‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 38 sur 339 · BEAUVAU · texte numérisé non relu

BEAUVAU

BEAUVAU (Prince Marc de). M. le prince Marc de Beauvau est un de nos plus anciens propriétaires de chevaux de course •Il monta modestement son écurie avec deux cheraux achetés à lord Seymour, et confiés à la direction d*Henry Jennings. Cet humble début était le point de départ de la réputation d'un entraîneur qui devait promptement se placer aux premiers rangs de cette spécialité, une des plus difficiles qui existent. L'écurie ne tarda pas à prendre une prépondérance notable et se trouva bientôt renforcée d'un haras d'où sortent encore aujourd'hui chaque année de remarquables produits. M. le prince Marc de Beauvau gagna le prix du Jockey-Club en 18^4 avec Lanterne. Il eut en outre plusieurs autres chevaux remarquables, principalement des juments et entre autres, Nativa, Dorade et Jenny. En 1853 il vendit son écurie, ou pour mieux dire, la mit en actions, en y conservant un intérêt. Les chevaux continuaient au reste à courir sous son nom et avec ses couleurs. La Société se composait de MM. le prince Marc de Beauvau , M. le prince Etienne de Beauvau (mort aujourd'hui), M. le comte Wladimir de Romar (également mort), M. le comte Manuel de Noailles, M. le vicomte Onésime Aguado.

L'écurie ne démentit pas les promesses de ses débuts. Malgré sa nouvelle organisation, elle était restée sous la direction d'Henry Jennings. La Société gagna le prix du Jockey-Club en 1856 avec Lion, qui se cassa la jambe l'année suivante sur le même terrain, après avoir eu la gloire de faire galoper Monarque.

L'association ayant été rompue, l'écurie fut vendue à M. le baron Nivière qui en devint l'unique propriétaire ; elle atteignit pendant cette période son plus haut point de prospérité, où elle s'est maintenue depuis, et qu'elle a môme surpassée en 1869. En 1860, M. le baron Nivière et M. le comte de Lagrange s'associèrent et fondèrent le plus formidable établissement d'entraînement qui ait encore existé en France. Henry Jennings était resté à la tête de l'écurie. Enfin, en 1865, l'association de MM. le comte de Lagrange et le baron Nivière fut dissoute, et l'écurie de La Morlaye devint la propriété commune de MM, le baron Nivière et Ch. Laffîte (Major Fridolin), qui en est aujourd'hui seul maître. Elle passa sous la direction de Gh. Pratt, qui jusqu'ici y

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