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« Monsieur, dit le mari, j'ai là cinq louis, et que vous tuiez ou guérissiez la chère femme, le magot est à vous. »
La malade mourut. Au bout de quelque temps, le médecin se présente pour réclamer les cent francs.
<c Docteur, dit le pauvre affligé, me voilà tout prêt à tenir ma promesse. Permettez-moi seulement deux petites questions, en présence de ces dignes témoins :
Avez-vous tué ma femme? — Tué!
comment, tué ! assurément non. — Tant mieux. L'avez-vons guérit'? — Non, hélas! — Eh bien, si, comme vous en convenez, vous ne l'avez ni tuée ni guérie, vous êtes hors des termes de nos conventions et n'avez légalement rien à me dejnander. »
[M osai (f ne.)
Une paysanne normande, se trouvant devant le juge de paix en compagnie de son mari, tire ce dernier par le pan de sa veste et lui dit tout bas : « Appelle-le coquin avant y«( /'i appelle! »
{Figaro.)
Un Normanil racontait à un autre )in fait absurde et réellement incroyable. « A d'autres! lui dit le premier; tu veux riie. — Non parbleu! foi de chrétien. — Le parierais-tu? — Oh non! mais j'en ju- 7erais. »
IVoiivelIîste menteur.
M. d'E... racontait une nouvelle; M. de n... lui dit : Il Elle ne peut pas èf-e, car j'ai nue lettre du 31 qui dit le contraire. » H dit : « La mienne est du 32. »
{Méiiaglana.)
Lejourdela représentation du Deiùii du l'illage , j'allai déjeuner au café du Grand-Commun. 11 y avait là beaucoup de monde. On parlait de la répétition de la veille, et de la difficulté qu'il y avait eu d'y entrer. Un officier qui était là dit qu'il était entré sans peine, conta au long ce qui s'y était passé, dépeignit l'auteur, rapporta ce qu'il avait fait, ce qu'il avait dit; mais ce qui m'émerveilla de ce récit assez long, fait avec autant d'assurance que de simplicité, fut qu'il ne s'y trouva pas un