DORE MA
rient une épine de chaque côté de leur base. La coloration est d*uu gris jienté, laTé de jaunâtre ; on voit de chaque côté des flancs une large tache iritre, de forme arrondie.
Les vertèbres sont au nombre de 31 à 34. Les mâchoires sont gar-
• d*aiie bande assez étroite de dents en velours; le chevron du vomer le un groupe de petites dents sur chacun de ses angles. La vessie natatoire fort développée, munie de muscles puissants qui peuvent la comprimer; les jnœs, ainsi que les ovaires, sont doubles, les reins sont pourvus chacun d*un stère spécial, qui s'ouvre séparément dans la vessie urinaire. Les ouïes sont geaient fendues et il existe sept rayons branchiostéges et des pseudoinchies.
Mbas avons deux espèces de Zeus sur les côtes de France, le Dorée forgeron mê faber)^ à épine du scapulaire très-courte, à peine visible, et le Dorée à mie armée (Zeus pungio), qui a Tépine de Tépaule aussi longue que le mètre de l'œil.
Le Dorée forgeron, connu sous les noms vulgaires de Poule de mer. Pois- I Saint-Pierre, de Rosse, de Gai, de Poisson Saint-Christophe, est commun
* toutes nos côtes et arrive assez souvent sur le marché de Paris, car sa chair des plus délicates; l'autre espère ne se trouve que dans la Méditerranée. Il
ste quatre espèces dans les mers de Madère, du Cap et du JaiM>n.
H.-E. Sauvage.
louoGHAPHic. — Saltia5i. AquatUium aniinatium hiêtoria^ 1554-1558. — G. Rondelet. tiêtoire entière des pûiêsons, 1558. — G. InvÉ. Systema naturœ^ t. I, 1766. — Ddiamel XosccAU. Traité général des pêches et hvttoire naturelle de» poiiionê qu'elles fourwnt, 1769-1782. — E. Blocii. Ichthyologie ou Histoire naturelle des poissons ^ 1785- >7. — BoxHATEBRR. Icfithyoloçie, 1788. — Lacépède. Histoire naturelle des poissons , 1788- 13. — L. AoAssn. Recherches sur les poissons fossiles^ 1855-1813. — Cdtier et Yalexciexkes. ^mre naturelle des poissons^ t. X. 1855. — Yariiel. An History of British FisheSn i9. — J. Couci. An History of the British Island, 1867. — A. GOnther. Cat^ Fish. British seum, t. II, 1860. — E. Noread. Histoire naturelle des poissons de la France^ t. II, 1881.
^•mF-L*É6L1SE (Eaux mik^rales de). AthermaleSf bicarbonatées ferfoseuses faibles^ carboniques faibles^ dans le département du Puy-de-Dôme, us la commune de Dore-l'Ëglise, émergent quatre sources dont Teau a une lade analogie avec celle d*ARLANC [voy, ce mot). La première est dite de me parce qu'elle sort de terre au milieu du village de ce nom ; une seconde Mm griffon dans une prairie voisine de ce hameau; la troisième se trouve b du Sjut et la quatrième dans un point indéterminé aux environs de Fosse de Josse. L*eau de ces sources, autrefois très-employée en boisson contre ( suites de fièvres intermittentes, de cungestions ou d'hémorrhagies cérébrales Bc paralysies, est à peu près abandonnée aujourd'hui. A. R.
;li<a. Nom donné à la Camelinéjfiamelina sativa)^ dans quelques lesrs anciens. Pl.
WQMMMM. Genre d*Ombelli(ères, établi par Don (in Trans. Linn, Sor., XVf, b; inEdinb. Phil. Mag,, IX, 46), et qui a été nommé Disemeston par Jauberl Speeh (lUuUr. pl. or,, I, 78, t. 440). Il avait été distingué des Ferula [irès desquels on le plaçait, parce que, dans ses inflorescences, les ombeKuleS; lieu d'être réunies en ombelles, sont échelonnées sur les ax^s d'une grappe
S94 DOKËMA.
ramifiée; ce qui donne à ces inflorescences an aspect tout particulier. Mais nous avons montré qu on ne peut accorder à ce caractère une yéritable valeur générique. Les fruits sont d'ailleurs tout à fait ceux d*une Féruk ou d*un Peucédan, avec des bandelettes solitaires dans les vallécules et souvent fort peu épaisses. Comme, d*autre part, depuis la publication dans ce Dictionnaire dès articles Asa PŒTn>A et Férolb, nous avons réuni ces dernièfes au grand genre Peucedanum, nous ne faisons plus des Dorema qu'une sectioD ou sous-genre des Peucedanum. Le type de cette section est la plante qui était jadis considérée comme produisant seule la Gomme^Ammoniaque des oflicines; nous verrons qu'actuellement il y en a au moins une autre espèce à laquelle nous devons une partie de ce médicament.
Le Dorema Ammoniacum Don est donc le Pencedanum Ammoniacum H. Bu. {Disemeston gummiferum Jaub. et Spach). C*est une grande herbe vivace, dont ' la tige atteint 2 ou 3 mètres de haut et 8*atténue graduellement de la base au sommet. Sa portion supérieure est teintée ou tachée de pourpre, principalemeit au niveau des nœuds, et chargée d*abord d'un fin duvet blanc qui se diticbe facilement. Ses branches latérales s'échelonnent tout autour d'elle, au nombie d'une douzaine, de façon à donner à l'ensemble une forme pyramidale. Les feuilles sont peu nombreuses; quatre ou cinq d'entre elles sont basilaires. Leur pétiole se dilate inférieurement en une large gaine, et leur limbe est bi-tripiooé, à pinnules irrégulièrement oblongues, triangulaires, ou les latérales subtnpézoldales, aiguës ou un peu obtuses au sommet, plus ou moins obliquemeat coupées à la base et comme décurrentes sur les nervures. Sur la tige, les feuilles sont espacées en petit nombre, réduites à de larges gaines embrassantes, de couleur pâle, souvent réfléchies au sommet, qui porte un limbe plus ou moins rudimentaire ou en est dépourvu. Les fleurs sont groupées en petites inflorescences, échelonnées sur les. côtés de l'axe principal, stipitées et représeotiat chacune une ombellule globuleuse, couverte d'abord d'un duvet blanchâtre. Les pétales sont blanchâtres, et l'ovaire est couvert d'un épais duvet. Le froit est courtement stipité, ovale, très-comprimé parallèlement à la cloison, lainon ou glabre; à méricarpes aplatis, souvent tordus, d'un brun pâle, bordés df Jaune, avec des bandelettes solitaires dans chaque vallécule, et deux qui répondent à la commissure.
Cette plante habite la Perse austro-occidentale, surtout près de Yedekbâ8t,et s'étend jusqu'au nord du pays, au travers du Kohistan et du Korassan, notamment aux environs d'Hérat et à Gorion où elle a été observée à une altitude de j 4000 mètres, puis dans les plaines arides qui bordent au sud la mer d'Ânl- j Elle a été introduite en Europe et se cultive quelquefois dans nos jardins boU" j niques. Jeunes, ses feuilles sont entièrement blanchâtres, et la plante, sxa\ffA \ quand elle est frappée des rayons du soleil, dégage une légère odeur de gonuneammoniaque.
Toutes les parties de cette espèce sont gorgées d'un suc laiteux qui s'dcool^ en abondance, à certaines époques, par les plus petites incisions. On dit çfkA s'échappe de la tige, non par des plaies faites de main d'homme, mais par des piqûres d'insectes. Nous avons récolté sur la plante cultivée dans noa jaidffl' une petite quantité de ce suc. En Perse, le liquide exsudé se concrète sur b ^ tige elle-même, ou bien tombe et se solidifie sur le sol ; il constitue aiasi des |^ larmes de gomme-ammoniaque, qui sont récoltées à la fin de juin, conservée^ j- ^ dément ou rapprochées en masses, puis envoyées à Ispalian» ou dans riDde« '
exportées ensaite par le port de Bombay. Il paraît qu'une certaine quantité Aire aussi en Europe par la voie d*Âstrakan. I^e fruit, attaqué par des insectes, Mnt aussi donner de la gomme-ammoniaque ; on le voit souvent mélangé au irodnit dans certaines sortes qui arrivent de Bombay.
htDorema Aucheri Boiss. (D. rabustum Lorr. — D. Ammoniacum Loft., nec bu) est le Peueédanum Aucheri H. B!«r. Cest une espèce voisine de la précéente, et qui s'en distingue surtout par ses tiges moins élevées, les divisions lot âroites de ses feuilles, leur couleur plus sombre, des fleurs à pétales limes et des fruits ovales-oblongs, longuement stipités, avec des bandelettes ndles ou peu visibles dans la commissure. Celte espèce est répandue aux envixm» d'Ispahan et dans les provinces occidentales de la Perse. Elle donne, dit-on» le très-bonne gomme-ammoniaque, en larmes plus petites et plus colorées que oelie du Peueédanum {Dorema) Ammoniacum, H. Bu.
— Bebg et ScHM., Darst, offic, Gew., t. 26, c, e, — Bewtl. et Trim., Med, n. 130 (i3!). — U. Bit. Hiit. des plant., TU, 99, fiç. 88; TV. bot, médic, phanér,, MB, flg. S856. H. Bk.
(AïoiRÉ). Médecin allemand, né près de Henneberg, le 24 mars 1557, nça docteur à Bàle en 1584, puis nommé professeur de médecine à Leipzig et ■édecin de Christian II, électeur de Saxe, mourut le 26 avril 4622. Il est Tutear de plusieurs opuscules parmi lesquels nous citerons, d*après la Biogra-fUe médicale:
Ofpi tm9 h Mtmhf rpvfiLOLron xxrà rov *liritoxparyiv . Bftle, 1584, in-4*. L. Hs.
IEIJM9. ASCIETVTEURS (IIVGIÈNB PROFESSIONIIBLLB ). A. Dorcorf.
Ln divers procédés de dorure comprennent la dorure au feu et au mercure, la dmre par voie humide ou au trempé, la dorure par Félectricité ou galvanique, h dorure à la feuille.
L DoRoaa au mercure (Doreurs sur métaux). Ce procédé, qui n'est applicMe qu*aux métaux attaquables par le mercure, tels que le enivre, l'argent €t les alliages de ces métaux (bronzes ou laiton), consiste à enduire le métal ù teer d'une couche d'amalgame d'or qui est ensuite décomposé par la chaleur pour en chasser le mercure.
Od peut diviser en quatre parties les opérations de la dorure au mercure : 1* la préparation de l'amalgame d'or; 2<^ la piéparation des pièces et bronzes; 9 l'application de la dorure ; Ai^ la mise en couleur et brunissage.
a. Préparation de V amalgame d'or, 1/amalgame employé renferme environ im tiers d'or et un tiers de mercure. On le prépare en versant du mercure lor de minces l&mes d'or placées dans un creuset chauffé au rouge, et en braslUt le tout avec une tige de fer jusqu'à dissolution complète de Tor. L'amalpaie, versé dans l'eau, se sépare à Tétat pâteux de l'excès de mercure qu'il contient, et dont on le prive totalement en le comprimant dans une peau de Attnois. Selon, du reste, qu*il est destiné à la dorure de l'argent ou du bronze, 'aaialgâme est préparé à l'état plus ou moins liquide, c'est-à-dire qu'on y laisse ilos on moins de mercure en excès.
Gstte préparation de l'amalgame d'or est une opération qui présente des angen sérieux pour la santé des ouvriers. Chaque ouvrier, en effet, préparc li-méme l'amalgame qui lui est nécessaire et se trouve ainsi directement mmis à l'action du mercure.
b. Préparations des pièces et bronzes. Avant d*être dorées, les pièces subissent diverses opérations : le recuit ou chauffage au rouge et refiroidissemcnt àTeau, qui a pour objet de détruire les corps gras dont elles pourraient être recouvertes ; le dérochage ou passage au bain acidulé, afin d'enlever foxyde formé par le recuit, et le décapage ou passage des pièces dans Taeide nitrique additionné ou non de sel marin, qui a pour but de les nettoyer entièrement. Pendant ces préparations, les ouvriers sont exposés à tous les inconvénients do contact avec les acides et de Tinbalalion de vapeurs irritantes. Ces inconvénients ont été étudiés aux articles Décapagb et Dérochage de ce Dictionnaire : noosn*y reviendrons donc pas ici. Quant aux mesures de précaution à prendre, ell» peuvent se résumer dans les conditions générales suivantes : 1* Munir d*un vitrage mobile la botte sous laquelle se font le dérochage et le décapage, de manière que les vapeurs acides ne puissent se répandre dans l'atelier ; au beioiii activer le tirage par un fourneau d*appel ; 2<* ventiler Tatelier de décapage et fermer ses ouvertures sur les propriétés voisines ou sur la voie publique; 3^ rendre le iol de Tatelier imperméable ; 4"* diluer dans deux ou trob bu leur volume d*eau ou neutraliser les eaux acides provenant du dérochage.
c. Application de la dorure, La pièce ayant été lavée à Feau et séchée i la sciure de bois chaude, on la frotte avec un gratte-hosses (pinceau de fils de laiton) que Ton trempe d*abord dans une dissolution de nitrate acide de mercure. Avec l'extrémité du gratte-bosses on prend Tamalgame d'or sur un bloc en bois où on l'a étendu, au doigt, en couche assez mince. Cette opération est répétée autant de fois que cela est nécessaire pour que la pièce soit entièrement recouverte.
Après un lavage à l'eau et un séchage, l'objet à dorer, qui a pris la ocmbar du mercure, est placé sur un feu de charbon de bois et porté à une températore suffisante pour volatiliser le mercure. C'est ce qu'on appelle le passage h is forge.
L'ouvrier qui l'exécute doit retourner très-souvent la pièce pour qu'elle chauffe régulièrement. 11 lui faut aussi la brosser fréquemment, au mojea d*une brosse de crin, s'il s'agit d'une pièce en bronze, ou la cotonner^ frotter avec un tampon de coton cardé), dans le cas où l'objet est en argent; k tout afin d'égaliser le plus possible l'amalgame d'or qui, sous l'action de h chaleur, coulerait sans cette précaution et donnerait une dorure d'épaiseeor inégale.
Après le passage à la forge, la pièce à dorer est d'un jaune mat, très-pàle, T^ qui la recouvre contenant encore un peu de mercure. On lui fait alors sabif le poussage au feu. La pièce lavée et gratte-bossée est de nouveau chauffito» mais cette fois plus fortement, et sans être brossée.
L'application de l'amalgame d'or par le feu est une opération des plus dangereuses pour les ouvriers, en raison des vapeurs mercurielles qui se dégageai pendant l'opération.
L'influence nuisible de ces vapeurs se manifeste pour les ouvriers doreurs pir un tremblement qui va jusqu'à les empêcher de porter leurs aliments à h bouche. La plupart sont hâves, chétifs, en proie à une anhélation marquée. Ib ont les gencives irritées, tuméfiées, et les dents souvent déchaussées, acâdeoli parfois portés à un degré extrême du mercurisme professionnel (voy. tf^ Maladies mercurielles).
Quelques-uns présentent sur les mains et les avant-bras des éruptions vësicolo-
es et parfois aussi des bulles de riipîa. D*aulres fois on renconlre des afoaiques que le contact des acides a contribue à développer et rend loareuz.
oâdents professionnels presque inévitables auxquels sont exposés les au mercure constituent la principale raison qui fait que ce mode de end à disparaître de plus eu plus.
vrai de dire, toutefois, que les précautions apportées dans les opéra-
lortoul dans le passage à la forge des pièces peuvent prévenir en grande j
Il inconvénients que nous avons signalés. j
re part» les procédés ont pu être modifiés de façon à se passer complète-
Nir ainsi dire, de la présence de Touvrier. Tel est, par exemple, le procédé
lafresne, mis en usage par Masselotte (de Paris). Dans ce procédé, on
mploi de la solution mercurielle en introduisant les objets à dorer dans
basique d'un sel de mercure. On les met en communication a^ec le
d*nne batterie galvanique et on laisse le courant se produire jusqu'à ce
objets soient complètement recouverts de mercure. Ensuite on les dore
bain très-riche et on les introduit de nouveau dans le premier bain où,
ofluence du courant électrique, ils se recouvrent d'une seconde couche
nire. EnCn, pour volatiliser le mercure, on expose les objets dans un
mi d'une porte de verre que Ton peut fermer. Cette opération n'exige
Aoe d'aucun ouvrier.
les procédés ordinaires, le principe d'hygiène préservatrice consiste à >r la dorure au feu d'après le système d'appareil inventé par d'Aroet. 6, Ravrio, un des plus célèbres fabricants de bronzes dorés, fonda un 5000 francs, qui devait être décerné par l'Académie des sciences au r travail sur les procédés propres à préserver les doreurs des accidents s ils sont exposés. Ce prix fut remporté par d'Arcet, qui imagina sa
^position adoptée, et qu*il importe de prescnre, consiste à placer le feu paillasse d'un fourneau (ibrge) recouvert d'une hotte communiquant e cheminée assez élevée pour assurer un fort tirage, et muni d'un rideau lavant s'abaisser jusqu'à 2 décimètres environ de la paillasse, de telle œ l'ouvrier, tout en étant à même de surveiller son travail, ait seule- • mains engagées sous la hotte.
Hrescriptions d'hygiène individuelle seront les suivantes :
prévenir l'absorption cutanée du poison, on fera porter aux ouvriers s à la forge un vêtement de travail spécial susceptible de fréquents et
rinçages ; on leur donnera des gants de cuir ou de caoutchouc. Quant ns de propreté corporelle, ils sont indispensables : ablutions fréquentes, des mains et de la bouche avant de prendre les repas (toujours hors des ), bains généraux, etc. Mais, dès que des accidents mercuriels auront été hf la première chose à faire sera de soustraire l'ouvrier malade à tout nuisible.
Mise en couleur et brunissage. Après le poussagc au feu. For mis comsnt à nu conserve néanmoins un ton vcrdàtre. Pour lui donner la couleur onoé» un pen rouge, exigée par le commerce, on procède à la mise en
i eCTet, la pièce gratte-bossée est recouverte d'une pâte épaisse formée ronge et de salpêtre délayés avec de l'eau, puis portée sur un feu de
charbon un peu vif. H convient alors de la laisser refroidir, de la nettoyer à l'en et de la gratte-bosser pour voir apparaître le ton or moulu. .
Si Ton désire obtenir le ton or mat, on recouvre la pièce avec vlxïb pâte compoiée de salpêtre, d'alun, de sel de soude et d'eau ; après Tavoir fixëe à Textrémité d\io mandrin de fer, on la laisse sécher et on la soumet à un feu assez vif pour m^ duire la fusion de cette composition : à ce moment, on la plonge rapideoient du» Teau froide, afin de la dégager de 1 espèce d*ëmail qui Tentoiire; «n finit de la nettoyer aveo le gratte4>osse, et on la fait sécher dans la sciure.
La dernière opération est celle du hrumMoge. Elle est pniiquëe aussi Vm sur Tor moulu que sur lor mat, et elle est destinée à donner à certaines pièees ou à certaines parties des pièces Téclat métallique. Geloi-ei s'obtient ea frottai énergiquement avec un brunissoir, qui est le plus souvent un morceau d^acier de forme appropriée.
Cette dernière partie des opérations de la dorure au mercure n*a guère d*ift* oonvénients pour les ouvriers. Toutefois il nous faut signaler l'action des poo^ sières et surtout l'influence du brunissoir sur la foraiaticn de calbsités ci bourrelets dans la paume de la main, et sur la maniSsétatiiMi de troubla musculaires ou spasmes fonctionnels : oe qui constitue la crampe des hnt» niêseure.
II. DoBURE àxj TREMPÉ. La doTUTç au trempé se pratique en plongeant I9 objets dans une solution étendue de chlorure d'or ou dans un mélange bouiUiil d'une solution de chlorure d*or étendue avec une solution de carbonate de sodium ou de potassium, ou encore de pyrophosphate de sodium. Les pièM en cuivre ou en bronze subissent préalablement les opérations de dérodiigi et de décapage; le fer et l'acier sont d'al)ord- attaqués avec de l'acide aa)ti(|tf, puis enduits d'une solution de chlorure d'or dans Téther chauffé.
Les ouvriers sont encore ici soumis à tous les inconvénients des vapeurs et des solutions acides.
Le contact habituel des liquides acides entraîné de la desquamation des raiias» une inflammation chronique des couches superficielles du derme se manifetint à la région palmaire par une éruption psoriasiforme et à la région dorsale pir des crevasses, des gerçures et de la perversion de nutrition des oogl0
(voy. DéCAPAGR).
Les prescriptions d'hygiène sont celles que nous avons déjà données.
III. Dorure galvanique. Les objets de cuivre, de bronze, de laiton, etc., destinés à être dorés par voie galvanique, doivent préalablement subir toutei les opérations du décapage : d'où encore ici une première série de prescripliofli hygiéniques toujours les mêmes.
Les objets d'art en zinc, tels que sujets de pendules, statuettes, etc., soil d'abord recouverts d'une couche mince de cuivre dans un bain alcalin de cjanoit de cuivre et de potassium. On augmente ensuite l'épaisseur du cuivre dans 0 hain de galvanoplastie ordinaire.
Les pièces une fois préparées sont plongées dans une auge coirtenant (is cyanure d'or dissous dans du cyanure de potassium.
Le fil métallique suspenseur de la pièce est en communication avec le pA positif de la pile. Un deuxième fil métallique communique avec le pôle négitifi et se termine dans l'auge par une lame de platine ou mieux par une lame d'or, dont la dissolution maintient toujours égale la richesse du liquide en or. L'op^ ration de la dorure est rapide, et, pour qu'elle se produise d'une manière ooi*
rme, TouTrier tient plongée lui-même la lame de platine ou d or et lui iprime un mouvement de va-et-vient dans la dissolution. Le point sur lequel nous devons appeler l'attention, c*est la quantité consind>le de cyanure de potassium qui est employée dans la dorure galvanique. Les ouvriers Tont parfois à leur portée, sans que les industriels songent à la ave responsabilité qui leur incomberait en cas d'accident ou de crime. Indépendamment de Taclion directe que le cyanure de potassium peut exercer r ion contact avec des parties irritées présentant des érosions ou des crevasses, 1 plus grand danger réside dans le dégagement diacide cyanhydrique en ésenod de solutions de chlorure d*or contenant de Tacide libre. On sait en :et que cette solution se forme en dissolvant Tor dans Teau régale. On a prose certains procédés pour prévenir c^l inconvénient.
Quoi qu'il en soit, on ne saurait trop rappeler aux industriels que la loi leur Bserit la surveillance dans Temploi d*unë pareille substance, et qu'ils la ivent toujours tenir dans un lieu sûr et fermé à clef.
Dn inconvénient provenant du fonctionnement des piles consiste dans la proctioo des vapeurs irritantes. Dans certaines circonstances il se dégage une quan- 6 assez notable d'hydrogène. Ici, comme dans les bains acidulés employés pour décapage des pièces, il sera bon de s'assurer de la pureté des acides usités, en
rappelant que l'acide sulfurique et même l'acide chlorhydrique impurs nvent contenir des traces d'arsenic.
IV. DoRURi: A LA FBCiLLE (DoREURs SUR Bois). Lcs dorours sur bois se nrent de l'or réduit en feuilles par le battage, qu'ils appliquent sur les objets I mojea du brunissoir. Au point de vue du mouvement (irofessionnel, il y a me à tenir compte chez ces ouvriers de tous les inconvénients du brunissage.
Vais les opérations préalables à l'application de ces feuilles, qui consistent à Mmer aux objets ce «[u'on appelle des couches d'impressiou au vernis, peuvent révoquer des accidents d'intoxication saturnine. Ce vernis est en effet composé e blanc de céruse et de Utharge détrempés dans l'essence de térébenthine* On filera tout accident saturnin en remplaçant ce vernis toxique par un simple ndnit de colle et de craie.
B. Argenieurf. L'hygiène professionnelle des argenteurs est absolument die des doreurs. Les considérations que soulève, à ce sujet, la technique indusrielle, sont identiques à tous égards. C'est ainsi que les divers procédés d'argen- 4U% des métaux comprennent : 1° l'argenture par le feu, ou au moyen d'un unalgame d'argent ; 2® l'argenture par voie humide ou au trempé ; 3^ l'argen- :Qre galvanique ; 4** l'argenture à froid. On peut donc rap(x>rter aux argenteurs ^t ce qui a été dit pour les doreurs en ce qui concerne les inconvénients de la jirofession et les mesures d'hygiène à prescrire.
C. Nidiefeiirs. Le nickelage, industrie qui a pris, depuis quelques années, m certain développement, se fait, soit à la température ordinaire en plongeant a pièce dans une solution de sulfate de nickel, soit en ajoutant à la solution de lickel nne très-^faible quantité de carbonate de potasse, et en portant le bain à rébailition.
Dans un rapport relatif à un atelier de nickelage, M. Boussingault dit, à propos l'nstensiles de coisine qu'il a rencontrés, que le nickel est attaque par les iddes» et par conséquent que les cuillers nickelées pourraient, en contact aver iertaios aliments, amener la formation de sels dont l'innocuité n'est pas établie.