BEAUFORT
tous les grands noms anglais est d'origine française; aussi s'estil toujours montré pour la France et pour les Français d'une bienveillance et d'une courtoisie qui lui sont habituelles en toute occasion, mais qu'il accentuait davantage encore vis-àvis de notre pays ou de nos compatriotes.
L'écurie de M. leduc de Beaufort est aujourd'hui très réduite, la chasse étant sa passion dominante. Il possède un des équipages lès mieux montés du Royaume-Uni, comme chevaux et comme chiens.
La meute de M. le duc de Beaufort fit un déplacement il y a quelques années, dans l'Ouest de la France. Cet essai ne fut pas très-heureux, quant au résultat, mais il a laissé en France le souvenir du grand seigneur le plus accompli que Ton puisse imaginer, et de l'équipage de chasse le mieux tenu qu'il soit possible de rêver.
Le duc ayant entendu dire qu'un grand loup passait pour mforçable, s'imagina probablement que cette réputation des vieux loups tenait à l'infériorité de nos chiens. Cette chasse étant absolument inconnue en Angleterre, M. le duc de Beaufort, confiant dans la vitesse et la tenue de sa magnifique meute, voulut tenter l'aventure.
Si ce livre était un dictionnaire de vénerie, nous dirions pourquoi les chiens anglais ne purent mener à bien une. pareille entreprise. L'insuccès fut complet. Les chiens de M. le duc de Beaufort n'attaquèrent même pas, bien que les veneurs de la contrée se fussent mis à sa disposition , et lui aient donné une excellente brisée. A peine mis sur la voie, les chiens revinrent dans les jambes des piqueurs, refusant absolument d'entrer sous bois. Cependant, pour ne pas avoir fait faire un déplacement absolument infructueux à un hôte aujssi aimable, les veneurs français lui donnèrent le spectacle d'une chasse au loup. Mais ce furent les chiens français qui attaquèrent et mirent l'animal sur pied. Après une demi-heure de chasse, les chiens de M. le duc de Beaufort, enhardis par l'exemple, se mêlèrent aux Vendéens, et s'en tirèrent suffisamment bien pour prouver qu'après quelques expériences du même genre, ils chasseraient cette voie comme toute autre.
Cet insuccès n'est à vrai dire pas un échec. La chasse du loup
BEAUVAIS. it
est la plus difficile de toutes^ et demande des cbiens confirmés ' daos cette Yoie, Même dans les paya où ces chasses sont le plus habituelles, on ne forme qu'avec beaucoup de peine un bon équipage de loup,
M. le duc de fieaufort a laissé en France le souveuîr d*UD hommeêminemmentdistioguê, grand seigneur de naissance, de manières et de caractère. Son passage dans Le pays est resté lègendaireÉ
BEAU VAIS. La réunion de Bec. u vais a été fondée en 1869 seulement- La situation de Beau vais, son organisation., Le patron nage de plusieurs sportsmen connus, étaient autant de garanties d'une réussite complète. Aussi, ses débuts fnrent-iîs un succès, La guerre de 1870 a interrompu le cours de cet avenir plein de promesses. Beauvais a subi le sort de toutes les réunions frîinçaises. Mais les évènemenis sont plus regrettables encore pour une réunion de fraîche date, à la première année de sa formation, et qui aura peut-être quelque peine k sa reconstituer,
BEAUVAÏS, étalon bai-brun, né en 1S57 chez Mme Latache de Fay, par Ethirou et Wîrtbscbaft, fille de Gygès et mère de Valbruant. Il gagna à Paris le prix de TEmpereur en 1860 et la mÈme année celui du Jockey-Club à Chantilly, mais cette dernière course donna lieu à une lutte vive et acharnée qui ne permit pas d'établir une didéreuce bien sensible entre le vainqueur et les vaincus. La suite a surabondamment prouvé que cette manière de voir était la seule vraie et môme que le meilleur des quatre n^était pas le gagnant. Beau vais n'en reste pas moins cependant avoir fait preuve d'un mérite qui n^est pas à dédaigner ; il est incontestablement un des meilleurs chevaux de son année et l'on peut h bon droit s'étonner qu'iî ne soit pas devenu la propriété de l'Administration des H aras ^ qui aurait pu en tirer d^eicellents services comme étalon de croisement. Remarquablement fort et régulier, il est fait pour porter des poids lourds facilement; un eicellent tempérament Joint ^ d'Incontestables qualités le rendent propre à être employé presque partout avec de grandes chances de succès.