MAISONS CHEZ LES ANCIENS
chambre haute, njbjf (l), {wrtpwov, qui servait de lieu de retraite quand on voulait s'adonner, sans être troublé, à des occupations sérieuses ou à la prière; elle servait aussi'de chambre de malade ; elle avait parfois deux portes donnant l'une dans la maison, l'autre, par un escalier, directement dans la rue (2).
Quant aux matériaux, on employait surtout des briques brûlées ou chauffées au soleil ; pour les maisons plus grandes et les palais, on se servait de moellons et de pierres de taille (3), IWJ ounHi»J3S (4), de marbre,
(5)t et ces bâtiments se nommaient XVU >ri3. Les pierres étaient scellées, dans les grands bâtiments, avec du plomb et du fer (6), d'ordinaire par du mortier, tAp (7), formé de chaux ou de plâtre, VV (8), et de sable, parfois d'asphalte, abondant en Orient, et dont, d'après d'anciens témoignages, on se servait notamment pour bâtir (9).
, On revêtait en outre souvent les murailles d'une couche de chaux, d'un crépi, Sçn (10), et dans les bâtiments de luxe on prenait un crépi de couleur (il).
Le bois de construction ordinaire était (12) du sycomore, nopuf, moins souvent du sapin et de l'olivier , plus rarement encore du cèdre et du santal, D>q;Sk. Salomon avait tiré du bois de
(1) IV Hou, ai, IL
(2) Winer, Lexique, I, 548.
(8) JÎMlf, 9, 9.
(4 ) III Rois, S, SI. I Parai., 22, 2. Széch., M, 42.
(5) I Paral.t 29, 2. Jos., Anttq.t VIII, 5, 2; XV, 11, S.
(6) Jo«., AnU% XV, 11,5.
P) Jérém., 48, 9.
(8) Deutêr., 27, 4. Inaie, 88, 12.
(9) Faber, Archéologie, p. 392.
(10) Ézéch., 18, 10 sq. Ecclés., 22, 17.
(11) Jérém., 22, 14.
(12) /«aie, 9, 9.
HÉBREUX - MAISTRE (J. db)
santal d'Ophir (I), et on l'employait surtout pour en faire les galeries.
Les meubles ordinaires étaient des tapis pour couvrir le sol, formés la plupart de nattes grossières; les riches seuls avaient des tapis de tissus précieux, puis des lits de repos, .TttÇ, ïny»
, sopha, qu'on appuyait aux murs, qu'on garnissait de coussins et de couvertures, et qui servaient en même temps de lit pendant la nuit. Dans l'origine ces lits, là où l'on s'en servait, et où on ne se contentait pas de tapis ou de peaux de bête, étaient simples et sans luxe ; plus tard ils furent souvent garnis d'ivoire (2), couverts de tapis précieux de Damas (3) et d'Égypte (4), et arrosés d'eaux de senteur (5); en outre, une table assez basse, surtout dans le cas où l'on était assis sur de simples coussins, des chaises (6) également petites et basses, une lampe, qui était suspendue au milieu de l'appartement et qui brûlait d'ordinaire toute la nuit (7). Enfin on avait les ustensiles nécessaires pour la cuisine, la vaisselle pour la table, les vases pour les liquides, des outres, des cruches, des conques, des plats, des gobelets, un moulin à main, qui ne devait manquer dans aucun ménage, et les ustensiles nécessaires pour cuire le pain (8).
Quant à la lèpre des maisons, voyez Lbpbb.
Welte.
maistre ( Joseph -Mabie, comte db) naquit en 1754 à Chambéry, d'une famille originaire du Languedoc, qui s'était établie en Piémont. Son père était président du sénat de Savoie et conscrit) m noix, io, îo «a.
(2) Amo», 0, 14.
(3) lbid.,S,\2.
(4) Prov., 7, 18.
(5) Jbid., 7, 17.
(0) IV Rois, 4, 10.
(7) Prov., 81, 18.
(8) Voy. Pain (cuisson du).