‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 25 sur 75 · DOMPTE-VENIN · texte numérisé non relu

DOMPTE-VENIN

grand partisan de la philosophie de la nature, surtout dans ses derniers ouvrages. Au début il avait professé la théorie de Tirritation.

I. Dûs, inaug. sUt, fnorborum gaitricorum acutorum ptUhologiam (praes. C.-C. Sidbokl). Virceburgi, 1797, in-4*. — II. /«/ die Leber ein Reinigungsorganf eine phjfnologmk' paihologische Abhandlung. Wien, 1708, in-8*. — III. Gibt es ursprûngliche Kramkheitiu der Sâfte, welche »ind eê und toelche gind eg nicht f Bamberg u. WQrzburg, 1800, iii-8*. — IV. Ueber die Unache der Bewegungen der Begenbogetihaui, In HeiCg Arch, f» d. PhytioL, Bd. V, p. 335, 1802. — V. Kritik der vorzûglichêten Yorelellungearten ûber OrffamisûHim und Lebemprimip, etc. Wûriburg, 1802, in-8". — VI. Lehrbuch der Pkyeioiogie der Jlmêchen. Gdtlingen, 1802-1805, 2 vol. in-8*. Etc. . ^ L. Hi.

DOMPTE- VEMIN [Viticetoxicum Hœncb). Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Asclépiadées. Ce genre, séparé des Atclepiiu de Linné, présente les caractères suivants : calice quinquepartite, corolle roUcée, quinquepartite, contenant une couronne staminale d*une seule pièce^ scntellifonney charnue, à 5 ou 10 lobes; anthères surmontées d'un appendice membnneux et contenant des masses poUiniques, renflées, suspeudues et fixées au-dessous de leur sommet aminci; stigmate brièvement apîculë. Follienks renflés à la base et au milieu , puis coniques; lisses et étalés, cQntenant des graines munies d'aigrettes.

L'espèce la plus intéressante du genre est le Vineetoxicum officinale Mœaek (Cynanchum Vincetoxicvm R. Br.; Asclepitu Vineetoxicum L.)» qui porte spécialement le nom de Dompte-venin. C'est une plante à racine fibreuse, à tige simple, dressée, penchée au sommet à la maturité, garnie de feuilles q^osées, plus rarement verticillées par 3 ou 4, brièvement pétiolées, un peu coriacei,i nervures et bords pubescenls, les inférieui'es ovales cordiformes, les supérieures ovales-lancéolées. Les fleurs disposées en corymbes multiflores, axillaires, oui un calice à segments lancéolés, une corolle blanc-jaunâtre, à divisions obtoees, étalées ; une couronne staminale à 5 lobes ovales, obtus, distants les uns des autres, mais réunis par une membrane pellucide. Les follicules sont scaieot solitaires par avortement.

La plante croît abondamment en France et dans diverses contrées de l'Europe moyenne et de TAsie. La souche, qui est connue dans les pharmacies sons b nom de racine d^Asclépiade, est composée d'un rhizome court, de forme iir^ Hère, duquel se détachent de nombreuses racines adventives larges, blanches d menues. Toute cette portion souterraine a, lorsqu'elle est fraîche, une odev forte et un goût acre et désagréable, mais, lorsqu'elle est sèche, elle n'a phs qu'une odeur faible et une saveur douce suivie d'une très-légère àcreté. EUs contient, d'après Feneulle, une substance amorphe, jaunâtre, amère et vomitiit» qu'on a nommée Ascle'piadine ou Cynanchine.

Le nom de Vineetoxicum ou Dompte-venin rappelle les propriétés qii'ei attribuait jadis à cette espèce de résister au venin ou de le vaincre. Mais en réalité elle est plutôt suspecte et on ne doit en faire usage qu'avec circoo^tt^ tion. Orfila a montré, en effet, que des chiens auxquels on l'a administrée et sont morts deux ou trois jours après. On la vantée comme hydragogue» coflM utile dans les maladies cutanées, dans les scrofules. Elle parait être sudori&ps et diurétique, et c'est à ce titre qu'elle entre dans le vin diurétique amer à la Charité.

On a cru reconnaître dans cette espèce r'A^xX^maç de Dioscoride. — Ce|icadiBf

[DONATI (Lsh). 385

quelques aateun, et particulièremont Méral et de Lens, mettent eo doute cette

assimilation.

Le Vincetoxicum nigrum Hœncli (Asclepias nigra L.), qui a des fleurs d*un pourpre noir, des feuilles ovales, arrondies à la base, portées sur une tige pabesoente, dressée ou volubile, est peut-être le K(pxsia des Anciens et particuliénement de Dioscoride. Ses propriétés doivent être analogues à celles du F. officinale.

BauocaawiB. — Dkmcokidb. Mat. méd., III, 106 et 154. — Sprkmsel. Histor, rei herbariœ, 1, 103. — LuraC. SpeeieSy 314 et 315. — Db Gaxdollk. Flore françaite^ III, 668. — M<iiiuH

JJfefAorf, 517. — EifM.iciKR. Gênera plant. ^ n* 3165. — A. De Gasdollk. Prodromua —

KiUT et BB Lbbs. Dict, Mat, mid., I, 468. — Gbksier et Godbo:i. Flore de France, II, 479. — GoBon». ùrog. êimpUs^ 7* édit., H, 571. — G. Puhcbom. Traiié pratique. . determ. drg én§, ëimpieê, I, 600. Pl.

\ (Les). Yoy, Nègres, p. 72.

B0NÂT (AAIMT-) (Ead MiifÉRALB Ds). Athermale, de compotiiion inconnue^ dans le département du Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement dlssoire, dans la commune de Saint-Dooat, émerge près du hameau du Sac, et sous une petite voAte» une source minérale dont Teau est très-employée par les habitants de la contrée, qui lui prêtent des vertus thérapeutiques très-efBcaces. A. R.

mmULTl 00 »ONATO (Les).

••■•tl (Bbriiârdo). Médecin de Vérone, résidait dans cette ville vers 1535. Hest connu par une traduction latine du traité de Galien : IIcpl ^ixyvuffCMc itt Upmtnimi wê iv tip ixàorou 4^x^ *l6iuv fradûv ; cette traduction a été Imprimée dms l'édition complète des œuvres de Galien, publiée par Gornarius, à Bàle, Ci 1549. A. D.

Il (Marcello). Comte de Ponzano, né en 1538 à Correggio. II fit ses élodes médicales à Padoue, oh il fut reçu docteur, puis exerça quelque temps k nédeciae à Venise, et alla enfin s'établir à Mantoue. Il devint membre de la cAèbre académie des Invaghite, ou il prit le surnom de Segreto. Distingué par b prince régnant, il devmt conseiller d'État, secrétaire d'État, chargé de dnënet missions diplomatiques et nommé comte. Sa description d'une épidémie isiariole qui régnait à Mantoue en 1567, puis son ouvrage De medica historia wârMlif attira l'attention des médecins, en dépit des observations trop merveilqn'il renferme. 11 était aussi passionné pour les beaux-arts, et après sa arrivée vers 1600, .ses collections artistiques et un musée d'antiquités qu'il poHédait échurent à la maison de Gonzague. On connaît de lui, en dehors de les ouvrages littéraires :

'lDevmriolueintarbiUi$.Utinioue,i^9,in'A*; 1501, in-8M597, m-4*. — ILIkradice fmfuUeteu meehoaeane liber. Mantoue, 1509, in-4«; trad. en franc, par P. Téolot, sous btitie : De VmdmirabU vertu de la racine de niéchoacan^ proprement nommée rhaindice. Ifm, t57S, in-8*. — III. De medicâ hùtlorià mirabUi libri VI, opuê varia lectione referium. iMoae, i!Û6, in-4r; Venise, 158S, in-4«; ib d., 1597. Edition allemande augmentée et pihiiêeparG. IlorsU Francfort, 1613, in-8«; autre édition, 1664. A. D.

^.^..^ (Giovanni-Battista), Médecin italien, né à Lucques, dans la première moitié du seizième siècle. 11 se rendit en France, et se fixa quelque temps Dur. uc. IXX. â*>

38$: DONGKERS.

à Lyon, puis à Bordeaux, oli il pratiqua lé médecine, puis il retooma dans son pays natal, à Lucques, où il est mort. On connaît de lui :

L Commentalionum medicarum Ubri IV» de judiciu gui in Gaieni libri$plame desidcruri videntur, Lyon, 156^, în-8»; Venise, 1580, m-4»; Lyon, 1651, in-8«; Lyon, 1581, ln-4«. - II. Commentariuê in Hippocratit de Mortriê Virginum et Apparatuê medieuê, Lacques. 1582, in-i*. — HI* Hei tnedicœ Siudii Stipendia $^ vaparMMxrruût. Francfort, 1591, iii-8*. — IV. De maiuritate materiœ in morbis libri II!, Ibid. A. D.

' DoBatt (Vitale). Médecin et naturaliste, né à Padoue en i7i3. Il était de la famille des Donati de Florence, dont l'un. Corso Donati, fut le fameux chd des Guelfes, célèbre par rbéroïsme de'sa mort : on sait que, sur le point d*étre arrêté comme chef de l'opposition, il préféra se jeter à bas de son cheval, cbe^ chant à se briser la tête contre une pierre, et que sur son ordre ses gardes Tachevèrent. Vitale Donati fit ses études médicales à l'Université de Padoue et s*y fit recevoir médecin. Il se livra bientôt à des études d'histoire naturelle et voyagea pendant plusieurs années dans toute l'Italie, en Illyrie, en Bosnie et en Albanie, afin d'augmenter les collections que le pape Benoît XfV Tavait incité a former. Déjà arrêté dans le cours de ses excursions par une épidémie de peste qui sévissait à Messine, il est nommé professeur d*histoire naturelle à Turin, et part bientôt pour TOrient. Il traverse la Syrie et l^gypte, accumulant des maté' riaux considérables, et se dispose à gagner les Indes, lorsqu'il est dépouillé de tout ce qu'il avait recueilli, est obligé de revenir en Europe et meurt dans la traversée en 1763. Un de ses élèves et ami a fait im^yrÂneir de Itii 'l'buvnge ci-après, qui n*est qu'un i*ésumé, parait-il, d'un grand ouvi*age qu'il dewt donner un jour, concernant l'histoire des productions animales et végétales que l'on trouve dans l'Adriatique.

Saggio délia storia naturale delV Âdriatico mare, Venise, 1750. in-fol. ; édit. anglttsê in PhiloBophicalTramact., t. XLVII, année 1751 ; édit. allemande, 1752, in-4*; édit franc. La Haye, 1758, ia-8*. A.D.

DOIVATION. L'article 909 du Code civil porte : k Les docteurs eamédedae et en chirurgie, les officiers de santé et les pharmaciens, qui auront traité une personne de la maladie dont elle est morte, ne pourront profiter des dispositioifr entre-vifs et testamentaires qu elle aurait faites en leur faveur pendant le couii de cette maladie » : d'où il résulte, suivant la remarque de certains jurisconsultes, que l'acte de donation est valable, si le malade guérit, tandis que Tacte testamentaire est nul, soit que le malade meure, puisque c'est le cas de nallilé que pose l'article 909, soit qu'il vive, puisqu'il n'y a plus alors ouverture de legs. Les questions que soulève cet article seront examinées au mot Testament. D.

DONAX. Nom donné au Grand RoseaUf Arundo Donax L. (voy. Roseac).

Pi.

BOKCKERS (Laurent). Médecin néerlandais, né à Bois-le-Duc en 16S4, reçu docteur à Leyde en 1662, professeur de physique et de médecine zngpDr nase de sa ville natale, mort à Cologne le 1<^ décembre 1700, après avoir changé de religion, est cité par la Biographie médicale pour l'opuscule suivant :

Idea febrit pelechialis, seu tractatui de morbo puncticulari, $peciatim de eo quo en*^

DONIA. 38?

tiJimeeinUer irtdeeim Cohnia ejusque picinia afflktoê fuere. Lugduni BattTorum, 1680, io-li L. Hv.

MW»I (Les drux).

^•■dll (Jâcqubs) ou en lalin Doiidus ou de Dondis. Ce savant câlehte naquit Ridoue, d*une famille patricienne, en 1298. Il exerça d'abord la médecine avec iicoès dans sa ville natale, puis en 1318 alla se fiicr à Chioggia, oii Tappeieotles vœux de la population. En 1333, il passa à Venise, où il mourut 11359.

Doodis était non-seulement médecin, mais encore philosophe, astronome et léeaiiicien ; c*est lui qui construisit la fameuse horloge de Padoue, placée, en S44, sur la tour du palais, et marquant, outre les heures, le cours du soleil, s phases de la lune, les mois et les fêtes de Tannée. Ses ouvrages ne sont que et tnvaux de compilation.

L Prompiuarium medicinae, in quo non golum facuUaleê âimplicium et compoêitorum wdkûmentorwn declarantur, etc. Vcnetiis, 1481, 1543, 1576, in-fol. — II. Herbolario 4§Êrt ueiquaU sidimotira a conatcer le erbe e le tue virtù, Venezia, 1556, 1540, in-8*, |. — m. Dans h collection chirurgicale de Gesner : Simplicium ad morhoê ehirurgieot miîmÊmtmm emunertUio. — lY. Oe modo conficiendi ealiê ex aquis calidiê Aponentibue et l»/bunc et refluxu marié, Venetiis, 1571, in-4*. Cet ouvrage lui est attribué par la Biogr. itfÏMtlc L. Hiv.

(Jeah). Fils du précédent, né à Chioggia en 1318, mort en février 1389, fut comme son père médecin et mathématicien et fut nommé professeur Futronomie à Padoue, en 1352; lecteur en médecine à Florence, en 1368 ;deux m après il revint à Padoue, puis se rendit à Gènes où il resta jusqu'à sa mort. D a construit une horloge tr^compliquée pour la bibliothèque de Pavie, ce pi lui a valu le surnom de Dall* Orologio, devenu par la suite le nom prapK de la famille. On n*a de lui qu'un Traité des eaux minéralet chaudes h Padouan^ dans la collection de Balneis.

Son frère Gabriel Ik).NDi, également astronome et médecin distingué, mourut m 1588 à Venise.

Un descendant de la même famille, âtîtoine-Charles Dondi Dall' Ohologio, né m 1750, mort en 1801, a publié, à Padoue, plusieurs ouvrages d'histoire irtaidle parmi lesquels :

L Prodromo deW istoria natwrale de* monti Euganei, Padova, 1780, in-8*. — II. Saggio Hmmnatiom fieiche faite aile terme de' monti Euganei. Padova, 1782, in-S*. L. Il!i.

••XMJIZI (jBaÔME-MARii-LAURBST). Né à Bologne vers la fin du dix-sepfine liècle, professeur de chirurgie au grand hôpital de celte ville, praticien Aliogué, a publié :

Otllê precauxUmi e regole da utarti de cerwici in mezza aile petit, per goperno di $e ikm e éegr infeiU. Bolonia, 1721, iD-4*. L. Un.

MfflA (Matteo). Médecin silicien, né à Palerme, vivait encore au comieneement du dix-septième siècle. 11 était disciple de Benedetto Vitale et jouisilild*iioe fëpuUtioD égale à celle de son maître. Donia était en outre docteur Ci pbilofophie et maniait fort bien le vers latiu et italien. Il était membre de TAcadémie degli Spreggiati de Palerme.

Xoos ne citerons de lui que :

38S DONNOLO.

T. Medica Miscellanea. Palerme. * II. De niviê uni. Ibid. — lit. Àntiloquium mediemaU. Ibid. L. Hr.

DO^IO (Agostino). Médecin italien de la fin du seizième siècle, né à Cosenza, est cité par van der Linden pour un ouvrage intitulé : De nalura Aomtn/s (Basile»» 1581, in4<^). L. Hn.

DOMNÉ (Alphed). Médecin français, né à Noyon (Oise) en 1801, fit ses éludes à Paris et y prit le grade de licencié en droit; il 8*adonna ensuite à b médecine et devint chef de clinique de Bouillaud à la Charité. 11 soutint sa thèse inaugurale le 17 janvier 1831; dans cet opuscule de très-peu d*étendae. il étudiait le sang, le pus et diverses humeurs de l'organisme au point de vne physiologique. C'est à Donné que revient l'honneur d'avoir l'un des premiers en France attiré l'attention sur les études micrographiques. Il ne tarda pas à acquérir une juste réputation par ses travaux et ses cours particuliers de micrographie et aussi par ses feuilletons du Journal des De'baU^ où il rendait compte hdxkh madairement des séances de l'Académie des sciences. Il eut même une polémique assez retentissante avec François Arago au sujet de ces comptes rendus.

Peu après avoir soutenu sa thèse de doctorat, Donné fut nommé sous-bibliothécaire de la Faculté de médecine de Paris ; il concourut, sans succès, poar Tagrégation de médecine, en 1835. Les éludes spéciales qu'il avait faites sur le lait et le bruit qui s'était fait autour de son invention du lacloscape le firent appeler, en 1839, à la Cour pour analyser et déguster le lait de la nourrice do comte de Paris. Nommé peu après, en mai 1839, chevalier de la légion d*bo&neur, il devint sous-inspecteur des eaux d'Enghien, puis inspecteur général (k rUniversité pour les Facultés et Écoles de médecine. Cette place ayant été sopprimée en 1848, il fut nommé par compensation, en 1853, recteur de TAcademie de Strasbourg et, en 1854, recteur de celle de Montpellier, d'où il pril sa retraite. Il vint ensuite habiter Paris où il mourut d'une afleclion cérébnle le 7 mars 1878.

Donné était officier de la légion d'honneur. Parmi ses ouvrages, nous mentionnerons :

I. Recherchet phytiologiquet et chimicO'mtcroicopiqueM âur le$ globule* du eang^ dufitt, du mucus, et iur ceux des humeurs de VœiL Thèse de Paris, 1831. — II. De$ proprUtà chimiques des sécrétions dans Vétat sain et dans Vétat motbide, Paris, 1834. — III. Di rôle que jouent les sjfmpathies et les synergies dans les maladies. Thèse d*agrég. Paris. 1835. — IV. Recherches sur les caractires chimiques de la salive considérés comme mefm de diagnontir. dans quelques affections de V estomac, Paris, 1835, in-8*. — Y. Sur temji» de la gélatine comme substance alimentaire, Paris, 1835. — \I. Recherches sur rHati» pouls, de la re»pitation et de la température du corps dans les maladies, Paris 1836^- VII. Mémoire sur les caracltres distinctifs du pus, etc. Paris, 1836. — VIII. Nouffelles expériences sur les animalcules spertnatiques et sur quelques-unes des causes de la stériHH chez la femme. Parii», 1837, in-8^. — IX. Recherches microscopiques sur la nature é* mucus, Paris, 1837, iu-8*. — X. Du lait et en particulier de celui des nourrices, Paris, 1837, in-8'' (cet ouvrage eut un grand succès). — XI. Conseils aux mères sur la mtaàèrf d allaiter et d'élever les enfants nouveau-nés ou de réduction physique des enfanttd» premier âge. Paris, 1842, in-8*. Cet ouvrage, très-pratique, eut plusieurs éditions (la 4'eo j 1869). — XII. Tableau des différents dépôts de matières salines et de substamces orgaaif^ ^ qui se font dans les urines, etc. Tableau avec 0g. gravées. Paris, 1838. — XIII. Coun ^ { microscopie complémentaire des études médicales ou anatomie microscopique et pkyéff^ ' gique des fluides de l'économie animale, Paris, 1844, in-8*; Atlas du cours de microtesff* >l exécuté diaprés nature au microscope daguetréotype par A. Donné et L. Foucault; 10 P* )s^ infol. avec texte descriptif. Paris, 1845. — XIV. Traduction du Rapport de Mellonisur^ ] daguerréotype. Paris, 1840, in-8*. — XV. Hygiène des gens du monde, Paris, 181^9, in-lS-^ XVI. Quelques ariides dans la Revue des Deux Mondes. L. H'.

DONOYAN. 589

imOMM (par abréviation de Domïiulds ou Domiuclus). Médecin juif du xième siècle, s'appelait de son vrai nom Sabbatai ber Abraham, comme il le conte dans la préface à son commentaire sur le Livre mystique de la création. naquit probablement vers 913 à Oria, près d'Olrante. Fait prisonnier par les 'àbes en 9!25» il fut remis en liberté peu après, mais ses parents et ses VKshes furent maintenus en captivité. Il étudia la médecine et Tastrologie, . plusieurs voyages, vécut quelque temps à Rassano, où il offrit ses ser* ces à Nilus, le saint, lequel les refusa avec dédain. Il mourut probablement irès 965.

Doooolo a écrit un ouvrage en langue b^braïque, qui n'a été mis au jour qu'il apeo d'années. Cet ouvrage consiste dans l'énumération de 120 médicament, npnintés la plupart au régime végétal, avec la manière de les préparer soit MIT l'usage interne, soit pour l'usage externe. La plupart de ces médicaments nt empruntés à la médecine grecque ou romaine, peu sont d'origine biblique atalmudique; un seul peut être attribué avec doute aux Anibes, c'est le helkh^ éûgnant la gomme ammoniaque ou le galbanum. Cependant l'ouvrage est évienunent original par la conception et l'arrangement de la matière. (Pour plus e détails sur Donnolo, voy. Yirchow's Archiv^ t. XXXVllI, p. 65; t. XXXIX, >. 396; t. XL, p. 80, et t. XLI.) L. U5.

^XOlil (Alfonso-Fraiicesco). Médecin italien, ne le 21 mars iG55, en loicane, étudia la médecine à Sienne, sous Nicola Piocolhomini, et y prit le ;nde de docteur en 1657. Peu d'années après il devint professeur à l'uni vérité de Pndoue, oîi il termina sa carrière le 6 janvier 1724. On peut citer de lui :

L // medico prattico^ cioe délia viia altiva con la quai puo regMani ogni medico che wÊÊmie profestar medicina prallica. Yenezia, 166G, iii-li. — IL Liber de iU qui $emel in Ht eibmm capiunL Venetiis, 1006, in- 13. — III. Hélium civile medicum. Paduie. 1705, %-¥. L. Hîi.'

(E.-O.). Professeur de chimie et de pharmacie à ï Apothecarie's tali de Dublin, membre de la Société royale de Londres et de la Société iaaéenne, habita succei^sivement Dublin et Ix)ndres, publia d'importantes «Ueetions de dessins d'histoire naturelle et plusieurs revues telles que the Botaùeal Review et the NaturalisU Repertoiy, et mourut à Londres le 1*' février 8S7.

Nous citerons de lui :

L EiMMff on IheOrigin^ Procréés and Preêent Slate ofGalvani$m, Dublin, 1810, in-8*. — [.£111^011 tke Minute Parlé ofPlant$, n- 1-4. Ijondon, 1789, in-12. — III. On the Question àeiker AlcoM is a Product of Fermentation or of dùtillation f In Philonoph, Magazine^ lUY, p. 207, 1814. —I Y. On the Nature and Combination of a newly discovered Vegê^ éUAeid, etc. In Philo». Tranêact., t. GY, P. 2, p. 231, 1815. — Y. Autres articles dans iroeoeils périodiques. L. fLn.

mmê^^ÂM (Potion de). Potion contenant 4 grammes de solution iodonemeo-mercuriellef pour 80 grammes d'eau distillée et i6 grammes de sirop B gjuigembre. La solution indiquée, modifiée par Soubeiran, se prépare de la mSèrt suivante :

gniniiiei.

y lodor* trsénieox 1

Bîiodim de mercure 1

Eau disiilMe 98

590 DONZELLINI (Lbs deux).

On délaye les iodures dans un peu d*eau, et Ton ajoute de Teau boaillinte; après solution, on filtre et Ton ajoute quantité suffisante d*eau distillée pour obtenir 100 grammes de liquide. D.

Parmi les Apodes (voy, ce mot), Guvier plaçait un certaiB nombre de Poissons privés de nageoires ventrales que Ton classe aujourd'hui tu* près des Gadcs {voy, ce mot) ; tels sont les Opliidium ou Donzelles et les Fierasfer*

Ces poissons se caractérisent par un corps allongé et comprimé, une tète petite, lin museau court, la fente des ouïes grande, une dorsale très-grande. Chei b Donzelles il existe quatre barbillons qui représentent, en réalité, les nageoires ventrales, légèrement déplacées ; les kirbillons font défaut chez les Fierasfer. Li vessie natatoire des Donzelles constitue un appareil fort compliqué, pourvu d*iiB squelette spécial, mû par un certain nombre de muscles, qui présente oetle curieuse particularité qu'il varie, non-seulement suivant les espèces, mais enoore suivant l'âge et le sexe des individus.

Nous avons deux espèces d'Ophidium sur les côtes de France ; toutes devx habitent la Méditerranée ; il en est de même du Fierasfer imberbe. Certains Fierasfer exotiques sont les commençaux d'Holothuries et se logent dans le tnbe digestif de ces animaux. Il.-E. Sadvagb.

BiBUOGRAPiiE. — CoTiKB. Règne animal, t. II, 1817. — J. MOlleb. Àbh. Ah. WUê, Berlm. p. 151, 1845. — Kaup. Cat, Apodal Fiahet, 1856. — GOsniEa. Cat. FUh. Brit. Mus., t H. p. 376, 1862. — Tàh Beiœdeh. Le commentalUme dont le règne animal. In BulL ÂtÊl Belgique, t. XXYIII, 1869. — Jobert. Élude 9ur les organes des sens. In Annal, é. knat.t t. XVI. p 95, 1872. — E. Nobbau. Histoire naturelle des poinons de la France, t. UL p. 221, 1881. — Cablo Emebt. Le specie del génère Fierasfer del golfo di Napoli e rtfxm limotrofe, 1880. B. S.

BONZELLI (Gidseppe), barou de Djguola. Médecin et chimiste italien du divseptième siècle, naquit à Dîgliola et habita probablement Naples. On cite de lui :

I. Synopsis de opobalsamo orientait et de theriaca, Neapol., 1640, in-4*. — lî. Lié* if opobalsamo, etc. Neapol., 1613, in-4> ; trad. en iial. Padoue,1643, in-4*. — UI. Antidsisffs Napolitano di nuovo reformata e corretto. Napoli, 1649, in-4*. — IV. Teatro farmaceutie». dogmatico e spagirico. Napoli, 1661, 1676, in-fbl. ; Roma, 1677, in-fol. ; Venezia, 1668, 11^ in-fbl. — V. Parthenope liberata, etc. Napoli, 1647, in-4'. L. Us.

DONZELLINl (Les deux).

Donxeillnl (GiaoLAMo). Médecin épidémiographe italien du seizième siècfei naquit à Orzi Nuovi, petite ville du territoire de Brescia, et fit ses études soos la direction de J.-B. da Monte et de Césalpin. Il pratiqua son art avec succès à Brescia, mais il dut, paraît-il, quitter cette ville à la suite d*une controverse littéraire avec Vincent Galzavaglia, qui avait publié un livre contre son m^ Joseph Valdagna (Dezeimeris). Il professa la médecine à Padoue en 1541,^ .peu après se retira à Venise où il acquit en peu de temps une grande rotation. Malheureusement tant en paroles que dans ses écrits il exprimait iTec trop de franchise ce qu'il pensait : aussi fut-il accusé d offense envers la xdh^ divine et surtout la majesté des grands et condamné à être noyé, c L*arrêt barbare des gouvernants et des prêtres, dit Dezeimeris, fut mis à exécution ^ pas en 1560, comme le disent par inadvertance Baylc, Kestner, la Biograf^ médicale, etc., mais probablement en 1580 ».

POPPET. 5»!

D'après d*autres auteurs, ce ne serait là qu*un conte, et Donzellini serait lunrt dans son lit en 1588« à un âge avancé. Sa discussion avec Capivaccio et ifercuriali sur Torigine de la peste de Venise des années 1575 et 1576 Ta rendu célèbre.

On cite de lui :

L EjnMtola ad J. Vaïdanum de nattera^ eausit et etiratiane febris peêlileniis, Venetiis, 1S70, tn-4*. — II. Lihri de natura^ causis et légitima euratione febri* pe$tilenlis apoioçiei, etc. Venetiis, 1571, in-i"*. — III. Etidoxus et Phiialethes adversus calumnian et sophiewuLtm cujuêdam peraonati gui se Evandrophylacteur nominavit apologia. Vei*onae, 1573, iu-i*. — lY. Advereuê ealumnia cujutdam personati pro libro de febre peêtilentia H, Jkmzefliin mpologia. Veronae, 1574, in-4*. — Y. Divers Contilia medica el Epistoiae dans le recueil de Scholz (Francfort, 1508). — VI. Donzellini a traduit le Traité sur la tisane de Galien et publié une édition des Commentaires de Léonard Jacchin eur Rhazès, et les ConsilirnéB son maître J.-B. da Honte. L. Hn.

sIIIbI (Gidseppb-Antonio). Médecin italien de Coscnza, exerçait Tart de guérir à Venise au début du dix-huitième siècle. Il fut partisan de Técole iatro-mathématique, mais sans pousser à lextrême les théories de cette école. L'ouTrage suivant qu'il a publié sur ce sujet est écrit avec une rare élégance :

Symposium medicum, sive guaestio conivialis de usu mathematum in arte medica. Venetiis, 1707, ia-8*; reçus in (iuillelmini operibus. Genevae, 1719, t. II. L. Un.

BOODT (Samuel). Botaniste anglais, né dans le comté de StalTord, mort en 1706. Il devait être médecin ou du moins apothicaire, comme le disent Eloy et JiMsieu. Il a en ciTet publié un mémoire sur Thydropisie de la poitrine : Case <f a Dropgy oftke Breast^ qui parut dans les Philotophical Transactions (t. XX, 1697).

Doody fut nommé en 1695 membre de la Société royale de Londres et eut pour amis des hommes célèbres tels que Ray, Plukenet et Sloane. Il a fait des découvertes importantes en cryptogamie et des additions remarquables au Synopsis de Ray, qui en parle avec les plus grands éloges. Jussiea l'appelait hUer pharmacopœos Londinenses sui temporis coryphœus. L. Hn.

BOPPET (FBANÇOis-ÂMéDÉE). Médecin, littérateur et général français,

d'origine savoisienne. Il naquit à Chambéry, en mars 1753, et mourut à Aix,

«Q Savoie, vers 1810. Sa vie appartient bien plus à la carrière militaire qu*à la

profession médicale; il la passa, en effet, presque tout entière au milieu des

camps, et dans les sociétés républicaines dont il fut un des plus ardents cham-

pions, et, s*il prit à Turin le grade de doctorat, il n*en remplit guère les fonctions.

Llûatoire le montre comme ayant, par ses discours, coopéré à la journée du

10 août, en y sauvant plusieurs Suisses que Ton voulait égorger; elle le suit à

l'Assemblée nationale où il fut envoyé en 1792, inaugurant, le 26 septembre,

le club des Jacobins dans sa ville natale, et faisant tout ses efforts pour réunir

b Savoie à la France. Elle fait son éloge comme général de brigade à Tarmée

du Midi, commandée par Carteaux, comme général en chef de Farmée des Alpes

(1793), réduisant la ville de Marseille à Tobéissance de la Convention, amenant

mi mèDae devoir la ville de Lpn (9 octobre 1793) et y faisant les plus louables

eifivts.pour empocher le pillage et le massacre. Plus tard, Doppet était dirigé

snr Toulon, et y commença sans beaucoup de succès les premières opérations

.de l'investisseoienty pois, opérant contre les Espagnols, il leur enlevait le camp

, de ViUeioogoe, et s'emparait de Dory, Torres, Ribes, Campredon, Saint-Juan-

392 DORËE.

des-Abad^ssas et Ripoil. Resté sans commandement depuis le 28 septembre 1794 jusqu'en 1796, il fut, à cette époque, nommé commandant de Metz. Enfin, nommé, après le 18 fructidor, membre du conseil des Cinq-Cents pour le Mont- Blanc, il vit son élection annulée par la loi du 11 mai 1798. Dès lors il disparut complètement de la scène politique, et ne s'occupa plus que de littérature. Ses publications en ce genre sont fort nombreu^s et roulent sur le roman, le théâtre, la pésie légère et la philosophie. Nous ne pouvons, dans ce Dictionnaire, que rappeler les ouvrages qui touchent à la médecine :

T. Aphrodhiaque externe^ ou Traité du fouet et de ses effets tur te physique de Vammer; ouvrage médico-philosophique, suivi d'une dissertation sur tous les moyens capables inciter aux plaisirs de ramour, par D , médecin de Genève, 1788, in-13. Il y a des

exemplaires qui portent ce titre : Traité du fouet et de ses effets sur le physique. Rws rappellerons que cet ouvrage de Doppet n*est pas une traduction de l'ouvrage de Meibomiiis: De usu flagiorum in re venerea, qui a été imprimé en 1670, puis traduit en français, en 1792, par Uercier de Compiègne. — II. Déclamation contre les vendeurs et dislrUmêOÊn de remèdes secrets, in-8*. — III. Manière d'adminiêtrer les bains de vapeur et les fwm^' toires, Turin, 1788, in-12. — IV. Jje médecin d'amour. Paphos et Paris, 1787, gr. iD-S». —

V. Le médecin philosophe, ouvrage utile dans lequel on troupe une nouvelle manière de guérir, puisée dans les affections de Vâme et la gymnastique. Turin et Paris, 1786, in^. '-

VI. Médecine occulte, ou Traité de magie naturelle et médicinale, Paris et Lausanne, 1790, in-8*. — VII. La Mesmériade, poème burlesque. Paris, 1784, in-8*. — VIII. Des moyens ie rappeler à la vie les personnes qui ont toutes les apparences de la mort. Chambéry, 1785. in-8*. — IX. Oraison funèbre de Mesmer et son testament. Genève, 1785, in-8*. — X. Trsité théorique et pratique sur le magnétisme animal. Turin, 1784, in-8*. A. C

DOBA. DORAfl. DOLBAfl. DURRA. Noms donnés en Egypte à uoe variété du Sorgho^ que Forskaal avait désigné sous le nom de Bolckuê Durrû. On donne aussi ce nom au maïs dans le même pays. Pl.

DOBADE. Voy. Dadradb.

BORADILLE. Quelques botanistes écrivent dauradille. C*est le CeleraA officinarum, dont il est traité au mot CéTéRACH. D.

DOBDO!Vi ou DOBDOMCJS (Gkorgrs). Médecin italien du seizième siècle, né à Plaisance. 11 avait obtenu le bonnet de docteur à Tâge de vingt-trois ans et était professeur de chirurgie à l'Université de Pavie vers Tépociue de la débite du roi François I" près de cette ville, c'est-à-dire en 1525.

On a de lui :

De morbi gallici curatione tractatus quatuor, Annotationes cetitum in simplidum mstt" riam. Papiae, 1568, in-8*. L Hir.

DOBÉE. Parmi les Scombéroïdes (voy. le mot Maquereau), les Dorées ou Zens se reconnaissent facilement à leur corps comprimé, très^haut, de forme ovalaire ; la peau est garnie de très-petites écailles, le ventre est armé fc carènes tranchantes; le long du dos sont de hautes plaques fortement épineuses. La bouche, qui est largement fendue, est extrêmement protractile, la mâchoire inférieure étant à l'état de repos, relevée et placée en avant de la mâchoire supérieure ; la branche montante de l'intermaxillaire, très-développéc, permet la grande extension de la mâchoire supérieure. La première dorsale se proloop eu longs filaments, les ventrales insérées sous l'aplomb des pectorales sont développées; l'anale est armée de quatre aiguillons qui, sauf Je prefflier.

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