MAISONS CHEZ LES ANCIENS HÉBREUX
usage est, d'après sa signification, en rapport intime avec l'Épiphanie. Celleci a de tous temps été une des fêtes principales de l'Église, comme commémoration solennelle non-seulement de ce que l'apparition du Christ sur la terreCEm^civtaJa eu lieu pour le peuple d'Israël, mais de ce que du jour de la naissance du Christ (l'Épiphanie était originairement aussi la Tête de la Nativité et a encore cette valeur chez les Arméniens modernes) date le salut du monde. Elle nous rappelle chaque année que tout mortel qui renonce aux vanités mondaines, qui croit en Jésus- Chnst et est régénéré par l'eau du saint Baptême , reçoit la force de confesser le Crucifié dans tous les moments de sa vie.
Le millésime de l'année chrétienne marqué sur les portes, avec les lettres initiales du nom des mages, prémices des païens admis dans le royaume du Messie, proclame aux yeux de tous que dans cette maison demeurent des fidèles qui se font violence pour se laver des taches du péché avec la rosée de la grâce divine et les larmes de la pénitence, pour porter le joug du Sauveur et faire monter vers le ciel l'odeur de leurs bonnes œuvres ; que ses habitants repoussent loin de leur demeure les vices, qui se plaisent dans les coins et les lieux obscurs , ou qui font des écuries, des greniers, de la cave, le théâtre du dol , de l'impatience, de la sensualité.
C'est pour ce motif que l'on ne se borne pas à asperger la chambre commune , mais qu'on bénit les chambres à coucher, les salles à manger , les caves, les offices. Cette cérémonie n'est pas seulement l'image de la manière dont doit être tenue une maison chrétienne, c'est encore une vive invocation de la grâce du Seigneur, que le Chrétien supplie de bénir sa demeure, afin qu'elle soit en tout et pour