MANTEAU — MANTOUE
mes : Cum peculio suo maneat sub patrocinio , tandis que, dans l'affranchissement parfait, il était dit : Peculiare , in quo an te laboravit , cessum in perpetuum habeat{\). Le concile de Tolède dit , dans le sens de la formule précédente (2), des ecclésiastiques qui font des donations ou des legs à une église : Lieeat Us aiiquos de familia ejusdem ecctesix manumittete , ita ut evm peculio et posferitate sua sub patrocinio ecclesim maneant. On nommait ces espèces de vassaux mansionarii. Ainsi uo mansus comprenait environ autant de terre qu'un mansionarius , un ouvrier, un manoeuvre, pouvait en cultiver habituellement. Mais on ne comprenait pas parmi ces mansus exempts d'impôts les biens-fonds que les rois franks avaient, par une munificence particulière, donnés à une église, et qui étaient , dans la règle , une propriété absolument libre de l'église (3).
Cf. BÉNÉFICE ECCLÉSIASTIQUE.
Pehmaneder.
m in 1 1 vr ( saisie du), solennité particulière en usage chez les Juifs pour confirmer un contrat , et surtout ratifier des promesses de mariage. On se liait solennellement , en présence de deux témoins dignes de foi , qui étendaient devant eux un morceau de drap ou un manteau, que les fiancés ou les contractants en général devaient toucher pour ratifier rengagement qu'ils venaient de prendre.
mantohe , capitale de la délégation de ce nom dans le gouvernement de Milan , appartenant au royaume lombard-vénitien. La délégation compte 235,000 habitants. La ville de Mantoue est le siège d'un évéque et compte environ 28,000 habitants ; elle est à dixsept milles de Milan et autant de Ve-
(!) FormuU Sirmond., 12.
(J) Concil. ToleL 1F% ann. ft», c. 09 (c 3, X, de Rebu$ eccl. alien. vel non).
(S) Conc Aurtl. i, ann. 511, c. ».
nise. Située au bord d'un lac formé par le Mincio, Mantoue est une ville fortifiée par la nature et par l'art. Son climat est malsain en été, à cause des marais qui l'environnent. On y remarque le palais, bâti en forme de T, appelé le palais dei Te, le palais de justice, quelques palais de la noblesse (Arco, Coliorédo), une belle cathédrale, dix-huit églises paroissiales, renfermant beaucoup de monuments, un lycée avec une bibliothèque considérable, de grandes places , entre autres celle dite de Virgile, l'académie Virgilienne des beauxarts , un hôpital , les bâtiments de l'université fondée en 1625. Le duché de Mantoue appartint d'abord au royaume des Lombards, puis au royaume d'Italie. Au commencement du quatorzième siècle il tomba au pouvoir des Bonacolfi. Louis de Gonzague , d'origine allemande, chassa les Bonacolfi et se déclara mattre de Mantoue sous le titre de vicaire de l'empire. Les seigneurs de Mantoue se nommèrent d'abord capitaines, puis, à partir de l'empereur Sigismond, marquis ou margraves, et enfin, à partir de Charles-Quint , ducs. En 1707 le duc de Mantoue Charles IV s'étant laissé entraîner à prendre parti contre l'empereur, les Impériaux occupèrent le pays, et depuis lors l'Autriche y est restée , jusqu'au moment de la guerre d'Italie en 1859 (à l'exception de la période de la république cisalpine, de 1796 à 1814).
Du temps des Romains Mantoue était une ville savante. La patrie de Virgile (Andes) était dans son voisinage. Depuis l'ère chrétienne Mantoue reconquit sou ancienne renommée. Divers conciles s'y réunirent : le premier, en 836, en présence de deux légats du Pape ; il s'agissait d'une contestation née entre les patriarches du Frioul et de Grado. Le couflit fut décidé par la reprise de quelques diocèses situés dans le patriarcat de Grado en Istrie et adjoints au pa-