'arriva que Z'* dans le Derby universel , à Gand«

En 1866, Vertugadin gagna le prix de TEmpereur, à Paris (13 500 fr.}| arriva 2* dafis le prix des Pavillons (950 fr.)» 2« dans

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