WALL
la distance réglementaire à n'importe quelle allure, pourvu que le parcours réglementaire soit régulièrement accompli.
La stricte exécution de cette règle n'est évidemment pas applicable aux matches, dans le cas oii l'un des deux chevaux engagés payerait forfait, les deux parties contractantes étant seules intéressées dans une course de ce genre, et libres par conséquent de faire entre elles toutes les conventions qui peuvent leur convenir.
L'obligation de faire un walk-over, imposée au cheval qui se présente seul au poteau, est modifiée relativement aux steeplechases, en raison de la nature particulière de ces courses. En Angleterre, un walk-over n'est jamais obligatoire, pas plus après un dead-heat qu'au cas oh un cheval se présenterait seul au poteau. Il suffit, dans ce cas que le cheval entre sur le terrain, se présente au poteau de départ, et le prix lui est acquis sans qu'il accomplisse le parcours. Après un dead-heat, si les propriétaires des deux vainqueurs font un arirangement et partagent le prix dans une proportion quelconque, il est inutile que l'un des deux chevaux accomplisse la formalité du walk-over.
La Société des steeple chases de France a adopté relativement aux walk-over, une législation spéciale qui lui est particulière et n'a pas plus de précédents qu'elle ne trouvera probablement d'imitateurs. Elle a pour conséquences une contradiction d'abord, et une confusion dont il est impossible de sortir dans certains cas. Ainsi, quand un cheval se présente seul au poteau, la Société de Vincennes exige qu'il fasse un walk-over, c'est-àdire qu'il accomplisse intégralement la distance. Mais après un dead-heat elle interdit aux propriétaires le droit de recommencer la course, et par conséquent celui de faire entre eux un arrangement quelconque, puisque révéntualité d'une seconde épreuve n'existe plus. Les propriétaires sont obligés de partager le prix bon gré mal gré, et les deux chevaux portent chacun en totalité la surchage d'une course qu'ils n'ont pas gagnée.
WALL (mot anglais). Mur, muraille. Le wall^ en terme de sport, signifie l'obstacle de steeple-chase, le petit mur que les chevaux ont à franchir. Sa France, ce mur a rarement plus
WELCHER. — WEST-AUSTR\LIAN. 671
de 3 pieds de haut; mais en Irlande, dans le tracé du Pimchistown steeple-chase , les chevaux ont à franchir on mur de k pieds 6 pouces; il a été soigneusement construit en petites pierres rondes prises dans le lit d'un ruisseau. Dans certains comtés de PAngleterre et de l'Irlande, on rencontre assez fréquemment cet obstacle en chasse; il a de 3 à 4 pieds de haut. Dans le comté de Coak, paroisse de Butlevant, il y a un mur que Ton respecte, qui n'a pas moins de 6 pieds anglais ; il a été sauté vers 1836, pour un pari, par le cheval d'un gentleman nommé Sangten qui a depuis habité Avranches. L'espace franchi est soigneusement indiqué par deux lignes de peinture bien entretenues. Le fait a eu lieu en présence de plus de cinq cents spectateurs. Nous savons que ces sortes de choses trouvent peu de' croyance en France ; mais il est aussi vrai de dire que Ton ignore fort généralement ce qu'un bon hunter peut faire sous la conduite d'un bon cavalier. Les murs de Gallvay ont une grande réputation en Irlande.
WELCHER (mot anglais). On appelle ainsi une personne qui fait un pari, tout en sachant qu'en cas de perte il lui sera absolument impossible de le payer, et prenant soin, lorsqu'elle perd, de se dérober aux recherches. Dans le Ring, un welcher que Ton surprend, est souvent traité avec une grande sévérité. Un Commissaire de courses, en Angleterre, eut une fois l'idée de se procurer une barrique de goudron et quelques laboureurs, pour le bénéfice des treicWs qui. pourraient se présenter. Plus récemment des welchers ont été complètement dépouillés de leurs vêtements sur le champ de course.
WEST-AUSTRALIAN, Cheval bai brun, né en 1853 k Streatlam Castle, chez M. Bowes, par Melbourne et Noverina, issue de Touchstone ; fut importé en France en 1860, devint la propriété de l'Administration des Haras en 1865.
West-Australian débuta à deux ans, à Newmarket, dans le Critérium; il arriva second, Speed-the-Plough premier; ce fut la seule fois qu'il ne fut pas vainqueur. Il prit sa revanche sur Speed-the-Plough à la môme réunion, dans les Glasgow- Stakes. West-Âustralian gagna aussi les deux mille guinées, battant Sittingbourne et cinq autres concurrents; le Derby (en 1853),
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laissant encore derrière lui son adversaire Sittingboume et vingt-six chevaux ; à Doncaster, le Saint-Léger, River et Rataplan facilement battus.
L'année suivante, après avoir payé forfait à Newmarket, il fut vendu 1.18 000 fr. à lord Londesboroug, qui gagna avec lui la poule triennale, et TAscot Cup, battant d'une tête Kingston, ayant fait 4000 mètres en 4 minutes 27 secondes.
Peu de temps après, West-Australian gagna la grande coupe àr Goodwood, battant facilement deux chevaux peu sérieux ; c'est après cette course qu'il quitta le turf. Sa carrière fut courte (elle dura vingt mois) mais brillante ; on peut la comparer à celle de Flying Dutchman.
Quoique préparé pour courir dans le Doncaiter Cup contre Virago, il fat retiré de l'entraînement et consacré à la repro • duction dès l'année 1855. Il gagna sept courses, et fut seulement battu une fois. La somme totale de ses prix fut de 340 875 francs. Lorsqu'il commença à faire la monte, il eut trente juments par saison. Ses produits coururent en 1858, 59 et 60, Parmi les meilleurs, nous pouvons citer Summerside, Penalty, Mazzini et Ticket of Leave.
West-Australian, acheté en vente publique 80000 fr. par M. le duc de Morny, fut importé en France et fit la monte pour son propriétaire, au haras de Viroflay. Il eut plusieurs produits qui marquèrent sur le turf français. Les principaux sont: Ruy- Blas, Gzar, Quacker, Clermont.
Vendu 30 000 fr. à l'Administration des Haras, après la mort de M. de Morny, il fit la monte au Pin, jusqu'à la fin de la saison de 1869, et produisit encore quelques poulains d'une qualité au moins égale à ceux qui étaient issus de lui précédemment, entre autres Verdure, vendue récemment 100 000 fr. par M. Delamarre à M. Lefèvre; Palm, appartenant à M. André, et Seul, à M. Aumont.
WOMERSLEY est né en 1849 chez M. S. Hav^ke dans le
Yorkshire. Il est par Birdcatcher et Anizelli;, fille de Touch-
stone et Brocade, issue de Pantaloon et une fille de Thunder-
balt. , , ,
La généalogie de Womersley est certes des plus fashiona-
WOMERSLEY. 673
:bxi» blés, puisqu'elle réunit les deux lignes de Birdcatcher et
sr a^ Touchstone, et quelles que soient d'ailleurs nos appréciations, il
est impossible de nier que presque tous les grands gagnants sri^ tiennent de près ou de loin à ces deux étalons. Womersley est
racii un cheval bai de taille moyenne, fortement constitué, ayant un
'^ dos et un rein irréprochables , qualités des plus essentielles
dans un étalon. Il a cependant de courtes lignes et, bien que ? :^ Ton prétende qu'il ne s*est pas distingué en courses, unique-
v.ci mont parce qu'on n*a pu Tentralner, sa conformation porterait
xar» à croire qu'il n'a jamais eu des prétentions à être classé comme
:tr^ cheval de course. Aussi sa carrière de courses a été très-
courte, car il n'a fait qu'une seule apparition, dans le Derby 7trt de 1852, gagné par Daniel O'Rourke. Dès Yège de quatre ans,
^' il passait en France ; TAdministration des Haras en a fait Tac-
'' quisilion, au prix modeste de 350 guinées. S'il n'avait été des-
^ tiné à produire avec des juments indigènes, il valait cette
' somme et bien au delà. Mais, en 1857, les produits de la
seule saison de monte, que Womersley fit en Angleterre, se sont si bien montrés, que les éleveurs français se sont empressés de lui envoyer leurs juments, et Womersley a pris rang parmi les étalons de tôte, en France. De 1854 à 1857, il a fait la monte à Pompadour, mais fort peu d'éleveurs, à l'exception de M. du Garreau, lui ont envoyé des encouragements ; en 1858, il fît la monte à Paris, et a obtenu un grand nombre d'inscriptions ; puis, ses produits ayant moins bien couru (en Angleterre) qu'on ne l'avait d'abord espéré, il a été de rechef relégué en province, et depuis 1858, il a été en station au dépôt d'Angers.
YEAItLlI^G.
YOUNChGLAUIATOB.
TÉÀRLING. Ûa donne le nom deyearïmg aux poulains dequ Ee  dii-huit mois- C'est à cette époqïie qu'ils quittetit le rej de la prairio pour entrer en travail. La translation du hara l'écurie d*entratnement constitue toujours une opération as: difflcultueuse. Les jeunes animaox^ surtout quand ils n'ont ï reçti un commencement de dressage qui les familiarise un p avec ce premier acte de servitude, se livrent à des défenj désespérées abandonnant à regret le paisible asile da le jeunesse, comme avec un pressentiment de l'avenir tourmet qui les attend» Il se produit parfois à ce moment des accidti qgi réagissent souvent sur toute la carrière d'un poula L^arrivée de yearlings dans les centres d'entraînement Chantilly, est un événement. Chacun eiamine cudeuscmc ceux des autres écuries^ cherchant^ par une comparaison me taie» à établir une différence entre les nouveaux venus et ce qu'il possède lui-même. On peut dès ce moment se faire uneid approximative de leur av^entr* La dressage des yearliu commença dès leur arrivée à rentraluement (Vo/> EnthaIm