II. Manoscbits gbecs do Nouveau Testament
On sait que nous ne possédons aucun autographe des auteurs du Nouveau Testament. Ces autographes ont disparu de bonne heure , probablement à cause du peu de solidité du matériel dont les anciens se servaient. Ce que nous avons de manuscrits du Nouveau Testament date d'un temps relativement assez récent. Il n'y en a guère qui puissent remonter au delà du qua-
(I) Cf. Herhtt, Introd. à VAnc. TeU. , II. 1 pars III, p. 213 sq.
MANUSCRITS DE LA BIBLE
trié me siècle. Le nombre des manuscrits du Nouveau Testament est trèsconsidérable , et monte, suivant Scholz, au delà de sept cents. Ou s'est vu par là même obligé de les diviser en diverses classes, afin de pouvoir mieux les examiner. Cette division se fonde sur des caractères, les uns extérieurs, les autres intérieurs.
Quant aux premiers , il y a encore plusieurs subdivisions, que nous allons indiquer, en disant à l'occasion ce qu'il y a de plus nécessaire sur les qualités extérieures de ces manuscrits. Nous prenons la subdivision en usage depuis Wetstein comme la plus générale, la plus simple et la plus extérieure.
On partage les manuscrits existants d'abord en deux classes : manuscrits unciaux, et manuscrits cursifs ou minuscules.
Pour désigner les manuscrits unciaux on se sert des grandes lettres de l'aU phabet latin , et comme il ne suffit pas on ajoute le r et le a de l'alphabet grec.
Les manuscrits minuscules sont désignés par les chiffres arabes.
On recommence à compter les deux classes de manuscrit , ce qui n'est pas sans inconvénient, quatre fois par le commencement , parce qu'on compte à part :
V Les manuscrits des Évangiles;
2° Les manuscrits des Actes des Apôtres et des Êpîtres catholiques ;
3° Ceux des Épltres de S. Paul ;
4e Ceux de l'Apocalypse.
Ce qui fait naturellement qu'un seul et même manuscrit peut recevoir différentes lettres pour ces diverses parties du Nouveau Testament.
Les manuscrits unciaux n'étant pas sans importance , il paraît convenable de les indiquer suivant leur série ordinaire. Nous partons des données de Scholz et Tischendorf, et nous nous contenterons d'ajouter quelques mots
aux plus remarquables de ces manuscrits.