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BIENNAL

Hoom où les parieurs se réunissaient à un jour et à une heure donnés pour débattre leurs intérêts, établir la cote des chevaux engagés dans une réunion prochaine, ou même à long terme. Cette cote s'établissait nécessairement sur la moyenne de ToiTre et de la demande. Le Belting-Room présente donc une extrême analogie avec la Bourse» et pour en donner une idée on ne peut effectivement rappeler autrement que Bours3 des courses. 11 a pris en France le nom de Salon des courses. (Voy. pari.)

Dès qu'un pari est consenti, les parties contractantes doivent récrire sur leur book ou carnet. Cette formalité une fois a*:complie, ils peuvent avec sécurité continuer leur opération, soit en se couvrant, c'est-à-dire en faisant le pari contraire, s'ils ont quelque inquiétude, soit en doublant le môme pari, s'ils ont confiance dans leur opinion. £n tout état de cause,* ils sont toujours à même de se rendre compte de leur situation. La veille des courses imporlantes, on fait le pointage des paris. Cette opération consiste dans une vérification que les parties contractantes font réciproquement sur le livre de chacune d'elles, pour s'assurer si le pari a été bien exactement inscrit sur le livre de la partie adverse, tel qu'il a été compris, enfin si les deux parieurs sont parfaitement d'accord, sur la teneur de leur engagement réciproque. Cette vérification a pour but d'empêcher tout malentendu, et par conséquent, toute discussion après l'événement.

£n dépit de toutes ces précautions les contestations et les réclamations sont assez fréquentes au salon des courses. Quand elles se présentent, elles sont soumises à un comité qui statue après examen des livres des deux parties. Une présomption favorable existe toujours en faveur de celui dont le livre est le plus régulièrement tenu. Le book d'un parieur présente une extrême analogie avec le carnet d'un agent de change.

BIENNAL (Prh). Le prix biennal est une course dans laquelle les chevaux sont engagés pour deux années de suite ; c'est-àdire que leur engagement se trouve double , bien que les deux courses soient de fait parfaitement distinctes etisolées. Un cheval peut donc s'abstenir de se présenter la première ann.ie et courir la seconde, et réciproquement. Il a par conséquent le

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droit de profiter de F un de ces engagements et de renoncer à l'autre en payant forfait. Une certaine somme fixe est attribuée à chacun des prix, et re::te en tout cas définitivement acquise à chacun des vainqueur«, quand bien môme, ce qui arrive presque toujours, le même cheval ne gagnerait pas les deux courses. Cette combinaison ne présente donc aucune assimilation avec la partie li 'e.

La pens'e qui a présidé à la création des prix biennaux, était d'amener deux années de suite les mômes chevaux sur le terrain afin de voir s'il s'était produit quelques modifications dans leur qualité respective, ou si la différence de la distance de chacune des deux courses suffisait pour intervertir le ré-^ sultat. Les prix biennaux sont réservés aux chevaux ayant trois ans au moment de leur engagement. Dans le cas où la combinaison réussirait, ils se trouveraient donc courir ensemble à trois ans, pour une distance de 2 400 mètres, et à quatre sur un parcours de 3 200.

Ces sortes de courses devraient présenter un véritable intérêt, mais leur but réel s'est, jusqu'ici, réalisé une fois seulement. Cet insuccès tient, croyons-nous, à ce que le mérite relatif des chevaux de trois ans étant toujours à la fin de Tannée parfaitement déterminé, quand ils se rencontrent de nouveau à rage de quatre ans, leurs propriétaires savent à quoi s'en tenir sur la différence existant entre eux. Les moins bons cèdent la place aux meilleurs pour aller chercher fortune ailleurs. Les prix biennaux auraient probablement plus de chance de succès si les chevaux étaient engagés à deux et à trois ans, parce qu'il se produit généralement plus de modifications dans leur valeur respective de deux à trois ans que de trois à quatre.

Dans le langage usuel, on désigne les prix biennaux par le seul mot de biennal. On dit le dixième ou douzième biennal de telle ou te le année.

BIGARREAU. Cheval lai, par Light.et Bataglia, né en 1867, à Yillebon, à M. le major Fridolin. Il courut à trois ans à Tarbes, dans le prix de l'Empereur qu'il gagna, battant Chevreuse et Glaïeul , — dans le prix de Garche à Paris, non placé, — à Paris, dans le prix de Longchamps qu'il gagna, battant Miss

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