‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 41 sur 224 · TION · texte numérisé non relu

TION

maison curiale. Voyez Cube et Cube (revenus de la).

MAISON DE DIEU, dotnus Dei,

Sk 1*3 . D^nSiJ nn. Cette expression a plusieurs significations dans l'Écriture.

Jacob donna ce nom au lieu où, dans son sommeil, il vit l'échelle du ciel (1), et qui devint plus tard une ville de ce nom (Béthel)Ç2). S. Paul en fait le synonyme d'Église ou de communauté des fidèles (3). D'ordinaire la langue de la Bible entend par là le temple de Jérusalem (4). Avant la construction du temple le tabernacle portait parfois ce nom (5). L'habitude qu'a l'homme de nommer sa maison le lieu , le bâtiment où il rit, a, par analogie, créé cette expression.

Comme tout homme vit dans une maison , il était conforme à la nature humaine de nommer maison de Dieu le Heu où Dieu se révèle, le bâtiment dans

(1) Genèse, 28, 17.

(2) Jbid., 85, 1-8.

(5) Timoth., 8, 15.

(8) Exode, 28, W;38,IC (5) Jugea, 18, il , 19, 18.

AtSONS (BÉNÉDICTION DES)

lequel se trouve son sanctuaire , et dans lequel , par conséquent, il est, en quelque sorte, plus près de nous que partout ailleurs. Nous parlons, dans les articles Temple de Jérusalem et Église, comme bâtiment, de ce qui a rapport à la coustruction matérielle et aux arrangements intérieurs de la maison de Dieu.

MAISONS ( BENEDICTION DBS ) le

jour de rÉpiphanie. On entend par là l'usage où l'on est en Allemagne, et dans d'autres pays catholiques, la veille ou le jour même de l'Épiphanie , d'asperger les maisons avec de l'eau bénite à cette occasion avec un rit solennel particulier. C'est le maître de la maison qui fait l'aspersion, à moins qu'il n'y invite un ecclésiatique (qui, dans ce cas, met le surplis et l'étole), ou une autre personne de la famille. L'aspersion commence d'ordinaire par la chambre qu'on habite, puis se continue à travers toutes les pièces de la maison; à la campagne on parcourt même les écuries, les granges, les greniers, etc. Celui qui asperge marque avec de la craie bénite de trois signes de croix , avec ou sans le millésime de l'année et avec les lettres initiales des trois rois mages, Gaspar, Mekhior et Balthazar (f G. t.

M. f B.), les portes , les portants des fenêtres, et encense les pièces qu'il traverse. S. Chrysostome pourrait bien avoir déjà connu ce pieux usage; du moins il parle (1) de la coutume qu'on avait de porter chez soi et de conserver l'eau de la grande consécration, ju-joc (rjfisurjAo; (les Grecs nomment ainsi la consécration de l'eau le jour de l'Épiphanie), et il admire en même temps que cette eau ne se corrompe pas, même quand on la garde deux ou trois ans. Il est certain que les Grecs pratiquent encore aujourd'hui cette aspersion (2). Cet

(1) Hom., de Rapt. Chr.

(2) f'oit Goar,CUfnking, Mural L

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