ÉTROIT
sion que puisse exciter clans l'âme un événement imprévu. Selon la nature de l'événement, Vctonncmcnt dégénère en surprise, ou est accompagné de joie, de crainte, d'admiration, de désespoir.
Il se dit aussi au physique de quelque commotion intestine, ainsi que dans cet exemple : j'eus la tête étonnée de ce coup] et dans celui-ci : cette pièce est étonnée, où il signifie une action du feu assez forte pour déterminer un corps à perdre la couleur qu'il a, et à commencer de prendre celle qu'on se proposait de lui donner.
ÉTOUFFER, V. act. {Gram.). Il se dit au simple et au figuré. Au simple, c'est supprimer la communication avec l'air libre; ainsi l'on dit étouffer le feu dans un fourneau : f étouffe dans cet endroit. Au figuré, il faut étouffer cette affaire, c'est-à-dire empêcher qu'elle n'ait des suites en transpirant.
ÉTOURDI, adj. [Morale.), celui qui agit sans considérer les suites de son action; ainsi V étourdi est souvent exposé à tenir des discours inconsidérés.
Il se dit aussi, au physique, de la perte momentanée de la réflexion, par quelque coup reçu à la tète : il tomba étourdi de ce coup. On le transporte par métaphore à une impression subitement faite, qui ôte pour un moment à l'àme l'usage de ses facultés : il fut étourdi de cette nouvelle, de ce discours.
ÉTROIT, adj. [Gram.), terme relatif à la dimension d'un corps; c'est le corrélatif de large. Si cette dimension considérée dans un objet, relativement à ce qu'elle est dans un autre que nous prenons pour mesure, ne nous paraît pas assez grande, nous disons qu'il est étroit. Quelquefois c'est l'usage que nousmêmes faisons de la chose qui nous la fait dire large ou étroite: nous sommes alors un des termes de la comparaison. Large est le corrélatif d'étroit. Ues termes large et étroit ne présentant rien d'absolu, non plus qu'une infinité de termes semblables ; ce qui est large pour l'un est étî^oit pour l'autre, et réciproquement. Étroit s'emploie au moral et au physique, et l'on çlit un canal étroit et un esprit étroit.