‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 336 sur 339 · VOLÉE. — VOLEUR · texte numérisé non relu

VOLÉE. — VOLEUR

VOLÉE (Une course). On dit qa*une course est volée, quand elle est gagnée par surprise, comme par exemple dans le cas où un jockey, arrivant facilement premier, et croyant ne plus avoir personne derrière lui, ralentit son cheval, ne prend pas assez de précautions, et se trouve dépassé par surprise, au moment où il s'y attend le moins. On dit alors que le gagnant a volé la course. Cette expression est ici peu à sa place, le mot voler portant toujours avec lui une pensée de déloyauté, absolument fausse ici, le jockey qui a surpris son camarade» ayant non-seulement usé d*un droit, mais accompli un devoir, puisqu'il doit toujours faire tout son possible pour gagner, en employant nécessairement des moyens légaux.

VOLER. Par une sorte de contradiction, si Ton ne se sert jamais de l'expression de voleur, pour désigner un cheval qui vole, le verbe s'emploie dans ce sens en parlant d'un cheval dont l'action légère le fait ressembler à un oiseau qui s^envole.

VOLEUR. Le mot voleur est le synonyme vulgaire d'imposteur; il s'applique à un cheval d'une très-belle apparence, démentie par l*absence de qualités. Bien qu'il soit la traduction du mot anglais Flyer^ il n'a pas la môme signification. Le sens que les Anglais donnent au mot F/t/er, se traduirait beaucoup plus exactement en français par bon voilier^ c'est-à-dire qui vole bien. Autrefois le mot voleur était cependant employé, dans l'acception anglaise, dans l'argot des marchands de chevaux. Mais on ne trouve plus trace de ce sens figuré qu'au marché aux chevaux, ou dans quelques foires de province. Cette locution n'a pas été introduite dans le langage des courses, où le mot voleur est toujours pris dans le sens d'impos» teur.

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