FAC
FAN
rentiié chez moi, je me mets à mon aise. »
(ftecue anecdot'ujue.)
Un soir, Romieu entre au magasin des Deux Mogots, au coin de la nie de Buci ; le propriétaire s'avance poliment :
« Monsieur, je voudrais parler à votre associé, lui dit Romieu.
— Monsieur, je n'en ai pas, je suis seul marchand dans mon magasin.
— Ah ! vous êtes seul ! pourquoi donc alors avez-vous pour enseigne aux Deux magots? »
(A. de Rochefort, Mémoires d'un Vaudevilliste. )
Falcification.
Un paysan des environs de Saintfltienne accuse son domestique d'avoir déposé, dans une jatte de lait à lui appartenant, des... ordures. Le tril)unal condamne le prévenu correctionneilement ; puis, le président fait remarquer, au demandeur qu'il pourrait lui être accordé des dommages-intérêts pour la perte de son hit.
K Mon lait ! oh! monsieur le président , il y a beau temps que je l'ai vendu. »
A cet aveu, dépoudlé d'artifice, vous jugez de l'hilarité de l'auditoiie. Mais, voilà le triste de l'histoire : le procureuiimpérial, prenant acte de cette parole, se love et, sur un réquisitoire improvisé, le malheureux ])aysan se voit condamné à lu francs d'amende pour avoir vendu des marchandises... falsifiées.
Pamille [Respect de la).
Grimod de la Reynière se fit recvoir avocat et refusa d'entrer dans la magistrature, malgré les sollicitations de sa famille :
'( Je ne veux pas, disait-il, être magistrat,carje serais peut-être obligé d'envoyer <|uol(|ues-uns de mes parents aux galères, tandis qu'en restant avocat, je pourrai du moins plaider leur cause. »
Famille d'un héros.
« Ah ! Épaminondas , faut-il que tu meures sans enfants ! s'écriait un des amis du héros expirant. — Par Jupiter, il n'eu est rien , répondit-il, car je laisse après
moi deux filles immortelles : la victoire de Leuctres et celle de Mantinée. >< (Plutarque.)
Famine.
La disette était si grande en 1795 que le peuple de Paris n'avait qu'une trèspetite portion de pain chaque jour, ce qui fit dire que tout ce que la Convention avait fait, réduisait les Français à l'admiration ( à la demi-ration ).
On chantait alors dans tous les spectacles le Réi'eil du peuple. Un jour qu'on le criait à l'Opéra plus haut encore qu'à l'ordinaire, un plaisant se lève et dit : «■ Ne l'éveillez pas; qui dort dîne! » (Revolutioniana . )
Fanatisme.
Pendant une bataille contie les Coraïtes , Mahomet fut saisi d'une défaillance subite qui lui enlevait l'usage de ses sens. On attendit qu'il se réveillât de son évanouissement. Il en sortit avec nue physionomie rayonnante d'espérance :
" J'ai vu l'esprit de Dieu, dit-il, avec sou cheval de guerre derrière lui. Il s'apprêtait à combattre avec nous! Quiconque aura combattu vaillamment aujourd'hui et mourra de blessures reçues par devant possédera le paradis. »
Un de ses gardes, assis auprès de lui à l'ombre de la cabane , et qui mangeait des dattes , ayant entendu ces paroles , s'écria : « Quoi ! il ne faut, pour posséder le paradis, qu'être tué pai' ces gens-là? "
Et jetant loin de lui ses dattes, il tire son sabre, s'élance dans la mêlée, tue cinq Coraïtes et meurt satisfait lui-même, en prenant au mot la parole de Mahomet.
Un autre s'approche de lui et lui demande quelle est l'action la plus capable de faire sourire Dieu de joie dans le ciel: " L'action d'un guerrier, lui répond Mahomet, qui se précipite au milieu des ennemis sans autre armure que sa foi. » Le soldat jette son bouclier, dépouille sa cuirasse, se précipite et miurt.
(Lamartine, Histoire de la Tiir- </iiir.)
Une des femmes de Mahomet rencontra l'armée vaincue du prophète qui