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Règne dedans l'Espagne ! »
Le monarque, enchanté du zèle cliansonnier du pastetn-, lui dit, bis : celui-ci obéit, et répéta sou couplet avec encore plus de gaité. Le roi lui fit donner en sa présence dix louis; le curé les avant re(;us, dit au prince : « Jiis, sire ; » et le roi, trouvant le mot plaisant , ordonna (pi'on doui>làt la somme.
{Paris, T'ersailles et les provinri-s au XriIIf siècle.)
Blaiicliîssag^e littéraire.
La société intime du roi de Prusse avec Voltaire aurait toujo<irs sidisisté,
sans une mallHurrusp dispute de plivsique. Les esprits s'aigrirent. Vollaiie s'était déclaré contre Maupertuis en faveur de Koénig. Alors la querelle s'envenima. L'étude de la philosophie dégénéra en cabale et en faction. Maupertuis eut soin de répandre à la cour, qu'un jour le général Mansteiu étant dans la chambre de Voltaire, où celui-ci mettait en français les Mémoires sur la Russie, composés par cet officier, le roi lui envoya une pièce de sa façon à exr.miner, et que Voltaire dit à Mahstein : « Mon ami , à une autre fois ! Voilà le roi qui m'envoie son linge sale à blanchir : je blanchirai le vôtre ensuite. >> Un mot suffit quelquefois pour perdre un homme à la cour; Maupertuis lui imputa ce mot, et le perdil. [Galerie de V ancienne cour,)
Blason.
Un Français et un Génois qui avaient tous deux une tète de bœuf dans leurs aimes prirent querelle là-dessus. Le Français appela le Génois en duel et ce dernier accepta le défi. Comme ils étaient sur le point de se battre, le Génois demanda quel était le sujet de leur démêlé. « C'est, dit le Français, parce que vous avez usurpé mes armes. — Vous vous trompez, dit le Génois, vos armes sont une tète de bœuf, les miennes sont une tète de vache. » — Ainsi finit le combat.
(Pogge.)
Blaspliéniatcur sans le sa\oir.
Du Marsais passait dans la rue aux Ouïs, le jour et au moment où l'on brûlait l'effigie du suisse devant l'image de la sainte Vierge , au coin de la rue Salle-au-Comte. 11 s'arrêta pour voir cette cérémonie, qui se fait tous les ans le 3 juillet. Une bonne femme pressait la foule, afin d'arriver plus vite devant la Vierge , et y faire sa prière ; elle coudoya rudement une autre femme, ipii se fâcha, et lui barra le passage , en lui disant : « Si vous voidez prier, mettez-vous à genoux où vous êtes; est-ce (|ue la bonneVierge n'est pas partout ? » Du Marsais , qui était à côté d'elle, voulut charitablement la reprendre, et lui dit : " Ma bonne, vous venez de pro-