DUCREST
i715. Livré par goilt à Tétude de la cliimie, il contribua, sinon à perfectionner celte science, du moins à en répandre le goût. H fut aussi Tun des premiers qui cherchèrent à fonder la matière médicale sur la chimie expérimentale. Ses ouvrages sont :
I. Observat'wnt sur les eaux minérales de plusieurs provinces de France. Paris, 1673, in-12; Irad. en latin, Leyde, 1685, in-12. — II. Dissertation sur les principes des mixtes naturels. Amsterdam, 1680, in-12. (extr. de la Biographie méd. du Dict. en 60 vol.). A. C.
Doelos (Verdier). Voy. Verdier.
DUCOIIX (François-Joseph). Nous reproduisons ici la notice que nous avons consacrée en 1874 à ce médecin distingué, à cet homme de bien, dans notre Parnasse médical français.
Docteur en médecine de Paris ; successivement chirurgien de la marine (1828), chirurgien dans Tarmée de terre (1851), médecin à Blois (1848), membre de la Constituante, préfet de police, directeur général de la Compagnie des Petites-Voilures, Ducoux est né à Chateauponsat (Haute-Vienne), le 14 septembre 1808» et est mort le 25 mars 1875. Etant étudiant en médecine, il lança contre les Jésuites une ÉpUre qu'il ne signa que de ses initiales, et qui, vendue à Paris chez les marchands de nouveautés littéraires, fit assez de bruit (Paris, 1826, in-52 de 12 pages). Le poëme, qui porte cette épigraphe : Et nunc intelligite, et qui est dédié à la pairie, à la jeunesse française et aux étudiants, n'est pas sans mérite. On en devine le ton. La comparaison de Thydre n*y fait pas défaut :
Telle on vit autrefois celte hydre formidable. Reptile cix>upissant dan-^ des marais fangeux. Exercer en tout lieu sa fureur indomptable. Changeant les plus beaux jours en des jours orageux. Le berger, oubliant la rive accoutumée, Ne savait plus chanter le retour des saisons. Et dans les bras chéris d'une épouse alarmée Le laboureur tremblant négligeait ses moissons.
Telle encore aujourd'hui, cette secte funeste
Ducoux a été nommé préfet de police après les journées de juin : c'était le prix de services rendus à Tordre dans le quartier de la Villette, dont il désarma la garde nationale. Il réorganisa le service médical de la préfecture. On lui doit un ouvrage sur les Épidémies d'Afrique et un Éloge de Denis Papin, A. C.
DUCREST (Joseph-François). Médecin-littérateur fort distingué, et dont le nom restera dans la Savoie comme représentant le praticien dévoué aux intérêts de rhumanité. Né à Ugine (Savoie) le 7 février 1828, docteur en médecine de rOniversité de Paris (4 août 1852), membre du Conseil d'hygiène, médecin de la douane, attaché à l'École normale d'Albertville, professeur d'hygiène, conseiller d'arrondissement, il est mort le 19 jitillet 1883. Outre sa thèse inaugurale, Des hémorrhoïdes, outre les notices biographiques sur Trésal (1878), Reymond, de Beaufort (1871), Bally, de Verrens-Arvey (1875), nécrologies finement burinées, chaudes d'affection, et constamment rehaussées par le sursum corda, Ducrest a publié une diatribe en prose contre les rhabilleurs et les charlatans de tou gorte. Puis, il s'est mis à écrire dans le langage ^des Huses, pour leque'
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nature l'avait doté avec bienveillance. Les amateurs de jolies publications ca»chent, dans un coin privilégié de leur bibliothèque un petit volume imprimé à Largentière par A. Herben, et qui est signé de ces trois noms : X. de Maistre, P. Latil, et docteur J. Ûucrest. Ce n'est rien moins que la bluette si fine, si spirituelle, Voyage autour de ma chambre^ enrichie d'épigraphes en vers du docteur Ducrest, et illustrée de charmantes et humoristiques gravures à Teauforte par M. P. Latil, beau-frère du médecin savoisien. N'est-ce pas une pensée heureuse d'avoir chargé la poésie du doux soin de buriner, sous forme de sentences de neuf vers, le sommaire de chacun des chapitres de l'illustre écrivain? Ducrest est encore l'auteur de plusieurs morceaux insérés dans VAheille me- (licale (année 1864, p. 225), et d'une Hymne à la Paix, en neuf strophes, qu'il a dite à l'Assemblée générale de l'Association des médecins de la Savoie, tenue à Modane, le 26 mai 1872. Enfin, le 50 juiu 1872, dans une grande fête de pompiers à Albertville, Ducrest a prononcé un discours plein de verve, et qui a été reproduit par un grand nombre de journaux. Voir, entre autres, le Patriote savoisien de Chambéry, du 6 juillet 1872, et le Télégraphe^ de Lyon, du 23 juillet suivant. M. le docteur Guillaud, président de cette même association, a prononcé de touchantes paroles pour rappeler les droits de Ducrest à l'estime et au souvenir de la postérité (Société départementale des médecins de la Savoie; 22* assemblée générale, Chambéry, 1884, in-8®, p. 17). A. C.
DUCBET (Toussaint). Médecin de la seconde moitié du seizième siècle, était né à Chalon-sur-Saône. Il étudia la médecine à Cahors, à Toulouse, à Bordeaux et à Montpellier ; il s'arrêta quatre ans dans cette dernière Université et y prit le bonnet de docteur. Ducret était non-seulement un savant médecin, mais était en outre fort versé dans le grec et les autres langues savantes. On cile de lui :
L De arthrilidis vera euentia ejusque ctirandae melhodo advenue Paracelsutas. Lugduni. 1575, in «8*. — II. Commenlarii duo : unus de febrium cognoscendarum curandarumque ralione^ aller de earumdcm crisibuê. Lausaiinae, 1578, in-8*; Genevae, 1578, in-S".
DVCBOS (Les).
Dncroa (Gabriel). Médecin français, né à Castres en 1600, mourut en 1651 Il a écrit un Traité sur la peste (Castres, 1646, in4<»).
Dncroa (J.-6.-Antoine), dit Tamé. Médecin de Marseille, fut chirurgien chef interne à l'Hôtel-Dieu de cette cité, puis médecin en chef du même, médecin des prisons et lazarets. Il devint successivement professeur adjoint à l'École secondaire de médecine, puis professeur de clinique interne, enfin, en 1857, professeur d'anatomie et de physiologie.
Ducros avait la réputation d'un excellent praticien et était très-recherché par ses confrères comme médecin consultant. Il était très-érudit et possédait un talent d'observation remarquable. A sa mort, arrivée à Marseille le 3 décembre 1859, il légua une grande partie de sa fortune aux hôpitaux. Ducros était chevalier de la Légion d'honneur. Nous connaissons de lui :
I. Avec Giraud, Martin et Roux : Relalion médicale de la commiêsian envoyée à Paritpêr la chambre de commerce et par l'intendance sanitaire de Maneillepour obêerver le ckolért'