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Jean I" d'Isenberg lui succéda

En 1349 les Juifs du pays de Meissen furent égorgés et le margrave Frédéric mourut.

11 eut pour successeur son fils, du même nom. Jean gouverna le diocèse jusqu'en 1370.

30. Sa place fut occupée après lui par Conrad II. La mort l'empêcha de réaliser de salutaires projets qu'il avait en vue.

31. Jean II de Genzenstein, son successeur, fut recommandable par son savoir et sa sainteté. En 1379 il fut élevé sur le siège archiépiscopal de Prague, auquel il renonça en 1396. Il se retira à Rome, où le Pape Boniface IX le nomma patriarche d'Alexandrie; il mourut avec ce titre, à Rome, en 1400.

32. Nicolas de Meissen, de Tordre des Frères prêcheurs, fut le 32e évêque ; il vivait encore en 1391.

33. Jean III de Kittelitz (en 408) transféra, vu son âge et avec l'agrément de son chapitre, le siège à son parent.

34. Thymo de Colditz. En 1402 le Pape Boniface IX, à la demande de Guillaume, margrave de Meissen, enleva le diocèse de Meissen à la subordination métropolitaine de Magdebourg et le plaça sous la juridiction immédiate du Saint-Siège. En 1409 l'évéque Thymo se rendit au concile de Pise comme ambassadeur de Venceslas, roi de Bohême. Il mourut bientôt après.

35. Le successeur de Rodolphe dé Plaunitz fut Jean IV Hoffmann (36°), qui avait été professeur à Prague et à Leipzig; c'est sous son administration que commencèrent les dévastations des Hussites (1). En 1435 la moitié de la ville de Meissen fut incendiée; en

(1) Foy. Hussites.

1447 toute la ville fut consumée par les flammes, sauf le château et la cathédrale. Jeau savant théologien, qui était l'auteur de quelques éctits, vécut jusqu'en 1 151.

37. Gaspard de Schônberg, qui avait élé doyen de Meissen, fut élu après lui , et le chapitre demanda la confirmation de I élection à Rome.

L'année 1452 fut heureuse pour l'Église de Meissen, par suite de la présence de Jean Capistran (I). Il prêchait du toit d une maison située sur le marché, en face de l'hôtel de ville. Le peuple ému jeta au feu les jeux de cartes, les dés, les objets de luxe inutiles. Jean parlait souvent pendant deux heures, son interprète encore plus longtemps. H appelait le peuple à la guerre contre les Turcs. Il demeura également, en octobre 1452, pendant trente jours à Leipzig, et excita un tel mouvement parmi les étudiants que soixante d'entre eux renoncèrent au monde, et qu'il leur donna lui-même, sur la place du Marché, l'habit de son ordre. Il prêcha aussi à GôrliU et à Lôbau, en Lusace. Gaspard lit à Rautzen la dédicace de l'église de Saint-Pierre et de Saiut-Paul, dout on avait commencé la construction trente-quatre ans auparavant. Il mourut en 1462.

38. Diétherich de Schônberg fut élu la même année et confirmé à Rome en 1464. Il reçut du Pope Sixte IV, en 1471, la mission de relever Grégoire de Heinsbourg (2) de l'excommunication prononcée contre lui. Diétherich prit sous sa protection les Frères des Calendes( Fratrescalendaril) (3). Il mourut en 1476.

39. Jean de Weissenbach lui succéda. Il accompagna le prince-électeur Ernest à Rome et y fut sacré évèque.

(1) Voy. Jean Capistran.

(2) t'oy. GrACOMS OC HeINSBOURC.

(3) Voy. Fhèkes des Calendes.

L'électeur fit cadeau à l'Église de Meissen de la Rose d'or que le Pape lui avait donnée. C'est ce même Ernest dont le (ils, Ernest, âgé de onze ans, postula, en 1476, l'archevêché de Magdebourg. Jean commença à bâtir le chiteau de Meissen et agrandit les forts de Stolpen et de Mùgeln.

Une bulle du Pape Sixte IV, de la même année, donna à levêque de Mersebourg, à la demande des ducs de Saxe, Ernest et Othou, la mission de rechercher, de concert avec l'évéque et le chapitre de Meissen, si les ducs de Saxe avaient le droit de nommer aux fonctions de prieur, de doyen, et aux autres dignités de Meissen.

Une autre bulle de la même année statua que désormais personne ne pourrait parveuir a la dignité de chanoine ou à une prébende, dans les Eglises de Naumbourg, Mersebourg et Meissen, s'il n'était noble de naissance du côté paternel et maternel et issu d'un mariage légitime, ou s'il n'était docteur ou liceucié en idéologie, en droit ou en médecine ( utroque rW ailerojurfum doctore seu Ucentiatus, itl medicinm tnagister).

En 1479 on ajouta trois tours à la cathédrale; elles furent incendiées en 1547. En 1479 l'électeur Ernest introduisit le chant perpétuel du chœur, qui ne devait discontinuer ni le jour ni la nuit dans l'église de Meissen. Il destina à cet office quatorze chanoines, autant de chapelains et soixante vicaires (l).

Les pieux ducs de Saxe, Ernest et Albert, payèrent à leurs frais les honoraires des chantres, qui se relevaient d'heure en heure ; « dignes, est-il dit, d'obtenir de Dieu la récompense éternelle en retour du joyeux sacrifice qu'ils font de leur bien pour le Seigneur. •

En 1486 les deux ducs déclarèrent

(1) Fou des détail» dans Emser, Fila S. Brunonit, u» 9.

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mineurs, Paul Bachmann, abbé d'Altzelle, Pierre Forst, des Frères prêcheurs. L'évêque Jean de Schleinitz mourut en 1537.

42. Jean Vlll de Maltitz lui succéda, après avoir été son coadjuteur depuis 1534. En 1538 la présence de Ferdinand d'Autriche dans la haute Lusace contribua au maintien partiel de l'Eglise catholique. Le duc George, qui était resté fidèle, mourut en 1539 à Dresde.

Son zèle, les services qu'il rendit à la cause de la vraie foi sont au-dessus de tout éloge. La Saxe passa aux mains du duc Henri , et ce fut le coup de grâce de la foi catholique en Saxe. L'évéque Jean ne pouvant rester à Meissen se retira à Stolpen ; Luther ne voulut pas même qu'il pût y dire la messe.

43. Nicolas II de Carlo wiez conserva jusqu'eu 1545 le nom d'évéquede Meissen.

44. Enfin Jean IX de Haugwitz , élu à Wurtzen, fut le dernier évêque de ce nom. Le siège épiscopal fut transporté de Stolpen à Wurtzen. Dans la haute Lusace, le doyen Leisentritt (1), qui vécut jusqu'en 1583, maintint la foi catholique. En 1551 Jean IX renonça à ses fonctions épiscopales, à condition que l'administration en demeurerait pendant un certain nombre d'années entre les mains de l'électeur Auguste de Saxe.

Avec cette démission s'évanouit jusqu'au nom de l'église de Meissen, qui depuis J539 n'était plus qu'une ombre.

Depuis le siècle dernier il s'est reformé une petite paroisse catholique dans Meissen.

Cf. Dithmar, Chronicon, dans Pertz, Script. , t. V ; Sigism. Calles, Séries Misnensium episeoporum, Ratisb. et Vienne, 1752; Heffter, Lutte des Allemands et des Slaves, 1847 ; Reinhard, Histoire de la ville de Meissen; Ébert, le Dôme de Meissen, 1835.

Gams.

(1) Foy,

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