BRIDE
siste en une doiible laoière de cuir faisant 1^ tour de la tète du cheval^ passant par-dessus ses oreilles et descendant jusqu'à la bouche, oh elle vient s'adapter au mors à l'aide d*une boucle, d'une couture ou même d'un mousqueton, suivant la mode et le goût. En Angleterre les brides sont généralement cousues, en France le plus souvent elles tiennent au mors par une boucle. L'usage du mousqueton remplaçant ces deux premiers moyens de communication entre la bride et le mors a été inventé depuis quelques années, et n'est pas d'un usage«très-répandu.
La bride elle-même se compose de plusieurs pièces : 1<> les montants, c'est-à-dire deux morceaux de cuir partant du mors et venant se rattacher au-dessous de l'oreille du cheval à la têtière. 2<> La têtière également en cuir et se composant ellemême de trois pièces, la têtière proprement dite qui passe pardessus les oreilles du cheval, et se boucle de chaque côté aux deux montants qu'elle réunit. Le frontail qui passe sur le front du cheval au-dessous des oreilles, s'adaptant de chaque côté à la têtière pour l'empêcher de couler en arrière de la tête. La sousgorge, petite lanière généralement très-mince, qui passe sous la ganache du cheval en sens inverse du frontail, pour s'opposer au mouvement contraire, c'est-à-dire celui où le cheval, en baissant la tête, ferait passer la têtière par-dessus ses oreilles. 3<* Enfin deux ou quatre lanières partant du mors pour venir dans les mains du cavalier ou du cocher et à l'aide desquelles il dirige le cheval. Ces lanières se nomment rênes, s'il s'agit d'un cheval de selle, guides pour un cheval de harnais.
Le mors ne fait, à proprement parler, pas partie de la bride; ils sont le complément l'un de l'autre, mais ne peuvent être confondus puisque leur action est distincte, et qu'ils peuvent aisément se passer l'un de l'autre, le mors pour une autre bride et réciproquement.
D'ordinaire et dans l'usage habituel, le cheval a deux mors dans la bouche, le mors de bride et le mors de filet. Le premier est fixe et tout d'une pièce, formé *dans la partie placée dans la bouche de cheval par une barre d'acier courbée en demicercle au milieu. Les deux parties droites et posant sur les deux côtés de la bouche, nommées barres, s'appellent canons. Le demi-cercle prend le nom de liberté de langue, parce que son
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