REL
Rcl^clieincnt de l*esprit {Nécessite du).
Un chasseur ayant vu saint Jean, qui tena t une perdiix et la caressait avec Ja main, lui en émoignasa surprise: « Mon ami , lui répondit l'apôtre, que tenezvous en votre main? — Un arc, lui dit ce chasseur. — • Pourquoi donc n'est-il pas bandé? — Il ne le tant pas, lépondit l'autie; parce que s'il était toujours tendu, quand je voudrais m'en servir il n'aurait plus de force. — Ne vous étonnez donc pas. reprit saint Jean, que notre esprit doive se relâcher aussi quelquefois ; parce que si nous le tenions toujours tendu, il s'affaiblirait par cette contrainte, et nous ne pourrions plus nous en servir, lorsque nous voudrions l'appliquer de nouveau avec plus de force et de vigueur. »
(Cassien.
Relations céréiiiniiiensP!^ en famille.
On ferait un livre, et fort divertissant, du domestique entre Harlay et son fils. Jamais ils ne se parlaient de rien ; mais les billets mouchaient à tous moments d'une chambe à l'autre, d'un caustique amer et réciproque, presque toujours facétieux. Le père se levait pour son fils, même étant seuls, ôlait gravement .son chapeau, ordonnait qu'on apportât un siège à M. du Hailay,et ne se couvrait et ne s'asseyait que qua d le siège était en place. C'était après des compliments, et dans le reste un poids et une m su e de paroles. A table de même, enfin une comédie contiuue'le. Au fond , ils se détestaient parfaitement l'un l'autre, et tous deux avaient parfaitement raison.
( Saint-Simon, 3Jt;nioircs. )
Relieur {Béciie d'un).
Un relieur de province rapportait une quantité de livres que la bibliothèque communale l'avait chargé de couvrir décemment.
<< Regardez moi ça , comme c'est travaillé, (lit-il au consei-vafeui , est-ce assez fini?— Très bien, répond le conservatei:r avec .-aiisfaction , très-!)ien ! ...
Mais tout à coup il pâlit, ses chevtu.v se dressent sur son crâne de bibliothé-