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CAGOTS

iwi (lisroiirs. Oïl pouriail dire <iue hi (lissinnilalion est un niensoiigc en action.

(lADAVRli. L'ouverture des cadavres serait très-avantageuse aux progrès de la médecine; tel, dit M. de La Mettrie, a pris une hydropisie enkystée dans la duplication du péritoine pour une hydropisie ordinaire, cpii eût toujours commis cette erreur, si la dissection ne Vv.dl éclairé; mais pour trouver les causes des maladies par l'ouverlure des radavi'cs, il ne faudrait pas se contenter d'un examen superficiel, il faudrait fouiller les viscères, et remarquer attentivement les accidents produits dans chacun et dans toute l'économie animale; car un corps mort dilîère plus encore au dedans d'un corps vivant qu'il n'en diffère à l'extérieur. La conservation des hommes et les progrès de l'art de les guérir sont des objets si importants, que dans une société bien policée les prêtres ne devraient recevoir les cadavres que des mains de l'anatoiniste, et qu'il devrait y avoir une loi qui défendît l'inhumation d'un corps avant son ouverture. Quelle foule de connaissances n'acquerrait-on pas par ce moyen! Combien de phénomènes qu'on ne soupçonne pas et qu'on ignorera toujours, parce qu'il n'y a que la dissection fréquente des cadavres qui puisse les faire apercevoir? La conservation de la vie est un objet dont les particuliers s'occupent assez, mais qui me semble trop négligé par la société.

CAGOTS ou Capots, s. m. pi. {Histoire mod.) C'est ainsi, dit Marca dans son Histoire de Béarn, qu'on appelle en cette province et dans quelques endroits de la Gascogne des familles qu'on prétend descendues des Visigoths qui restèrent dans ces cantons après leur déroute générale. Ce que nous en allons raconter est un exemple frappant de la force et de la durée des haines populaires. Ils sont censés ladres et infects; et il leur est défendu, par la coutume de Béarn, sous les peines les plus sévères, de se mêler avec le reste des habitants. Ils ont une porte particulière pour entrer dans les églises, et des sièges séparés. Leurs maisons sont écartées des villes et des villages. Il y a des endroits où ils ne sont point admis à la confession. Ils sont charpentiers, et ne peuvent s'armer que des instruments de leur métier. Ils ne sont point reçus en témoignage. On leur faisait anciennement la grâce de compter sept d'entre eux pour un témoin ordinaire. On fait venir leur nom de caas Goths,

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