‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 17 sur 156 · ANC · texte numérisé non relu

ANC

portaient cnacun un bouclier sur lequel était gravée en caractères d'or l'une des treize lettres des deux mots : Lescinia Domus (maison de Leczinski). A la fin de chaque ballet, les danseurs se rangèrent de telle sorte, que leurs boucliers formèrent successivement des anagrammes flatteuses pour Stanislas.

Terminons en donnant les anagrammes de quelques personnages célèbres :

Pierre de Ronsard, ruse de Pindare.

Marie Touchet , maîtresse de Charles \\,je charme tout.

Frère Jacques-Clément, c'est l" enfer qui m'a créé.

Pierre Coton, perce ton roi.

Louis XIII, roi de France et de Navarre, roi très-rare, estimé dieu de la fauconnerie. — Ce prince était, en effet, grand chasseur.

Louis quatorzième, roi de France et de Navarre, -la, Dieu confondra l'armée qui osera te résister.

Marie-Théièse d'Autriche, femme de Louis XIV, mariée au roi très-chrétien.

Voltaire, o alte r/r.

Vcrniettes (nom qu'avait pris d'abord J.-B. Rousseau, qui rougissait d'avoir un cordonnier pour père), tu te renies.

Napoléon, empereur des Français, un pape serf a sacré le noir démon . '

(L. Lalanne, Curiosit. littér.)

Ancien rég:îme et nonreau rég^inie.

Madame de Coislin soutenait qu'autrefois une personne comme il faut ne se serait jamais avisée de payer son médecin. Se récriant contre l'abondance du liuge de femme : « Cela sent la parvenue, disait-elle; nous autres femmes de la cour, nous n'avions que deux chemises ; on les renouvelait quand elles étaient usées.

Nous étions vêtues de robes de soie et nous n'avions pas l'air de giiseltes comme ces demoiselles de maintenant. »

Madame Suard , qui demeurait rue Royale, avait un coq dont le chant , traversant l'intérieur des cours, importunait madame de Coislin. Elle écrivit à madame Suard : « Madame, faites couper le cou à votre coq. » Madame Suard renvoya le niessagcr avec ce billet : « Madame, j'ai l'honneur de vous répondre que je ne fi rai pas couper le cou à mon coq. » La cor-

Page 1