MAPPA - M ARA
2° La nappe supérieure doit être oblongue et descendre aux deux extrémités jusqu'à terre. De nos jours on n'observe plus rigoureusement cette dernière prescription ; mais il faut dans tous les cas que la nappe en lin couvre toute la surface supérieure de Pautel (1).
3° On ne peut se servir que de toile de lin : les prescriptions sont rigoureuses à cet égard. Tout autre linge est prohibé, quand par sa solidité et sa finesse il s'approcherait du lin (2). On a cm devoir au dix-septième siècle interdire de nouveau (3) en particulier le linge en coton. Cette défense repose sur le respect de l'antique et sainte tradition et sur le sens mystique qui s*y rattache (le corps de Notre-Seigneur fut enveloppé d'un suaire en lin avant d'être posé dans le sépulcre).
4° Ces nappes doivent être bénites par Tévéque ou par un prêtre ayant les pouvoirs à cette fin (4).
Il n'est pas douteux que les autels furent dès l'origine couverts de nappes; c'était une suite nécessaire du respect envers le corps de Notre-Seigneur.
L'antique coutume des Hébreux de couvrir leur table d'une nappe amena celle d'en couvrir les autels (5). Les Apôtres conservèrent cette coutume au saint Sacrifice. Quand on fait remonter cet usage à une décision du Pape S. Sylvestre ou Boniface, il est évident qu'on entend par là que le Pape confirma légalement ou modifia accidentellement un usage immémorial. Optât de Milève (6) parle de cet usage comme d'une chose ancienne : Quis fideiium nescit in peragendis mysteriis ipta ligna (id est altaria) linteatnine cooperiri f
(1) Llguori, Theol. moraLt h S, n. 365.
(2) Congrcg. Rituum, 15 «taii 1664.
(S) Congrtg. Rituum, 15 maii 1619, décret, générât, {*) Nie*. rubr.t h c
(5) roir Jahn, Archéol. dometU de» Hébreux, L h (S) De Sckitmat* Donadel, I. Vf.
Victor d'Utique se plaint de ce que les soldats do roi Genséric se soient fait faire, des nappes d'autels, de pallis attaris, des caleçons et des chemises (i).
Les Grecs recouvrent leurs autels d'une nappe quadruple, savoir :
1 . Ils placent aux coins quatre petits morceaux de soie, sur lesquels sont dépeints les Évnngélistes et qu'on nomme, par ces motifs, des évangélistes.
3. Par-dessus se place une nappe de fin lin, nommée xxrk o«px«;