BROKEN-DOWN
neiise une lésion tellement grave, que non-senSsment le cheval boite, mais qu'il semble avoir la jambe cassée, et qat 1 on a, parfois, grande peine à le ramener à Técurie; il est, défait, estropié.
Il y a deux sortes de broken-dotvn ; la plus fréquente se produit dans la partie de la jambe que l'on nomme le gros tendon, c'est-à-dire celui qui part du genou, et se continue jusqu'à l'extrémité du boulet. Quand la lésion se trouve au milimi du tendon, par conséquent éloignée des deux articulations, elle est gvérissable pour tout autre service que celui delaconne.Lecheval peut souvent courir des steeple-chases, être employé sans inconvénient à la chasse, à la selle ou à l'attelage. Mais il faut renoncer à l'entraîner, ou, tout au moins, à le remettre ce que l'on appelle à point, c'est-à-dire dans le maximum de sa condition. 11 peut encore quelquefois courir, mais contre des conenrrents d'un ordre inférieur, avec lesquels il n'a pas besoin d'être mis dans la plénitude de ses moyens.
La seconde manière dont l'accident se produit, pour être moins apparente, n'en est pas moins dangereuse. Dans ce cas, la lésion a lieu dans le ligament suspenseur du boulet. Rarement la guérison peut s'opérer suffisamment pour mettre le cheval à même de faire un service un peu sévère, surtout un de ceux comme celui de la chasse, où une certaine vitesse est indispensable.
Au reste, tout cheval de course est à peu près fatalement destiné à devenir broken-down au bout d'un temps donné, si sa carrière se prolonge au delà d'un certain terme. 11 arrive un moment où la somme du travail que comporte l'entraînement dépasse celle des forces de l'animal, et, si sa constitution est assez bonne pour le supporter, les jambes ne peuvent conserver la même solidité. Parmi toutes les célébrités de l'hippodrome, bien peu ont pu échapper à celte loi générale. Meilleurs ils sont, plus l'accident est à craindre, précisément parce qu'il résulte d'efforts dont les bons chevaux sont seuls capables. Les entraîneurs disent fréquemment, en parlant d'un mauvais cheval : il n'est pas assez bon pour tomber broken-down. Tout cheval broken-down est boiteux, mais tout cheval boiteux n'est pas nécessairement broken-down.
8i BROUSSER. — BULL-FINCH.
BROUSSER. On se sert du mot brousser pour désigner un cheval qui, au lieu de sauter un obstacle en s' enlevant de manière à ne pas le toucher, le heurte du poitrail et le traverse. Les vieux chevaux de steeple-chase arrivent presque tous à employer plus ou moins cette manière de passer, une longue expérience leur ayant appris qu'ils pouvaient le faire impunément pour un grand nombre d'obstacles, et éviter ainsi des efforts inutiles. Le brousseur n'est donc pas un cheval qui saute mal par inexpérience ou impuissance, il se rend parfaitement compte de ce qu'il fait, et ne tombe pas plus souvent qu'un autre, à moins qu'il ne rencontre un piège, c'est-à-dire un obstacle qu'il pense pouvoir traverser, et qui soit assez solide pour lui résister, auquel cas il fait une effroyable chute. Cette manière particulière lui réussit tant qu'il la pratique avec une certaine prudence, mais généralement il finit par prendre une telle confiance qu'il cherche à brousser indifféremment à travers tous les obstacles, et devient excessivement dangereux pour son jockey.
Le fameux The Colonel était, sur la fin de sa carrière, un modèle dans ce genre, il broussait quelquefois môme avec succès, à travers des murs et des barrières fixes qu'il renversait.
BRUXELLES. Bien que les courses belges ne soient pas soumises à l'organisation française, elles se lient intimement à celles de notre pays, en ce sens que les chevaux français entrent pour une large part dans les éléments qui les alimentent. Il y a cependant plusieurs prix réservés aux chevaux du pays; mais comme l'élevage belge n'a pu encore acquérir une importance suffisante, on est convenu de leur assimiler les chevaux étrangers, qui, après avoir été achetés par des propriétaires belges, et accompli une résidence d'un certain temps déterminé dans le pays, sont assimilés aux chevaux belges. ^
L'organisation de l'hippodrome de Bruxelles est parfaite, sauf le terrain dont la qualité est si mauvaise, que malgré des soins constants et des dépenses considérables, il a été impossible, surtout par des temps pluvieux, de le rendre praticable. Aussi les accidents y sont-ils fréquents.
BULL-FINCH (Le) est un obstable composé d'un talus ou