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DES COMMISSAIRES DES COURSES

Art. 73. Les Commissaires des courses doivent publier le programme, recevoir les engagements, décider de la qualification des chevaux, veiller au recouvrement des entrées, fixer vingt-quatre heures au moins à l'avance l'heure et Tordre des courses, prendre les dispositions convenables pour le terrain, le pesage, la désignation des juges du départ et de l'arrivée.

126 CODE DEg COURSES.

et adresser dans le délai le plus bref possible le compte rendu des courses, au gérant du Bulletin officiel.

En cas de nécessité absolue, et lorsque des circonstances de force majeure rendent impossible de courir, les Commissaires ont le pouvoir de remettre les courses de jour en jour, mais pendant quatre jours consécutifs seulement. S'il est certain que l'impossibilité de courir doit durer plus de quatre jours, après la date fixée, ils ont le droit de déclarer que les courses n'auront pas lieu.

Tous les engagements faits pour des courses dont la date serait reculée de plus de quatre jours sont nuls de plein droit.

Art. 7^. Les Commissaires sont au nombre de trois; dans le cas où deux d'entre eux sont seuls présents, ils choisissent d*un commun accord un remplaçant pour leur collègue absent. Ils ont d'ailleurs le droit de s'adjoindre une ou plusieurs personne compétentes et de leur déléguer une partie de leurs attributions.

Ni les Commissaires, ni les personnes auxquelles ils délèguent leurs fonctions, ne peuvent les exercer pour une course dans laquelle ils seraient directement ou indirectement intéressés.

Art. 75. Toutes les réclamations ou contestations auxquelles les courses peuvent donner lieu sont jugées par les Commissaires. Leurs décisions sont sans appel.

Lorsque l'importance ou la difficulté d'une question leur paraît l'exiger, les Commissaires ont la faculté d'en déférer le jugement au Comité de la Société d'Encouragement pour Tamélioration des races de chevaux en France.

Art. 76. Lorsqu'en vertu d'un des articles qui précèdent, un propriétaire, un jockey ou un cheval se trouve frappé d'exclusion par décision des Commissaires , cette exclusion ne s'applique qu'aux courses de la localité où elle a été prononcée.

Mais si les Commissaires le jugent nécessaire, ils ont la faculté de déférer l'examen des faits qui ont motivé leur décision au Comité de la Société d'Encouragement, et l'exclusion absolue ou temporaire prononcée par le Comité et insérée au Bulletin officiel^ s'applique à toutes les courses où le présent Règlement est en vigueur. Voy. aussi règlement de la société d'encouragement.

CfEUR. — COMITLI.

CŒUR. Le mot cœur s'applique principalement aux chevaux de courses pour désigner le plus ou moi us d'énergie qu'Jla^ démontrent dans la lutte finale qui termine fréquemment une course. A ce moment les adversaires ont besoin d'un extrême courage, puisqu'ils sont déjà fatiguas par une distance plus ou moins longue parcourue dans untr&â-bon train, et il leurfaui encore se tendre dans un dernier effort pour répondre aur exigences de leurs jockeys, excitations qui £e traduisent par des coups d^ éperon et de cravache. Quand un cheval fléchit dans cette dernière épreuve on ditqull n'a pas de cœur. Si, non content de fléchir, il refuse ahsolument la lutte, c'est-à-dire, qu'an moment oil son jockey commence à le monitr comme on dïl en langage technique^ au lieu d'avanceri il recule, c'est un mauvais cœuT. Quand au contraire le cheval fait des efforts répétés pour dépasser son concurrent ou ne pas se laisser dépasser lui même, il a très- bon cœur. Quand cette qualité se trouva accentuée d'une nianière exceptionnelle, ou dit: ce^i un grand CŒur, Les jockeys^ traduisant en français une locution anglaise, disent : c^eH un cheval q^i a U cœur gros^ quand il lutte énergiquement. Dans le cas contraire, il a un petit cœur; et pour exprimer un lutteur hors ligne : il a le ccear gros comme une maison. L ^expression de grand cœur est plus courte et plus expressive*

CŒUR CASSE. Il arrive quelquefois qu'un cheva], auquel on a eu firéquemment besoin de demander des luttes sévères, fit vis-à-vis duquel on a nécessairement déployé une certaine rigueur^ se décourage, quand il sent le moment de la lutte: arriver^ il cherche à s'y soustraire, en se dérobant et mÈme en s'arrêfant. Quelques-uns prennent la course dans une telle aversion, qu'ils refusent d'entrer sur le terrain, ou s'arrêtent devant le premier obstacle s*il 3^ agit d'un steeple-ciiase^ on dit alors : il a le cœur cassé,

COUITË. Le Comité d'une société de courses, se compose d'un certain nombre de membres de cette même société, nommés par la société tout entière, et chargés de la représenter, pour toutes les mesures à prendre relativement à l'organisation pratique dMne réunion de courses; le Comité statue sur toutes les

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difficultés et réclamations qui peuvent naître de la course ellemême. Pour les courses de la Société d'encouragement le Comité se compose de quinze membres fondateurs et de quinze membres adjoints; il ne peut délibérer, qu'autant que cinq membres au moins sont présents.

Le Comité représente la Société, il vote le budget de cbaque exercice, et règle l'emploi de Texcédant des fonds, s'il y a lieu. Aucune dépense ne peut être faite sans son autorisation. Il vote les programmes des courses de la Société, et les conditions de tous les prix donnés par elle. Le Comité fait le Code des courses et prend les décisions qui peuvent devenir nécessaires, pour rinterpréter, le compléter ou le modifier. Il décide en outre les questions dont le jugement lui est déféré par les Conunissaires des courses de toutes les localités où le Code des courses est en vigueur. Dans ce cas, son intervention est officieuse, il remplit le rôle d'arbitre. Chaque réunion de province a un comité particulier.

Le Comité d'une réunion de courses est donc,, comme on voit, investi d'un pouvoir discrétionnaire pour résoudre toutes les questions qui peuvent se présenter sur Thippodrome dont il a la direction.

COMITÉ DES COURSES. Par suite des nominations faites dansées séances des 24 et 31 janvier, le Comité des courses se trouve composé ainsi qu'il suit, pour l'année 1872.

Membres fondateurs.

MM

Le comte de Cambis.

Fasquel (de Courteuil}.

Charles Laffite.

Ernest Le Roy.

Auguste Lupin.

Le vicomte Paul Daru.

Le comte d'Hedouville. Le baron de la Rochette.

MM

Le baron le Coutleux.

Le duc d'Albuféra.

Le prince de la Moskowa.

Le comte Henri Greflfulhe.

Le comte A. de Noailles.

Le comte F. de Lagrange.

Le baron de Pi . rres.

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