MAC AI RE
dans dom Ruinart : Vlta Joannis Mabiilonii, in Latinum translata a Claudio de Fie, ord. S. Benedicti, Patavii, 1714 ; Tassin, Histoire des Savants de la congrégation de Saint' Maur, 1 vol., et Seback, Biographie des Savants catholiques, n» f 1, Mabillon, dans la Gaz. théol. de Pletz, 4- et 5« année. Seback.
macaire. Ce nom a été porté par un grand nombre d'hommes célèbres dans l'antiquité ecclésiastique, notamment par plusieurs solitaires d'Égypte.
Il est résulté de là, et du sens étymologique du mot ({jiaxaptoc , heureux), ainsi que de sa ressemblance avec Marct toutes sortes de confusions, qui ne permettent plus de reconnaître à quel solitaire appartiennent les faits rapportés par l'histoire Cependant, depuis les recherches de Tillemont (l) et les travaux plus récents de Floss (2), on peut s'arrêter à ce qui suit.
Les plus célèbres solitaires de ce nom sont Macaire l'Égyptien et Macaire l'Alexandrin.
I. Macairb l'Égyptibn, ou l'Ancien, ou le Grand, naquit dans la haute Égypte. A l'âge de 30 ans il se retira dans le désert de Scété , et y mena, pendant soixante ans, une vie austère et mortifiée. Au bout de dix ans, quoique relativement jeune encore, il était l'émule des solitaires les plus parfaits, et son éminente vertu le fit appeler ^ic^pw*. Il avait dès lors le don de prophétie et celiu de guérir les malades. Vers 340 il fut ordonné prêtre.
Pallade, qui vint au désert un an après la mort de Macaire, rapporte de lui les traits les plus extraordinaires de mortification et les miracles les plus étonnants ; il dit, entre autres faits, qu'un jour il fit parler un mort, pour convaincre un hérétique du dogme de la résurrection.
(D T. Vlll.
(2) Dans l'opuscule cité k la fin de l'article.