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MERS BIBLIQUES — MERSF.BOURG

ici à une crevasse voies nique, à une | formidable entaille faite dans la vallée.

Si nous voulons concilier ce phénomène remarquable avec le récit de la Bible, la vraisemblance sera en faveur de la théorie suivant laquelle, cette entaille de la vallée étant formée, toute la vallée du Jourdain, avec le bassin de Tibériade et de la mer Morte, fut mise, partiellement du moins, à sec. Alors eut lieu une dépression volcanique de la vallée déjà habitée, et enfin cette dépression devint la cause fondamentale de la formation des deux lacs, les eaux devant nécessairement s'amonceler et se réunir dans cette profondeur. Mémo dans ce cas rien ne s'oppose à ce que la mer Morte ait été un jour plus grande, et sa nature saline s'explique aisément par le lavage des couches salines des environs (1).

Cette mer était encore connue, ainsi que tous ses environs, par l'asphalte (ioçax-rec, ^Efl) qu'on y trouvait; on parle de sources d'asphalte, de bitume, de naphte, dans la vallée de Settim, lorsque Sodome et Gomorrhe existaient encore. Strabon et Diodore de Sicile connaissaient parfaitement la production de l'asphalte dans la mer Morte et ses environs, et ce qu'ils racontent est presque entièrement confirme par les minéralogistes et les récits des voyageurs. A des périodes irrégulieres, diseul-ils tous deux , l'asphalte fourmille au milieu du lac ; les masses produites ont souvent une étendue de deux à trois arpents, de sorte que de loin elles ressemblent à de petites îles. Us parlent aussi de crevasses de la terre d'où l'on voit sourdre du bitume. On s'en sert surtout, disent-ils, en Lgypte, les momies ne pouvant se conserver longtemps si les aromates ne sont pas mélanges d'asphalte ; on s'en sert aussi pour en enduire les vaisseaux, les vi-

(1) Ritter, Gëogr., XV, 77».

gnes au-dessous des bourgeons afin de les garantir contre les vers, et pour beaucoup de médicaments. Parmi les voyageurs modernes Russegger et Ro-

ciens récits. L'apparition subite de grandes masses de bitume, surtout à l'époque des tremblements de terre, a été mise hors de doute par eux, ainsi que l'existence des sources d'asphalte, qui du reste n'ont jamais été visitées par des Européens. Les Arabes disent que ces sources se trouvent dans les rochers abrupts en face d'Ain Dschiddi. L'asphalte découlerait des fentes des rochers calcaires et s'amasserait à leurs pieds, où il se coagulerait en une masse visqueuse. Après le tremblement de terre de 1834 de nombreuses masses d'asphalte furent rejetées au bord sudouest du lac, de môme qu'en 1837. Le sol et les murailles latérales renferment des couches d'asphalte, si d'ailleurs tout le lit du lac n'en est pas recouvert. Robinson remarque que les puits d'asphalte dont il est question dans la Bible, et qui en l'allumant furent peut-être la cause de l'incendie du sol, pouvaient avoir été situés dans la proximité de la péninsule, et qu'au sud de cette presqu'île était une plaine fertile.

Dès la plus haute antiquité le bitume fut employé pour fabriquer les briques et en guise de mortier (I). Aujourd'hui il sert aux Arabes de matière combustible comme le charbon de terre. Les habitants de Bethléhem en font des objets d'art et des jouets d'enfants, des chapelets, des croix, etc., etc.

Cf. Arnold, Palestine , p. 3G sq. ; Ritter, Géogr., XV, 7*0.

Schboo.

■ERSEBOtJRG (DIOCÈSE DE). Dith-

mar attribue l'origine du fort de Mersebourg aux Romains , du temps de Jules César. « Ce lieu, dit-il, étant une

(i) Genète, 11, 5.

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MERSEBOURG

5. Bruno fut institué par l'empereur Henri II. Il consacra , en présence de l'empereur et de sa femme , la cathédrale de Saint-Laurent , dont l'empereur Henri 11 avait posé la première pierre en 1015. La chœur seul fut voûté.

6. Sous Hunold , sixième évéque , nommé en 1040 par Henri III, le chœur de la cathédrale s'écroula. L'empereur la fit reconstruire. Une seconde chute eut lieu, à la suite de laquelle Hunold éleva deux grandes tours du côté du chœur, qu'il fit voûter. Il célébra la dédicace de l'église en 1042. Il administra son Église avec honneur pendant dix ans.

7. Il eut pour successeur Albéric, le premier des évoques d'Halberstadt (1) élu par le chapitre. Henri confirma cette élection. Il administra jusqu'en 1054.

8. Kc k clin , de la maison ducale de Bavière, autrefois chapelain de l'empereur Henri III, fut nommé évéque par ce prince. On vante sa science, son humilité, sa chasteté et sa douceur. Il annonçait la parole de Dieu avec une rare éloquence, montra une grande charité envers ses sujets, mit les écoles sur un bon pied, maintint une sévère discipline parmi les chanoines, assistait au chœur, mangeait en commun avec les chanoines, et faisait lire l'Écriture sainte durant les repas. Il vécut jusqu'en 1060.

9. L'empereur Henri IV lui donna pour successeur Othon , autrefois chanoine d'Eichstàdt (2), qui acquit une excellente réputation et mouruten 1070.

10. Winther, chanoine de Wurzbourg, lui succéda par la volonté de l'empereur. Il mourut au bout d'un an, après avoir fait de fortes dépenses pour son église.

1 U Le tumulte des guerres de l'épo-

(1) Foy. Halbeestadt.

INCTCL. THÊOL. CATIt* — • T. XIV.

que n'empêcha pas le chapitre de choisir pour pasteur du diocèse Werner, de la maison des comtes de Thuringe, autrefois chauoine de Goslar et de Mcrsebourg. Werner conquit l'amour de son peuple par ses éminentes qualités. 11 évangélisa les Serbes. Durant la lutte sanglante élevée entre Henri IV et les Saxons, il s'attacha résolûment au parti de ces derniers. 11 assista au milieu d'eux aux batailles de Hohenbourg (1075) et de Melrichstadt (1078). On sait qu'à la bataille de Grohnde (1080), près de Weissenfels , Henri IV fut battu, et que son adversaire Rodolphe de Souabe perdit la main et fut mortellement blessé. Rodolphe mourut à Mersebourg, et fut enseveli dans la cathédrale (on y montre encore sa main).

On lui érigea un monument sur lequel on plaça sa statue en bronze, revêtue des insignes impériaux, avec l'inscription suivante :

Rexhoc Rodolphos, patria pro legeperemplu, Plorandus merlto, conditur in tumulo.

Qua vioere sui, Jacea hic, sacra vie 1 1 ma belli ; Mon sibi v i ta fuit ; Eccleciae cecidit.

Rex illi similis si regnet tempore pacia Consilio, gladio non fuit a Carolo.

Lorsque plus tard l'empereur Heuri vint à Mersebourg et qu'on lui conseilla de faire enlever à la fois le corps de son adversaire et le monument qu'on lui avait élevé, il répondit que sa gloire n'en serait que plus grande si tous ses ennemis avaient des tombeaux aussi magnifiques.

L'évëque Werner, chassé pendant quelque temps de son diocèse par Henri IV, et remplacé par un certain Ep« pon, fut rétabli sur son siège. Il enrichit la ville de Mersebourg de somptueux bAtiments. Il éleva sur les ruines du vieux fort (Altenbourg), dont dans les premiers temps on avait fait un couvent de chanoines réguliers, qui ne subsista pas longtemps, une abbaye

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de Bénédictins, avec une grande et belle église dédiée à S. Pierre, et toutes sortes de dépendances. Ce magnifique établissement fut consacré le 1er août 1091, jour de Saint-Pierre aux liens, par Hardewick, archevêque de Magdebourg, et la dédicace de l'église fut célébrée depuis lors chaque année à cette date.

Le nouveau monastère fut richement pourvu de revenus et de domaines. 11 prospéra SOUS l'administration successive de trente-six abbés, jusqu'au temps de la réforme. Werner reconstruisit aussi à neuf la grande tour des cloches de la cathédrale de Saint-Laurent et Saint- Jean-Baptiste. En 1095 il se démit de ses fonctions, vu son grand âge. Il vécut encore jusqu'en 1103, et mourut dansson domaine de Hammersleben.

C'est un des plus grands évêques de Mersebourg et de l'Église, à une époque où celle-ci possédait des prélats éminents, notamment dans le nord de l'Allemagne. Il fut inhumé dans le couvent de Saint-Pierre , qu'il avait fondé , devant le chœur de l'église, sous un monument en marbre blanc.

12, 13. Albin, en comptant l'intrus Eppo, fut le treizième évêque de Mersebourg. Il eut la réputation d'un prélat savant, humble , bienveillant, plein d'une paternelle charité pour ses sujets. En 1 105 il assista à la dédicace du couvent de Saint- Jacques, à Pégau, auquel plus tard il fit don de la dîme de dixsept villages. Il mourut vers 1112.

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