‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 47 sur 339 · BOX. — BOY · texte numérisé non relu

BOX. — BOY

sence, ses agaceries provoquent des révélations nécessaires — si l'on ne veut fatiguer inutilement un étalon précieux.

Dans les stations d'une certaine importance le Boute-en-train est presque indispensable. Il n'est pas indifférent qu'on prenne tdl ou tel animal entier pour remplir ce rôle. Le sujet <k)it être pourvu de certaines qualités spéciales. On le prendra très-ardent et pourtant docile, impressionnable et non vicieux, bruyant» remuant, hardi.

BOX signifie littéralement boite. On remploie, en terme de sport, pour désigner une écurie isolée, où un cheval est mis seul et en liberté, au lieu d*être attaché dans une stalle à côté d^un autre. Les chevaux de courses sont tous en Box. Cette méthode présente de nombreux avantages pour tous les chevaux en général, et pour ceux destinés à la course en particulier. L'animal mis en Box se repose mieux, parce qu'étant ainsi isolé il est à l'abri des surprises ou des inquiétudes résultant nécessairement d'une écurie nombreuse, où il peut être tourmenté par un camarade guincheur, ou les allées et venues des hommes d'écurie. Cette précaution est indispensable pour les chevaux de course qui, prenant un travail sévère et régulier, ont besoin d'un repos absolu après leur exercice. Ils peuvent, dans un Box, se coucher à volonté, ce qui leur est difficile attachés dans une stalle. Dé plus la liberté relative, où ils se trouvent, remédie aux conséquences résultant de l'immobilité forcée à laquelle ils sont contraints dans une écurie ordinaire. On évite ainsi les engorgements de jambes et autres inconvénients de même nature.

BOY. Le mot 6oy, littéralement garçon, s'applique, comme terme générique, à des enfants dont l'âge varie de dix à quinze ou seize ans, et qui sont employés dans les écuries de courses pour soigner et monter à Texercice les chevaux en entraînement. Ce sont généralement des fils ou parents de jockeys ou d'entraineurs, faisant leur apprentissage, et aspirant à suivre la carrière de leurs pères. Tous les jockeys, même les plus célèbres, ont commencé par être simples boys. Quand l'un de ces jeunes garçons démontre un goût et une aptitude particulière, Tentrainèur se risque à le faire monter, généralement dans un

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handicap^ ou on a toujours besoin de poids légers. L'avenir du Boy se trouve alors entre ses mains. Si son aptitude se confirme, et que l*on reconnaisse en lui les qualités indispensables à un jockey^ on îe pousse, et sa fortune est faîte ; les poids légers montant bien sont excessivement recherchés. A de rares eiceptionsprès, tous les boys sont Anglais. On a bien essayé par par tous les encouragements possibles de donner ce g-oût à des jeunes Français, mais généralement^ après un apprentissage plus ou moins infructueux, ils y reaoncent; cette aptitude n'est pas dans leur nature, il y a cependant quelques exceptions, mais elles sont rares «

La traduction du mot boy en argot d'écurie serait gamin; employé dans le sens dont nous nous occupons ici^ il présente absolument cette Bignî6catîon. Notre interprétation est si vraie que quand par hasard un enfant français per£?iste dans cette carrière, les entraîneurs le désignent sous le nom du gamin françms.

Le mot gamin perd alors 14dée sinon injurieuse au moins dérisoire qu'il comporte toujours dans le langage ordinairOi

Il y a bien des années, un de ces enfants français, employé dans l'écurie de M. le prince Marc de Beauvau, sous la direction d'Henry Jennings, eut une chance irespérée; il gagna une course à Rouen montant une jument nommé Error. Le fait d'une course gagnée par un jockey français^ concurremment avec des Anglais^ parut à cette époque si anormal, que Venfant acquit pendant plusieurs mois une sorte de célébrité. On ne le désignait plus à Chantilly, ou sur un terrain de course, que par la périphrasa de ; le gamin qui montait Brror à Rouen. Lui-même acceptait cette pompeuse dénomination, et quant on lui de* mandait son nom, il répondait avec une sorte d'orgueil: Je suis le gamin qui montait Brror à Bouen.

BRàS (Des). On se sert de cette expression pour exprimer le plus ou moins de force que Ton suppo^^e à nn jockey pour tenir et mener son cheval. On dit : il a ou n*a pas de bons bras. C'est une locution fausse, même relativement à Hdée qu*elJe exprime. La force des bras d'un jockey est insignifiante pour bien ou mal mener son cheval. La manière dont il s'en sert est

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beaucoup plus importante. Si la difûcultô se réduisait à une question de force, un fort de la halle ou un portefaix , s^ils avaient le poids, seraient supérieurs à tous les jockeys. La meilleure preuve, c'est que Ton voit des enfants, dont la force est très-limitée, mener parfois certains chevaux difficultueux, beaucoup mieux que des hommes dont la force leur est très-supérieare. L'expression : une bonne ou une mauvaise main, est beaucoup plus juste.

BRASSICOURT. On appelle brassicourt un cheval dont le canon antérieur, c'est-à-dire la partie de la jambe de devant comprise entre le genou et le boulet, au lieu d'être perpendiculaire, affecte une forme plus ou moins courbe en avant du genou et du pied, qui se trouve ainsi placé en arrière du genou dans une proportion égale à la cambrure du canon. On dit d'un cheval dont les membres affectent cette disposition, qu'il est brassicourt ou arqué.

Cette irrégularité provient généralement d'usure, de travail forcé ; mais elle existe également à Tétat de nature, et beaucoup de chevaux naissent brassicourts. Un préjugé presque universellement admis les supposent moins sûrs et plus sujets à tomber ; c'est une erreur, les chevaux arqués, surtout ceux qui le sont naturellement, ne font pas plus de fautes que d'autres. Les Anglais pensent même qu'un cheval légèrement brassicourt est plus agile et plus adroit.

Quand la jambe affecte une disposition contraire, et se trouve cintrée en dedans, par conséquent le pied en avant du genou, on dit : Cest un genou de veau. Ce défaut est beaucoup plus important que le premier, les chevaux qui en sont affectés manquent, en général, de sûreté et d'agrément.

BRIDE. Le mot bride constitue, dans le langage usuel, l'en> semble du mécanisme placé à la tête et dans la bouche d'un cheval pour le conduire et le dominer. Dans la pratique spéciale du cheval il y a quelques distinctions à établir parce qu'il y a plusieurs sortes de brides, très-différentes entre elles, et d'un effet diamétralement opposé.

La bride la plus commune, celle dont on se sert d'ordinaire dans l'usage habituel, c'est-à-dire à la chasse ou à la promenade, con-

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