Livres deutérocanoniques grecs
— Ces livres ont été originairement écrits en hébreu ou en chaldaïque , sauf les deux livres des Machabées et de la Sagesse , mais ils n'ont pas été comptés parmi les livres saints par les Juifs de la Palestine ou parlant hébreu. En revanche les Juifs hellénisants , qui lisaient l'Ancien Testament dans la version alexandrine, admirent ces livres deutérocanoniques dans le recueil biblique et les tinrent pour sacrés et divins.
C'est ainsi qu'il arriva que les textes originaux hébraïques et chaldaïques se perdirent de bonue heure , et que la version grecque dut en prendre la place. Comme les livres deutérocanoniques formaient dans cette version une partie intégrante du recueil de l'Ancien Testament, et qu'ils étaient, non pas ajoutés à ce recueil en guise de suppléments ou de compléments, mais insérés à la place convenable au milieu des autres livres, leur texte partagea en général le sort du texte alexandrino-greo de l'Écriture (8) ; il fut, comme celui-ci, traduit dans les diverses langues de l'Orient et de l'Occident, et très-défiguré, ainsi que le texte alexandrin en général, par de nombreuses copies et des corrections maladroites. On peut se figurer à quelques égards combien cette alté-
(1) Bruas, Prœfat. ad Ditsert. gênerai. Réunie.
(?) Cf. Eichhorn, Inirod., Il, 577 8q.
(S) Vo%. Version *lex4«diune,
ration alla loin en comparant les citations d'un livre deutérocanonique faites par les Pères de l'Église avec le texte actuel (I). Il est, par conséquent, presque inutile de remarquer que les anciens manuscrits de ces livres font précisément partie de ceux qui renferment la version grecque des Septante. Seulement il faut noter qu'il n'y a pas beaucoup de manuscrits des Septante qui renferment tous les livres deutérocanoniques. On n'en a comparé jusqu'à ce jour que onze, mais précisément les meilleurs, tels que le Codex Vaticin., n° 1209; les Codex Alexandr.% Codex Venet. i, Codex Vindobon. i. Dans le premier de ces Codex manque toutefois le livre des Machabées.
Les autres manuscrits ne renferment que tels ou tels livres deutérocanoniques, parfois un seul, comme le Cod. Faticin., nw 673, et même ce seul livre parfois n'est pas complet , comme dans le Cod. Regius Paris. , n° 14; d'autres fois plusieurs , comme le Cod. Régi us Paris., n° 4, Cod. Vatic, n' 345.
Cf. Fétus Testament um Grgecum cum variis lectionibus. Editionem a Roberto Holmez,s. t. p. r. s. s, deçà no Wintoniensi, inchoatam continuât it Jacobus Parsons, s. t. 6, t. V, Oxonii, 1827; Scholz, Introd. à V Écrit, sainte, t. I, 567. WBLTB.