‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 20 sur 180 · LOU · texte numérisé non relu

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Pourquoi? Si j'acceptais , je serais obligé de louer le cardinal de Richelieu , c?

qui est contre mes principes ; ou si je ne le louais pas, devant tout à son petit-neveu , dans celte circonstance, je serais coupable d'ingratitude. » Coudillac se chargea de la négociation , et les choses en demeurèrent là.

( Éloge de Mably.)

lionang^es délicates.

Aunibal s'entretenant avec Scipion sur les plus grands capitaines, nomma Alexandre, puis Pyrrhus, et se mit le troisième sur les rangs « Où vous mcttriez-vous si vous m'aviez vaincu? lui demanda Scipion en riant. — Le premier de tous , » répondit Annibal.

(L. Echard, Hist. Rom.)

Néron , au commencement de son règne, montra autant de goût pour la vertu qu'il en eut ensuite pour le vice. Une modestie apparente relevait encore l'éclat de ses qualités. Le Sénat l'ayant ' loué sur la sagesse et l'équité de son gouvernement , il répondit : « Attendez pour me louer que je l'aie mérité. »

Dans, les dernières années de sa vie, Boileau ne parut point à la cour, et lorsque ses amis l'exhortaient à s'y montrer, du moins de tempsen temps : « Qu'irais-je y faire ? leur disait-il , je ne sais plus louer. »

iD'ict. des hommes illustres.)

Le maréchal de Richelieu pressait un jour Mably de se mettre sur les rangs pour l'Académie française. Mably refusa.

« Mais, lui dit le vainqueur de Mahon , si je faisais toutes les démarches, et que vous fussiez agréé , refuseriez-vous ? Le maréchal le pressa tant, il y mit tant de grâce , que vaincu par ce procédé, Mably n'osa persister, et fut comme forcé de promettre. Mais aussitôt qu'il fut sorti, il courut chez son frère de Coudillac, lui raconta comment la chose s'était passée, et le conjura de le dégager, à quelque prix que ce fût : « Mais pourquoi cette grande résistance? lui dit son frère. —

Un jour que le jeune Cambi^e, fils du grand Cyrus, donnait un festin aux seigneurs de sa cour, ses satrapes relevaient au-dessus du roi son père. Crésus, roi de Lvdie , voulant enchérir sur la finesse de leurs flatteries, dit, lorsque son tour vint de parler, qu'ils avaient tort d'élever Cambise au-dessus de Cyrus, et que pour lui il le trouvait fort inférieur à son père. Ce discours étonna l'assemblée, et le roi lui-même en parut ému. Mais cet adroit flatteur ajouta aussitôt : <c Qu'il le trouvait inférieur, en ce que Cambise n'avait pas encore donné comme Cyrus un fils qui le surpassât. » Ce tour surprit agréablement le prince , et fui applaudi.

Boileau présenta un jour à Louis XIV son épîtie sur le passage du Rhin. Apres eu avoir écouté la lecture : « Cela est beau, dit le monarque; et je vous louerais davantage si vous m'aviez moins loue. »

Marie-Antoinette regardait un jour une médaille avant d'un côté la figure de la Vierge Marie, et de l'autre celle de a reine. Elle s'aperçut que cette médaille n'avait pas de légende. Le duc de Nivernais, présent, dit : « Quand on verra la figure de Marie reine du ciel , on dira : Ave Maria; quand on verra celle de

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