‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 165 sur 224 · MATTHIEU · texte numérisé non relu

MATTHIEU

On les nomma aussi, d'après cela, clerici immatriculati , id est eccleslx matrici adscrtyti.

MATTIfcEI. Voyez BlBLB (ÉOITIONS DE LA).

MATTHIAS. VotJ. MàTHIAS, p. 389.

MATTHIEU (S.), fuyez I.VANGILRS.

MATTHIEU RLASTARES. Voyez CA- NONS (RECUEILS DE).

MATTHIEU paeis (Parisiensis), Bénédictin anglais et écrivain du treizième siècle, naquit probablement vers la fin du douzième siècle et reçut son surnom de sa famille , et non de la ville de Paris ; car, quoiqu'on ne sache pas dans quel endroit, en Angleterre, Matthieu reçut le jour, il est avéré que l'Angleterre fut sa patrie. En 1217 il prit, suivant ce qu'il raconte lui-même, l'habit de S. Benoît dans le couvent de Saint- Alban, près de Vërulam l'ancien. Ce fut un homme d'étude et de savoir et le meilleur chroniqueur latin des Anglais, si l'on excepte Kadmer(l), Guillaume de Malmesbury (2) et Guillaume de Newbury (3).

Mais sa plume était vive et caustique ; il distribue ses coups à droite et à gauche , tombe sans égards sur tout ce qu'il rencontre , papes , empereurs , rois, éveques, abbés, moines, se trompe à chaque instant, et, entraîné par son aveugle rage de critique, doune pour des faits historiques des anecdotes piquantes qui n'ont aucune authenticité , des légendes déraisonnables et toutes sortes de détails suspects, exagérés et calomnieux. Pour ceux qui comptent parmi les notes caractéristiques de l'esprit protestant les sorties déclamatoires contre l'orgueil et l'avarice des Papes, Matthieu Paris est classique, et ils peuvent le mettre parmi les précurseurs de la réforme, quoiqu'il n'attaque jamais l'institution mé-

(t) Foy. EtDWtn.

(2) Foy. GtlLMCME De MALMEfini'RT.

(S) Foy. Guillaume de Nkwbukt.

me de la papauté, et que, malgré ses invectives contre les Bénédictins ét les Dominicains, il fût, dit-on, un membre zélé de son ordre. Il devint même le réformateur des Bénédictinsde Norwége, où il dut se rendre en 1248, à la de* mande des Norvégiens et d'après les ordres du Pape Innocent IV.

Matthieu parle toujours de lui-même avec un remarquable respect, et il se vante particulièrement de ses relations intimes avec le roi d'Angletere,Henri III. On place ordinairement sa mort en 1259. Son Historia major, qui est une chronique allant depuis le commencement du monde jusqu'en 1250 ou 1259, n'est pas toute de lui. La première partie, depuis la création du monde jusqu'à la naissance de J.-C, e^t d'un chroniqueur inconnu, et depuis J.-C. jusqu'en 1235, à peu d'exceptions près, elle est de Roger de Vendover, confrère de Matthieu, du couvent de S. Alban (f 1237). Le travail de Matthieu ne commence qu'en 1235; il fut continué depuis 1259 jusqu'en 1273 par Rishangcr. On a en outre, de Matthieu Paris, la vie des deux Offa, rois de Mercie, et la vie des abbés du couvent de S. Alban.

Cf. Oudin , Comment, de Script, eccl., t. III, p. 204, Lips., 1728; ttnd.t p. 97; Schùz,* S. J., Comment, crit.

de scriptis et scriptor. crit. historicité Iugolst., 1761, tit. Parisius.

SCHBÔDL.

MATTHIEU FLORIGEKU8. Voyez

Matthieu ob Westminster.

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