‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 334 sur 339 · VINCENNES · texte numérisé non relu

VINCENNES

que Fon s'était proposé. Après quelques années d'expérience, on fut de fait contraint d'y renoncer, eô face de Tinsuffisance de concurrents eux-mêmes, qui, tout au moins sous le rapport de ]a qualité, se trouvaient peu en rapport avec les encouragements qui leur étaient offerts. Le niveau moyen de Timportance des steeple-chases s'établit de lui-même, et se trouvait dans une juste mesure lors des événements de 1870, qui vinrent en suspendre le cours. Par un marché passé avec la ville de Paris, l'hippodrome de Vincennes avait été concédé à la Société des steeple-chàses, et approprié à cette destination exclusive. L'inauguration qui eut lieu le 29 mars 1863,' eut un grand retentissement à cette époque et marque, à vrai dire « la date réelle de l'importation positive des steeple-chases en France.

L'hippodrome de Vincennes était situé dans la prairie qui s'étend entre le Donjon et la ferme de Joinviile ; le sol est tel qu'on n'en pourrait trouver un meilleur pour un terrain de courses plates.

C'est au milieu de la prairie que deux pistes avaient été tra cées. Le tour de la petite mesurait 2^00 mètres, celui de la grande 3500 mètres; les courses de 6000 mètres comprenaient donc un tour de chacune d'elles.

La disposition des obstacles avait été confiée à des hommes dont la longue expérience pratique était la garantie des connaissances spéciales, indispensables à un pareil mandat. Aussi n'a-t-elle jamais soulevé aucune réclamation depuis que l'hippodrome est inauguré. Nous n'entendons pas dire, qu'on dût s'attendre à rencontrer un de ces parcours faciles, hérissés de difficultés apparentes,dont tout cheval un peu exercé doit triompher aisément. Mais notre avis est, qu'un examen impartial ne put y rencontrer rien d'excessif, qu'un cheval de steeple-chase, préparé nécessairement aux chances hasardeuses de son périlleux métier, aurait été en droit de refuser comme excédant la limite de' ce qu4l est raisonnable de lui demander. L'importance des prix et le but de l'institution justifiaient parfaitement le sérieux d'une épreuve, d'où devait nécessairement être exclu tout concurrent qu'un manque suffisant d'exercice, ou une inaptitude complète rendaient impropre à démontrer les qualités dont les fondateurs avaient voulu favoriser le développement.

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