BROKEN-DOWN
branches. Comme au mors de bride, on lui adapte une gourmette ; son effet est donc à la fois celui du mors de bride mitigé et du bridon augmenté. On se sert également assez fréquemment du palaam pour les chevaux employés aux service» ordinaires.
Kous avons mentionné ces diverses embouchures, parce qu'elles existent, en détaillant l'effet attribué à chacune d'elle». Il ne faudrait cependant pas y attacher trop d'importance. Le meilleur mors pour le cheval est la main du cavalier.
BROKEN-DOWN veut dire littéralement brisé, en bas. 0» désigne ainsi une boiterie spéciale et particulière aux chevaux de course. Cette règle n'est pas sans exception ; elle se produit parfois chez d'autres chevaux, mais rarement, et résulte toujours d'un effort violent fait par l'animal pour aller plus vite qu'il ne peut. Le broken-down est la terreur des propriétaires et des entraîneurs. Quand ce funeste accident frappe un cheval ,, il peut rarement être entraîné. S'il s'agit d'un sujet d'une certaine classe, on essaye,- après l'avoir laissé reposer, de le remettre en travail. Suivant la gravité de l'accident, il résiste plus ou moins longtemps, mais, arrivé à un certain point de sa préparation, le même effet se reproduit presque infailliblement. On dit, en ce cas, la jambe est partie.
La cause du broken-down réside dans l'extension du galop que l'entraînement nécessite. Le cheval, continuellement étendu, projette sa masse sur l'avant-main à chaque foulée, les jambes de devant reçoivent une secousse qu'elles ne peuvent pas toujours supporter. Il se produit alors une inflammation progressive dans la gaîne tendineuse, comme on dit en . argot d'écurie, la jambe chauffe. Si l'entraîneur avait à ce moment la prudence d'arrêter le travail et de mettre le cheval au repos pendant un laps de temps suffisant, il serait possibled'éviter les suites de ce pronostic de triste augure. Mais lesexigences de l'entraînement sont peu compatibles avec des précautions de cette nature. L'époque des courses approche, il faut être prêt, on ne peut interrompre le travail , ou continue^ on espère arriver. La jambe chauffe de plus en plus, et, après un galop un peu sévère, il se produit dans la gaine tendî-