‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 28 sur 75 · L. Us · texte numérisé non relu

L. Us

^KOWIC OU DORO^îiQCE. Doronicum L. Genre de plantes Dicotylédones appartenant à la famille des Composées, à la tribu des Gorymbifèrcs.

Tçl qu'il avait été établi par Tourncfort ce genre comprenait non-seulement les Doronicum de Linné, mais aussi les Arnica, et peut-être faudrait-il revenir àœite extension du genre. Il n*y a, en efTet, entre les deux genres» d*autre$ eiractères difîérentiels que la forme de Tinvolucre 'et la présence constante, dans les Arnica, d'une aigrette sur tous les fruits aussi bien de la circonférence qoe du disque.

Il a été déjà question des Arnica (voy. ce mot), il ne s'agira ici que des Doronicum proprement dits, caractérisés par un involiicre à folioles égales, bisériées, étalées. Les capitules sont composées de fleurs centrales (fleurons du lisqne) tubuleuses à 5 dents, hermaphrodites, et d'une rangée de fleurs femelles, ignlées et rayonnantes. Les fruits sont des achènes oblongs, côtelés : ceux du liiqae portent des aigrettes, ceux de la circonférence sont nus ou presque nus.

La seule espèce intéressante dans ce genre est le Doronicum Parddlianches MTilld.y qui croit dans les bois des montagnes subalpines en France, en Suisse, lans l'Europe centrale. C'est une belle plante, à souche charnue, traçante, à ige haute de 50 à 60 centimètres, peu feuillée, simple, ne portant qu'un aipitule, ou rameuse supérieurement. Les feuilles sont molles, pubescentes, Téoelëes-dentées ; les in!érieures, ovales cordiformes, obtitses, longuement létiolées ; les caulinaires moyennes brusquement contractées, embrassantes et toriculées ; les supérieures ovales et sessiles. Les capitules sont grands, comme seox du souci des jardins, longuement pédoncules, d'une belle couleur jaune. Les fruits du disque sont velus, ceux de la circonférence glabres.

Le nom de pardalianches (étrangle- panthère) donné à cette cs|>èce lui a fait attribuer des propriétés vénéneuses, qui n'ont cependant pas été établies d'une

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manière positive. On a dit que les Anciens s*en servaient pour empoisonner les animaux féroces, qu'ils faisaient combattre dans les cirques : mais s*agit-il réellement d'une plante de ce genre? n'est-ce pas plutôt d'une Aconit qu'il s'agit? Les expériences directes, faites au dix-septième siècle, ont donné des résultats contradictoires : Hatthiole dit avoir tué un chien avec 4 gros de h racine; Gessuer, d'autre part, dit en avoir avalé 2 gros sans inconvénient sérieux; il a aussi mangé des feuilles de la plante sans en réprouver aucun accident.

Au point de vue thérapeutique, la racine de Doronic a été vantée par les auteurs tels que Camerarius, Lobel, etc., comme un alexipharnxaque : Gessœr la conseille contre les vertiges et raconte même que les danseurs de corde en prenaient à son époque pour exercer leur talent ; on l'a également prescrite contre l'épilepsie; enfin, les médecins anglais l'ont employée à la dose d'un gros comme emménagogue.

Le Doronic de plusieurs auteurs paraît être, non le Doronicum Pardaliancha, mais le Doronicum scorpioides Wild. (Arnica scorpioides L.), dont plusienrs botanistes ont fait un ^rontcum, sous le nom d'Aronicum scorpioides Koch. C'est la plante que paraît désigner Lemery, dans son Dictionnaire des drogues simples;

c'est à elle que Sprengel rapporte le eqXv^vov de Tliéophraste et VAconùm

pardalianches de Hatthiole. La plante a une racine noueuse, terminée en qneie de scorpion, une tige simple, les feuilles dentées, les inférieures pétiolées, ovales, tronquées ou échancrées à la base ; les supérieures ovales ou oblonges, embrassantes, un grand capitule jaune. En tous cas, on donne parfois cette racine pour celle du pardalianches, de même que celle du Doronicum pbudor gineum^ espèce fort voisine du Pardalianches^ qui croit dans les taillis nontueux. Pl.

Bdlioqraphu. — Théopubaste. Hist. Planlar., IX, 19. — Hatthiole. Comment. Dioieond.t 762. — Liîfif*. Gênera, 959. Speeie$, 1247. — De Gakdolle. Flore française^ !V, 173. —Sudgel. HUloria Uei herbariœ, I, 102-150 et 513. — M£rat et de Leks. Dict. Mat. méd.^ II, ^0. — Lexsbt. Dict. des drogues^ 322. Pl.

DORPE (Jean-François van). Médecin belge, né à Herseaux (Flandre occidentale) le 17 février 1757, était le petit-ûls d'un chirurgien estimé. 11 fut d'abord l'aide de son grand-père, puis, en 1777, il se rendit à Paris ponr étendre le champ de ses connaissances; mais, privé de ressources pécuniaires» il dut se faire infirmier dans un hôpital pour vivre. Il déploya, dans cette oaodeste condition, tant de zèle et d'intelligence, qu'il attira sur lui l'attention te chefs de service, qui lui confièrent le pansement des malades tout comme sll avait été élève. Il obtint bientôt la faculté de suivre gratuitement les cours <k chirurgie. Après deux années de travail opiniâtre, il subit en 1779 avec distiD^ tion l'examen d'aspirant chirurgien et obtint peu après le titre de maître en chirurgie. En 1780, il vint se fixer à Courtrai où il acquit presque dès ses débuts une nombreuse clientèle. Le 4 novembre 1791, van Dorpe alla acqu^ à Douai le titre de licencié en médecine et soutint à cette occasion une thèse intitulée De asihmate. Il s'était chargé en outre de l'éducation médicale (k son frère et eut la satisfaction de le voir agréé maître en chirurgie à Courlrti en 1787.

Van Dorpe a communiqué à la Société de médecine de Paris plusieurs mémoires, un entre autres Sur la rétroversion de l'utérus^ qui reçut un accueil

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