MAISONS CHEZ LES
de manière à pouvoir être facilement ouverts et enlevés (I).
En hiver ou les recouvre de nos jours de papier transparent, trempé dans de l'huile (2) , et on les imbibait probablement autrefois de quelque chose d'analogue. 11 est vraisemblable que la mode actuelle, qui fait descendre les fenêtres jusqu'au sol , n'est pas nouvelle, puisque, selon les Actes des Apôtres (3), Eutychius, s étant endormi, tomba de la fenêtre du troisième étage. Avec les progrès du bien - être les riches se firent arranger des appartements à part pour l'hiver et pour Tété , «jjhp ™h y?F.n (4). Ces derniers étaient naturellement du côté du nord ; les premiers, tournés au midi, pouvaient être réchauffés par un brasier qu'on appelait H x (5) ; on le plaçait au milieu de la pièce dans un enfoncement, et, lorsque le feu qu'on y avait allumé était éteint, on y déposait un appareil quadran gui aire recouvert d'un tapis, pour conserver la chaleur (6).
Les anciens Hébreux ne paraissent pas avoir connu les cheminées proprement dites ; les fenêtres, qui n'étaient pas closes, servaient à «conduire la fumée (7). Les maisons somptueuses avaient aussi des salles à manger, et c'était déjà le cas du temps de Salomon, au dire de Josèphe (8).
Les chambres intérieures ou de derrière, ou encore celles de l'étage supérieur, étaient réservées à la demeure des femmes, comme c'est encore la coutume en Orient. Parfois les femmes
(1) IV Rois, 13, 7. Dan., G, 10.
(2) Kœmpi-r, Amanit.% 174, 222.
(4) Amos, 5, 15. Jérém., S6, 22. Cf. Fabcr, Observ. sur l'Orient, p. 200.
(5) Jérém., 36, 22.
(G, Cf. Niébuhr, Descript. del'Arabie, p. 51 ; Dessein, p. 56. Id., f'oyage, 11,594. Micbaôlls.Bibl. Orient., Ml, 176.
(7) Osée, 15, S.
(8) Antiq., VIII, 5, J. , »