‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 27 sur 75 · DORINE · texte numérisé non relu

DORINE

n y aurait même lieu, selon lui, de croire que ces sels sont toxiques. C*est ainsi que Tupputi aurait constaté que, donnés à des chiens, ces sels proToqueraient des vomissements violents avec symptômes convulsifs, ce qui a été confirmé par Gmelin.

Il y a donc ici un point d'hygiène alimentaire sur lequel rattention doil être portée. Alexâkdrb Latet,

Bibliographie. — Trébocbet. Rapp, du Conê, d'hygiène de la Seine de 1849 à 1858. — Latbt [k,). Art. DoBBURS et Buoutibrs in Hygiène det indu$lrie$ et profuiiom. Paris, 1875.- Wagnbb et Gadtibb (L.)* Chimie induêlrielie^ 1. 1. — Bbsahços (P.). Happ, gin, eut leiUwmat du Conteil d'hyg. publique et de talubr. de la Seine de 1872-1877. Parts, 1880-1881.

DOBGEVAli-BUBOUGHET (L.). . Né à Lyou vers 1795, commença les études médicales dans sa ville natale et y fut chirurgien interue de riIôtel-Dieu, puis vint compléter son instructiou à Paris, oîi il prit le diplôme de docteur le 20 décembre 1821. Il se fixa ensuite à Lyon, où il devint membre de la Société de médecine et de TAcadémie delphinale, puis inspecteur-adjoint des eioi thermales de La Hotte-les Bains (Isère), etc. Il consacrait ses loisirs à des étudei d*histoire naturelle. Vers la fin de sa carrière, il ne pratiqua plus son art que pendant la belle saison. Il succomba en avril 1855 à une afiection cbrooifiie des poumons. « Le docteur Dorgeval-Dubouchet, dit Caffe, honorait notre profession par la dignité de ses mœurs, Télévation de son caractère, et par nae instruction peu commune. » Nous connaissons de lui :

I. Esiai iur la topographie phyeigue et médicale de la tnlle de Ijyon, Th. de Paris, 1SSI, in-4*. — II. Guide du baigneur aux eaux thermaleê de La Meite-leê-Dainê^ prèe GrembU. Lyon, 1849, in-8*, 1 pi. — lil. Maladies de l'utéruê et de tes annexes. Observetim recueillies aux eaux thermales de La Motle-les-Bains, près Grenoble. Lyon, 1852, iii-8*. — IV. Le cfèoléra-morbus en Angleterre ^ en Ecosse et à Paris. ^ L. H'.

DORIED. On donne ce nom en Perse à une Centaurée de la section da Chaiisse4i appes (Calcitrapa)^ dont la racine est acre. Olivier nous apprend que la poudre est employée pour détruire la vermine, comme chez nous la stapbysaigre. De plus, les feuilles contuscs, appliquées sur la tête, guérissent certain» céphalalgies. Pl.

DiBLioGBApBiB. — M<RAT et DB Lcxs. Dîct, Mat, méd,^ II, 670. Pu

DORI^E. Chnjsosplenium L. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Saxifragacées.

Ce sont des plantes herbacées, à feuilles alternes ou opposées, dont les flenn n*ont qu'un périanlhe simple, adhérant inférieurement à Tovaire, portant 4 lobei au limbe. Les étamines sont au nombre de huit, et Tovaire unioculaire est SQ^ monté de deux styles. La fruit est une capsule à une seule loge, à deux beos, s*ouvnint en deux valves.

La plante intéressante du genre, qui porte plus spécialement le nom de Uori^ est le Clirysosplenium altemifolium, nommé aussi Saxifrage dorée, Creutu^ doré. Hépatique dorée. Ses tiges tendres, succulentes, de 10 à 15 cenlimètrei de long, sont débiles et couchées. Les feuilles radicales sont pétiolées, orbiculairei rénifornies, les caulinaires réniformes, alternes ; les supérieures supportant les fleurs, qui forment un corymbe plan dichotome, de couleur vert-jaunAlre ou

DORING (Les deui). 401

jaone doré. De là les noms Taries qu*on lai donaeetqui rappellent cette couleur dorée.

La donne a été donnée comme diurétique et apéritive, et à cause de cela employée dans les obstructions des divers viscères et en particulier des reins et du foie. C*e8t cet usage qui lui a valu le nom de Chrysosplenium^ traduction en grec ai Hépatique dorée, Aujourdliui la plante est tombée à peu près en désuétude. Cependant les paysans des Vosges remploient, paralt-il, encore sous le nom de CresMon de roche.

On la trouve dans les lieux ombragés et humides des régions montagneuses.

Le Chrif$o$p!enium oppoiitifolium L., qui ne difTère de la Dorino que par ses feuilles opposées, doit avoir à peu près les mêmes pronnétéi.* - .^ Pl.

BrauMBAran. — Li!(!i£. G«/iera, 558; Speeiei, ^(^9, — l^^^'^yi'^^cit^tyi^é^^fL'^i. — IN Caudolls. Flore flramçaise, 5597. — Guncnt et Godkoji. FUtre^^fSnce, vO(^.'^^-Ï|£iiat et BB Lois. Did. Mat. méd.. Il, 274. f:^ >. "^T

b6b1!«C3 (Les deux). ^^ ^ '. 7

BftrtBff (Hichael). Mt^ecîn allemand, Télève et iSimi/^^ipkbrïGe de Hilden, naquit à Breslau vers 1580, fut professeur de médecine k<}Ii^éÀ, tu^ médecin pensionné de sa ville natale et attaché au prince de Lichlenstem'en qualité de premier médecin. Il mourut à Breslau en 16i4. Sans être un partisan fanatique de Paracelse, il sut, à Texemple de Gonlhier d'Andernach, reconnaître et tnetUre à proût ce qu*il y avait de bon dans les théories chimico -thérapeutiques du célèbre réformateur. On a de lui :

I. De febrium nutlignarum euralione in génère. Basileae, 1007, in -4*. — H. De ttatu wemtro morbarum in génère et morbii ab intempérie in ijtecie. Giitsae, 1610. — III. De

wtedietna et mediài adversui iatromaUiga» et pêeudomedicoM lihri IL Gissae, 1611. in-8*.

IT. De herniae uterinae atque hanc jutto lempore eubtequentii parluê caeitarei historia. Vitebergae, 1612, in -4^. — V. Aeroama ntedico-phUoiophicunt de opiiueu, qualitate, eale^ fdemtm, tirlute narcotiea et iftêmn carrigendi modo. lenae, 16S0, in-8«. — Vi. Diatribe de epêtmieeimo iyriaeo^ aegyptio, tolutano et europaeo. lenae, 1620, in-8*. — VII. Nicoiai VÉlont mithridatolechniam adnotûtionibuê et controvereits locupletam edidit Dœring. lOHe, 1620, in-8*. — VIII. Faecieutue quorumdam tractatuum de peete, etc. Brieg, 1(141, i«-4*. — IX. Plusieurs mémoires dans les Centuries d'observations chirurgicales de Fabrice de HUden. L. Un.

BArlaïf (SEB.iSTiAN-Jo]iA!fN-LrnwiG). Né à Cassel, le 2 octobre selon les uns, le 24 mai selon d*autres, de Tannée 177.1, prit le bonnet de docteur à Marbour^ €0 1792, puis fut nommé professeur extraordinaire de médecine à Herbom en 1794, et quatre ans après professeur ordinaire ; le prince d*Orange lui conféra a 1801 le titre de conseiller aulique et une médaille d*honneur en or, puis en U14 il devint conseiller sanitaire de la principauté de Dillenburg, enfin en 1818 piisa à Wiesbaden avec le titre de conseiller sanitaire suprême et de membre oriioaire du gouvernement ducal de Nassau. Dôring accepta en outre, en 1831, li eliarge de médecin des bains d*Ëms; c'est dans cette dernière ville qu'il iDounit subitement d*angine de poitrine le 7 juillet 1835. On a de lui :

L tn Bippoeratiê doetrina de vomitu optimum êemioticee exemplar. Marburgi, 1792,

n-8*. — II. Kuner Unterricht ûber die Schuisjwckrn. Ileiboni, 1801, in-8*. —

Ifl. KrUiêcket Repêrtorium der auf in- und autlàndiMchen hôheren Lfhranttalten vom Mre 1781-1800 herauêgekommenen Probe-' und Einladungackriften am dem Gebiete der ÂrmtefgeUkrkeit und Naiurkunde. Ilorborn, 1803, in4*. — IV. Il a iraduil en allcmaihl fhitieun oovrages latins, français et hollandais, et un grand nombre de revues critiques ^Hit les recueU» médicaux. L. lin.

Mcr. FK. XXX. "i^

403 DORN (Les deux).

DORIOW. Un des noms donnés au fruit de VAnona murieata L. (vo^. Anonk). Pl.

DOBifli {Doris Lamk). Genre de Mollusques-Gastéropodes, du groupe é» Dermatobranches et de la famille des Doridés, dont les représentants sont parés, pour la plupart, de couleurs variées, souvent très-vives. Leur corps est m, oblong, cobvexe en dessus et toujours couvert de tubercules de grosseur et de forme variables. 11 est consolidé par un feutrage de spiculcs calcaires fonmat une sorte de squelette intérieur. La tète, peu ou point distincte, est pourvue de quatre tentacules courts et contractiles, dont deux supérieurs, en forme de massue, et deux inférieurs, arrondis ou coniques, situés sons le rebord antérieur du nmteau et sur les côtés latéraux de louverture buccale. Sur la partie postâieure do dos sont situées des branchies piumeuses saillantes, constamment symétriques, et souvent rétractiles, entourant rorifice anal.

Ces Mollusques sont hermaphrodites. On en connaît un assez grand nombre d'espèces répandues dans presque toutes les mers du globe. Le D. limbata Oit. se rencontre assez communément sur les côtes de Tocéan Atlantique et de b Méditerranée. Les D. tuberculata Guv., D. tomentota Cuv., D. biseagamt Fisch., D. seposita Fisch., D. eubalia Fisch., etc., au contraire, paraisseot habiter spécialement Tocéan Atlantique. Ed. LsFÈvaB.

BOBN (Les deux).

Dorn (Gerhard). En latin Dorn^us ou Doriveus, vivait vers la fin duseiziène siècle. Il habita successivement Francfort, Strasbourg et Bâle. C*est tout cequ'oa sait de sa canîère.

Dorn fut Tun des disciples les plus importants et les plus influents de hncelse ; il contribua plus que personne à répandre les opinions alchimiques el théosophiques de son maître et traduisit la plupart de ses œuvres en latin atec commentaires. Il défendit assez habilement Paracelse contre les attaques de Riolan et soutint une polémique personnelle avec Suavius.

Nous citerons de lui :

I. ClavU toiius philosophiae chymiiticae per quam obtcura philosophorum dictureferw tut. Lugduni, 1507, iii-12 ; Francofurli, 1585, in-12 ; Uerborn, 1594, in-i2 ; tnd. eu allen. Strasbourg, 1602, in-8». — II. ChymUticum artificium naturae theorieum et pradiam. Francof., P. I, 1568; P. Il et III, 1560, in-8*. — III. De ffenenis qtiod neêeio quiê Sutmm tf Theophraêticos evomere eonaiur, retortio. Basileae, 1508, iii-8*. — IV. Lapiê meUipii^M» el philosop/ùcus, eic. Basileae, 1509, 1570, 1574, in-8*. — V. Monarchia pkyiica, fiasikM^ 1577, in-8*; trad. en franc., ibid., 1577, in-8*. — VI. De reêtiluta utriuâque mediàmt praai. Lugduni, 1578, in-8*. — VII. Fa$ciculuê Paracelêicae medicinae vcterûetm

in compendioMum prompluarium iractatuê, Francofurti, 1581, in-4*. — VIII. Didûmâtvm obicuriorum Theophrasti vocabulorum. Francofurti, 1585, in-8*. — IX. Admonitk ti Th, Erastum de revocandis calumniis in ParaceUum immertto diciis, Francofurti, 158îi in-8*. — X. In libro ParaceUide vif a longa commenlarius. Basileae, 1583, în-8». — ILlDt nalura lucis phitoiophicae ex geneêi desumpta. Francoftjrti, 1583, in-8*. — XII. Comme»taria in Archidoxa L X, Basileae, 15^4, in-8«. — Xlil. Dorii a encore doDoé les Traif* de Bernard de Trévise el de Dcnys Zacharie sur la pierre philoêophale, avec des commentaires surtout tirés de Geber et d'Aroaud de YiUeneuve (Bâle, 1585, in-8*). L. Hi.

Dora (Gborg-Anton). Médecin allemand, né à Bambergen 1760, reçu docteur dans sa ville natale en 1780, s'y fixa et fut nommé en i789 professeur de chirurgie et deuxième médecin à Pli ôpi lai général, en 1795, conseiller auliquc, ea 1799, médecin de la ville, eu 1803, conseiller sanitaire, enfin, en 1816, directear

DORNER. 405

du Comité de santë et de rÉcole de médecine. Ilmoarut à Bamberg,le29juin i850, laissant:

L Di99ert. inaug. de Mnêorum frigidorum utu, Bambergae» 1786, ia-4*. — II. Dîm. de atris aimaiphaericiiHcorpuê kumanum influxu taiubri et noxio, Bambergae, 1595, in-8*. — m. AbkaHdtung ûher die Brechen erregende Méthode ûberhaupt, uml die vanAglichsten Bnchmittel inêheêondere, Bamberg u. Wûnburg, 1795, gr. in-8*. — lY. Die gerichiliche ArxHeiwÎMêentchaft in ihrer Anwendung, etc. MQnchcn, 1813, gr. in-8*. — Y. Demerkungen Bbtr die Sehrift deê Dr. Marcus, den anêteckenden Typhus betreffend, Bamberg, 1814 (1813), gr. ia-8*. — YI. Allgemêine Krankheitêlehre, etc. Eriangen, 1815, gr. in-8*. — YH. PharwuÊe€uii*ckêe Toêchenlexicon^ etc. Bamberg u. Leipzig, 1817, in-8*. — YllI. ReceplUuchen- Imeh oder auserleeene in eigner Praxis geprûfte Hecepte^ etc. Bamberg u. Leipzig, 1819, in-8* ; Leipzig, 1822, gr. in-8*. — II. Krankheitêgeichichie und Leiehenôffnung des verstorbemen geùttichen halheê Prof. Frey, Bamberg, 1820, gr. in-8*. - X. Articles dans divers recueils médicaux. L. Hif.

DOMAD (Caspar). De son nom latinisé Dor>'avii8. Médecin et philologue ailemand, né à Ziegenriick en Thuringe, le il octobre 1577. Il étudia la médecine et la philosophie à léna, puis accompagna Gregorius Jordanus, savant Ténilien, aux différentes cours d'Allemagne, en qualité d'interprète, enfm se livra quelque temps à la pratique médicale à Prague, sous le médecin de la cour Mttscaglia, et donna des leçons à des fils de seigneurs bohémiens. En 1602, il était aTec Tun de ses élèves à Gôrlitz, puis en 1605àBâle, où il termina l'étude de la médecine et obtint le grade de docteur en 1604. Après aYoir voyagé en 1606 et 1607 en France, en Angleten*e et dans les Pays-Bas, il revint en Bohême et y devint successivement recteur des collèges de Gôrlitz et de Beuthen, médecin des princes de Brieget de Liegnitz qui l'envoyèrent, en 1820, en Pologne pour une mission politique. Il mourut à Brieg le 28 septembre 1632, laissant un grand nombre d'ouvrages surtout relatifs à la littérature et à la philologie. Nous nous bornerons aux brèves indications suivantes :

L Dise, de luxatione brachii, Basilcs, 1004, in-4^. — U. Jac, Zwingeri vUa et mores, wtnibu» et oratione celebrata, GoerliU, 1612, in-4*. -^ 111. Menenius Agrippa, hoc est. torporis humani cum republica perpétua comparatio, etc. ïïanoviae, 1615, in-4*. — IV. ammodiaboliaUj etc. Francofurti, 1618, in-4*; ibid., 1620, iii-8*. — y. Amphitheatrum ssipientiae Socraticao joeo-seriae, etc. Uanoviae, 1619, 1670, 2 vol. in-fol., en 1 tom. Etc.

IKBlIjth (Albert-Ludwig). Médecin allemand de mérite, né à Ludwigslust le 14 avril 1784, reçu docteur à Rostock en 1813, exerça son art à Plau où il devint médecin domanial, puis conseiller aulique en 1827, médecin du cercle en 1828, et y mourut le 13 mars 1857. Outre un grand nombre d'articles dans Hufeland's Journal, Graefe'% and Walthers Journal^ Henkes ZeiUchriftf etc., etc., il a publié :

1. Diêê. isMug. de labio leporino. Rostochii, 1816. — 11. Bemerkungen Ober die gehrâuch* fidU Behandlungêart der Unlerschenkelbrâche. Neustreiitz, 1827, gr. in>8*. — IlL BeschreihsHg und Abbildung eines neuen Lagerungs- und Schwebeapparates, etc. Berlin u. Stettiu, ftlQ, in-^, fig. — IV. Der Pferdefuss, etc. Rostock u. GQstrow, 1831, gr. in-8*. — V. Ueber dem mechanischen Wiederersatz'der verlorenen unteren Gliedmassen, Rostock u. GQstrow, 1851, gr. in-8*. — Yl. Darstsliung der Médicinal- Polizei-Gesetzgebung, etc. Schwerin, 1831, gr. in-8*. — VIL Die Medicinalordiiung im Grossh. Mecklemburg- Schwerin, kritisch er9rtert, GQstrow, 1840, gr. in-H*. — Vili. Die neue Medicinaltaxe, etc. Schwerin, 1845, gr. in-8*. L. Hn.

(Jouax.vA.'vto.n). Médecin allemand, né à Rain, dans la Haute- Bavière, étudia la médecine à Salzbo;irg, prit le grade do docteur à Ingolstadt

401 DORNIER.

en 1748, puis se fixa à Burghausen, où il mourut le 12 septembre 1774. Doraer a laisse la réputation d*un médecin habile et actif. On n*a de lui que :

I. Kur»e Abhandlung von der allgenieitien Homviehseucke, etc. Burghausen» 1773, iii4*. Trad. en franc. Munich, 1773, in-8*. — II. Von den Krankheiien der Schaafe und ikm HeUungtmitteln. Burghausen, 1774, in-^i*. L. ils.

D&RKER (Christian-Friedrich). Médecin allemand, né à Dûrrmûnz, le 15 février 1776, se fit recevoir docteur à Tubingue en 1798, puis, après a court séjour à Paris, se fixa à Sluttgard. Il avait acquis déjà une grande répntition, lorsquUl mourut en 1807.

Dôrner a traduit en allemand avec addition de notes : le Traité deimembrana de Bichat ; les Expériences galvaniques sur les muscles de Nysten ; le Traiié historique et dogmatique de la taille de Descliamps père ; le Traité des maladia des fosses nasales de Desctiamps fils ; les Œuvres chirurgicales de Desault. Od cite encore de lui :

I. Diêê. de graviorihut quibusdam cartilaginum mutât ionibui. Tuhingae, 1798, in-8*. » II. Genauere Abbildung der Kuhpocken iamml einer richtigen Betchreibung dermtba, 1803. — III. Vorschlag einet neuen Mittels hartnâckige Hwnrôhrenverengerungen lôekl und au$ dem Grunde %u heilen, lu Siebold!'i Chiron, Bd. I, p. 259, 1806. — lY. Ueberik Wahl einer Steinschnitti -Méthode. Ibid., Bd. I, p. 307. L. Hi.

DORNIER (Aimg-Antoine). Médecin français fort recommandable. Né, le 39 janvier 1783, à Bourg-en-Bresse, compatriote, par conséquent, de Bichat, il fit de solides études dans un collège de sa province, vint à Paris s*engager dans les études médicales, sous la direction et la protection de Pinel et de Richeraod, et revêtait la robe doctorale le 27 février 1817, à Tâge de trente-quatre tns. C*est que Donner avait auparavant exercé la médecine dans son pays, en qualité d'ofûcier de santé ; le litre qu*i( reçut de médecin des épidémies de rÂio montre assez la confiance que Tautorité locale avait eue dans ses talents et dans son dévouement. Le comte de la Horsillicre, pair de France, qui avait so apprécier le médecin bressan, ne fut pas, sans doute, étranger aux succès de son protégé. Dornier est mort en 1859 ou 1860. Nous lui avons donné une place dans le Parnasse médical français. Il a publié en eHet deux poëmes écnts à plus de dix ans i*un de Tautre. En 1829, il enfantait, en 356 vers, une Épitre à Sa Majesté Charles J, roi de France et de Navarre, dédiée à S. A. A. Madame la Dauphine :

Bourbons t je suis heureux, si la postérité Rend justice au tribut de ma fidélité, etc.

Puis, en 1840, il envoyait à Tlnstitut, au concours du prix d'éloquence, V Éloge de If"" de Sévigné, poënie à sa gloire, suivie d'une nouvelle biograpkû de cette femme célèbre^ et d*une collection de lettres ou fragments de lettrti choisies, qui ont fondé ce poème (Paris, 1841, in-8^). Ce poème est en quatre cbants et est renfermé dans 448 vers.

Mais Dornier ne s*est pas contenté d'accorder une lyre ; il a pris la plume de la vile prose, et nous a ainsi donné :

I. Description d'une miniature humaine^ ou Tableau historique d'une fille naine, remit'

DORONIC. 405

êe 1800 et 1811 tlan$ pittêieun commumes du canton de Pont-tTAin, ntuéeê êur la ri9edroiiederÀin. Thèses de Paris, 27 févr. 1817, ïn-À*, 87 pp. — III. Notice iur la vie et iea aciiont d^Hippocrate^ enpiêagéeg êou* un point de vue phyiioloçique et moral ; iuivie iFune bisêertation iur lei oeuvres attribuées à ce grand homme. Paris, 1827, gr. in-8*. — IT. Avis important tur fa ianté publique, ou Esquisie du charlatanisme médical de 1836. . . Pians» 1837, in-8*. — V. Œuvres complètes d Hippocraie, en grec, latin, français, traduites SOT le texte grec des meilleurs manuscrits de la Bibliothèque royale; précédées d'une Notice sur la vie et les ouvrages attribués à Hippocrate, oti on a recueilli tout ce qu*il a dit à la gloire de ta médecine et des médecins; suivies des œuvres de Geise, en latin-français. Paria, 1827 et ann. suiv., in-8*. — VI. Cet ouvrage, au-dessus des forces de l'auteur, n'a pas été, que nous sachions, terminé; il devait avoir dix volumes; une première livraison seule a été imprimée : une Dédicace au duc d'Orléans ; une Notice sur la vie et les actions dCHippO" erate; une Notice sur les ceuvres attribuées à Hippocrate ; les Aphorismes et les Prognostics,

BOmivlUiELl. B*BBEBnERTZ (ToBiAs). Médecin morave, né à Iglau, fit ses études à Ilelmstâdt sous Jacques Horst, alla ensuite s'établir à Uizen, enfin Alt Dommé médecin pensionné à Lunebourg, où il mourut le 50 juin 1605> âgé stnlement de trente-quatre ans.

On cite de lui :

1. Diês. de essentia et praecipuis partium corporis humant differentiis. Helmstadtii, iSOO, in-4*. — II. Dispensaiorium novumcontinens ad omnia propemodum humain corporis pmikemaia remédia selecta. Ulxen, 16U0, in-4*. — 111. De pur gâtions. Uamburgi, 1604, in-12; Upeiae, 1623, in-12 ; lenae, 1645, in-12. — IV. Medulla totius praxeos medicae apluristica, Srfordiae, 1656, in-4*. — Y. Il a publié VEmpirica de J. Stocker [Francfort, 1601, in-8*).

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