‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 69 sur 339 · CHEVAL · texte numérisé non relu

CHEVAL

chevaux de provenance différente. Ils n*ont donc plus ici qu'une môme signification, tandis que, scientifiquement, ils expriment une idée très-différente.

'Les cinq espèces de genre cheval ont été probablement assimilées par la zoologie, parce qu'ils peuvent se reproduire entre eux, et, par conséquent, constituent un seul et môme genre. Le croisement du cheval et de Pane, c'est-à-dire le mulet, est trèscommun. Quant à la même alliance entre le cheval et le zèbre, ledaw et le couagga, elle est beaucoup plus rare, parce qu'on a moins eu l'occasion de la pratiquer, ou que l'on n'en a pas reconnu Tutilité ; mais ce rapprochement a été tenté entre ces différentes espèces, suffisamment pour prouver qu'il existe, et par conséquent, pourrait se renouveler à l'infini.

Le squelette du cheval présente comme caractère général : jambes fines et longues, conformées pour la vitesse ; poitrine profonde, indice de la môme aptitude ; encolure longue ; tête expressive , sans aucune apparence de corne, bien que l'on en trouve parfois le rudiment sur un nombre de chevaux assez considérable, pour que l'exception mérite d'être constatée ; l'orbite de l'œil remarquablement bien fait et se rapprochant de celui de Thomme, en ce sens qu'il forme un cercle non interrompu, dépourvu de l'espèce de vide en arrière , qui se retrouve chez presque tous les animaux. Il est rangé dans la classe des monodactyles, c'est-à-dire n'ayant qu'un doigt. Le cheval a quarante dents, vingt à chaque mâchoire ; elles se subdivisent en six incisives, deux crochets ou canines , douze molaires.

Des opinions contraires existent sur la partie du globe qui doitôtre considérée comme la patrie primitive du cheval. Les uns prétendent que son berceau est PArabie, et qu'il en est parti pour se répandre sur la surface de la terre, soit par des migrations spontanées, soit à la suite d'importations provenant du fait de l'homme.

D'autres, au contraire, pensent plus logique d'admettre que cLaqiie contrée s'est trouvée posséder dès l'origine le cheval qui lui est propre, et que les différences qui les caractérisent proviennent de l'influence isolée du climat de chaque pays.

Les probabilités sont cependant en faveur de la première de CCS deux opinions , car partout on voit le cheval arriver à la

CHRONOMETRE. — CIRCONSCRIPTION.

saite de l'homme. Il était inconnu en Amérique avant Vinvasion des Espagnols; il s'y est cependant, depuis merveilleusement multiplié.

Quoi qu'il en soit, la domestication du cheval remonte à la plus haute antiquité. Il en est question aux premières périodes de l'histoire écrite de l'humanité. Il existait avant le déluge ; on a retrouvé d'assez nombreux chevaux fossiles , dont les squelettes ne diffèrent pas sensiblement des espèces que nous connaissons aujourd'hui. La construction, le caractère, la docilité du cheval, son aptitude à parcourir rapidement de longues distances , à ^ porter ou traîner des fardeaux, ont dû, dèsTorigine du monde^ I donner à l'homme l'idée de l'adapter à ses besoins.

Il est donc assez difficile de remonter à Torigine du cheval, comme , au reste, à celle de presque toutes les choses de ce monde, en y comprenant l'homme. Gonséquemment, on ne peut beaucoup plus aisément déterminer les causes de supériorité des chevaux d'un pays sur ceux d'un autre. L'expérieace a démontré cependant qu'indépendamment des qualités inhérentes aux individus, certains caractères généraux sont communs aux animaux du môme pays. C'est ce qu'on est convenu d'appeler races ( Voy . rage ).

CHRONOMÈTRE (Le). Le chronomètre est une montre de pré cision, employée pour constater en combien de temps la distance d'une course a été parcourue. On se servait autrefois du chronomètre pour toutes les courses, cette mesure ayant été reconnue inutile, trompeuse, inexacte et insignifiante, on y a renoncé. Le chronomètre n'est plus employé aujourd'hui que dans les courses du trot (Voy. courir contre le temps).

CIRCONSCRIPTION. Une ancienne ordonnance ministérielle divisait autrefois la France en trois circonscriptions chevalines : 1° celle du Nord, S» celle de l'Ouest, et 3° celle du Midi. Cette mesure avait, à cette époque, une raison d'être justifiée par l'inégalité constatée entre les chevaux entraînés dans le Nord , c'est-à-dire à Chantilly, et ceux appartenant aux départements faisant pstrtie des deux autres circonscriptions. Pour mettre ces derniers à môme de rémunérer leurs propriétaires des frais

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