‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 49 sur 75 · L. Hif · texte numérisé non relu

L. Hif

0IJCASTAI!Ve (Jean-Baptiste). Maître en chirurgie, né à Hères (Hautes- Pyrénées), le 19 septembre 1744. Son père» chirurgien, l'initia dans les premiers

624 DUCHATKAU.

principes de lart médical. A vingt ans, il vint à Bordeaux et suivit avec zèle les cours du Collège royal de chirurgie, et se livra à la pratique sous les auspices de deux chirurgiens distingués, David et Yitrac. Il mit à proGt ses connaissances dans les voyages qu'il fit aux colonies d'abord sur les bâtiments de commerce, puis dans la marine royale où il servit en qualité de chirurgien sur le vaisseau le Vaillant et la frégate la Ménagère.

Il passa les années 1774 et i775 à Paris où il suivit le Collège royal de chirurgie et écouta surtout les leçons de Sue et de Desault. Après quoi il revint i Bordeaux et fut reçu maître en chirurgie au Collège royal. Dès Torigine de h Société de médecine de Bordeaux, il en fit partie, et s*acquitta toujours avec zèle des travaux qui lui étaient confiés. C'est dans les procès-verbaux de cette Société qu'il faut chercher les observations intéressantes qu'il lui communiquait. Ducastaing mourut à Bordeaux le 1*' septembre 1819. L. Uh.

BIJCCIIVI (Giuseppe). Professeur de médecine à l'Université de Pise au commencement du dix-huitième siècle. Il était grand partisan des théories ialrochimiques. On cite de lui :

1. De* bagtii di Lucct iraUato ehemico-medico. Lucca, 1711, iii-8*. — II. Nuopo trtUlaU êopra la natura de* liquididel corpo umano e delV animale. Luoca, 1729, iu-12, L. 11'.

DUCIIAIVOT (Clàude-Frâkçois). Nous empruntons à Dezeimeris la notice suivante sur ce médecin : c Docteur régent de Tancienne Faculté de médecine de Paris, où il prit sa première inscription le 19 octobre 1765, il naquit eo 1742, à Yauvilliers, dans le département de la Uaute-Saône. Après avoir reçu une éducation solide, il se livra de bonne heure à l'étude de la médecine, et eut pour premier maître le célèbre Antoine Petite dont il devint bientôt l'ami et le collaborateur. Nommé à la fin du dernier siècle administrateur des hôpitaux civils de Paris, il quitta la pratique médicale pour se livrer tout entier a son nouvel emploi ; on lui doit un grand nombre des améliorations qui se sont opérées depuis lors dans les hôpitaux. Il fut aussi président du Comité de vaccine, et contribua beaucoup à propager cet heureux préservatif de la variole. > Duchesnoy est mort à Paris, le 4 novembre 1827, ayant publié :

I. Lettre à M. Portai »ur ta critique det ouvrages anatomiques d'Antoine Petit. Amsterdam, 1771, in-8', 79 pp. — II. Mémoire sur l'utilité d'une école clinique en médecine. ï'aris. 1778, in-4**, 12 pp. (en collaboration avec Jumelin). — III. Essai sur l'art ttimiter lesetwx minérales, ou de la connaissance des eaux minérales et de la manière de se les procurtr en les composant soi-même , dans tous les temps et dans tous les lieux, Paris, 1780, iihll — IV. Mémoire sur les narcotiques dans les fièvres intermittentes, ou nouvelle méthode de traiter let fièvres d'accès. Paris, 1785, in-12, 35 pp. — V. Extrait d'un projet d'organisatim médicale. Paris, 1800, in-8*, 29 pp. — YI. Projet d'une nouvelle organisation des h&pitoMX, hospices et secours à domicile; avec le plan d'un hôpital à construire, son explication, et le développement de ses diverses parties. Paris, 1810, in-8». — VII. Lettre en réponse à M. Portai sur la prétendue découverte des vaisseaux pulmonaires. In Joum. de méd., sepï. 1770, t. XXXV, p. 119. — Vlll. Observations sur l'abus de Veau en topique et à l'intérieur, Ibid., p. 482. — IX. Uttre sur la rupture du tendon d* Achille, et observations sur le même sujet, Ibid., t. XLIII, p. 271 et 443, an. 1775. — X. Lettre aux auteurs du Journal de médecine, relative au jugement qu'ils ont porté sur l'usage des narcotiques dans les fiètm intermittentes. Ibid., t. LV, p. 256, an. 1781. — XL Observations sur les bons effets des eaux sulphureuset d'Enghien dans une fièvre hectique précédée de déjections de pus et ds sang, Ibid., t. LXXl, p. 246, 1787. A. a

DCJCHATEAU (François-Thomas) . Accoucheur français distingué. Il naquit à Ligny-le-Châtel (Yonne), le 15 novembre 1751. Orphelin dès son basigeel

DU CllÂSTEL (Les deux). G25

livre aux soins d*un beau-père irascible, il fut souvent victime de sa brutalité : aussi l'éducation première fut-elle à peine ébauchée, qu'il s'achemina vers Paris, où il consacra tout son temps à Tanatomie, à la chirurgie et à la langue française. A force de travail, de veilles et de privations» il acquit les connaissances nécessaires pour obtenir un titre qui l'autorisât à exercer légalement, mais ses faibles moyens pécuniaires ne lui permirent pas de se présenter au Collège de chirurgie pour y être reçu maître en chirurgie, et il dut acheter un privilège. Biichatcau ne tarda pas à se faire une excellente clientèle, surtout dans la pratique des accouchements. Nommé membre de la commission des hôpitaux, il se lia d'une étroite amitié avec Yicq d'Azyr, auquel il ferma les yeux, après lui avoir sauvé la vie pendant la tourmente révolutionnaire. C'est à lui que l'on doit la fondation, en 1806, de la Société médico-pratique. Fr.-Th. Duchateau est mort à Paris, le 29 août 1829, laissant plusieurs mémoires intéressants sur l'art obstétrical, entre autres : Quelques remarques critiques sur les observations d'accouchéments par le docteur Lohstein; une î^otice et réflexions sur un nouveau procédé pour pratiquer V opération césarienne, 1824; des Réflexions sur les moyens de délivrer les femmes contrefaites à terme et en travail (1824). Je remarque que notre chirurgien se fit recevoir docteur à la Faculté de médecine de Paris h soixante-deux ans ; sa thèse est une Dissertation sur la délivrance, 5 avril 1813, in-4*. Son avant-propos se termine par cette phrase : « Peu accoutumé à écrire, je sens tout ce que je vais laisser à désirer dans cette dissertation ; je sens aussi combien m'est nécessaire l'indulgence que je réclame de mes juges et de mes lecteurs. » Â. C.

BU CHA8TEL (Les deux).

B« Chastel (HoNORÉ), encore appelé Castellan, naquit à Barbentane, dans le diocèse de Riez, en Provence. Il étudia pendant longtemps la médecine à Montpellier et y fut reçu docteur en 1544, sous Denis Fontanon, auquel il succéda la môme année dans la régence. Cette promotion rapide surprit tout le monde et lui suscita beaucoup d'envieux et d'ennemis. Mais son mérite supérieur ne tarda pas à réduire ces derniers au silence.

Quelques années plus tard, il fut appelé à la cour pour être médecin de la reine Catherine de Médicis. En quittant Montpellier, il chargea Laurent Joubert, jeune médecin du plus grand avenir, de remplir les fonctions de régent qu'il ne lui redemanda plus par la suite. 11 fut successivement médecin de Henri II, de François 11 et de Charles IX, et mourut au mois de novembre 1569, à l'armée du roi devant Saint-Jean-d'Angély. Du Chastel était l'oncle maternel d'André Du Laurens. De Thou a écrit son éloge.

Grâce au crédit dont il jouissait auprès du roi. Du Chastel avait fait augmenter les traitements des professeurs de la Faculté de Montpellier. Il ne reste de lui qu'un discours prononcé à Paris :

Oratio qua summo medico necessaria explicantur. Parisiis, 1555, in-8». L. Ux.

Bu Chastel OC Du Chacel (Pierre). Né à Gerstberg, dans la Flandre, le 7 mars 1585, fit ses humanités à Gand, à Mons et à Douai, puis se rendit à Orléans, où il étudia la langue grecque avec tant de succès qu'il fut peu après chargé de l'enseigner. De retour à Louvain, il fut nommé professeur en cette langue et commença ses leçons en 1609.

DICT. BHC. XXX. 40

626 DUCHENNE.

Tout en s*acquittaut de ses fonctions, il étudia eu même temps la médedoe et fut reçu docteur en i 618. Bientôt après il fut nommé professeur aux laslitutes. Il mourut jeune encore, à Louvain, le 25 lévrier i632. Ses ouvrages iémoigneoi de plus d*érudition que de jugement. En voici les titres :

I. Convivium satwmale. Lovanii, 1616, in-8». — II. De Grœcorum fesiU tyntagma. Antverpiae, 4617, in-8». — III. Vitae illustrium medicorum qui loto orbe ad hœc uiçar tempora floruerunt. Ântverpiae, 1618, in-8<>. C'est une des premières biographies médicala publiées dans les langues occidenlales. Elle renferme du reste beaucoup d'erreurs. — IV. Laudatio funehris Alberli pii Bclgm-um principis, Lovanii, 1622, in-4*. — y. De m carnium libri quatuor. Antvei'piae, 1626, in-b». L. Hs.

DUCHATEL. Yoy> Parekt.

DUCHEKNE (Guillaume-Benjauim-âmand), dit Dcchekne de Boclogre. 11 naquit à Boulogne-sur-Mer, le 17 septembre 1806; sa famille liabitait la ville depuis la première moitié du dix-huitième siècle, et son père, Jeau bucLeuoe, était un capitaine de marine. Reçu bachelier à Douai, à Tâge de dix-neuf ans, il vint à Paris pour y étudier la médecine, et s'y fit recevoir docteur en médedne le 30 avril 1831. Le sujet de sa thèse [Essai sur la brûlure) ne fait guère présager la nature des études qu'il devait faire plus tard avec tant de succès sur Télectrothérapie. Une fois possesseur de son diplôme, Ducheune revialà Boulogne et s'y fixa jusqu'en 1842. Quelques essais d'électro-puncture entrepris à l'occasion d'un malade auquel il donnait ses soins semblent avoir, vers i845, éveillé sa curiosité scientifique et décide de sa carrière. Mais Boulogne n'offrait pas un champ favorable à ses recherches spéciales et il résolut de s'installer à Paris. Depuis lors, tous ses travaux, toutes ses veilles, ses nombreuses observalions, ses expériences, furent consacrés à l'étude du fluide électrique, tanl sous le rapport de l'emploi qu'on en peut faire à la physiologie, comme instrument d'exploration, que sous celui de son usage en pathologie. De là ses magniûques acquisitions sur l'anatomie et la physiologie de l'appareil musculaire, au moyen de l'électrisation localisée^ sans la participation des centres nerveux et en gouvernant l'électricité à travers les organes et en lui imposant des limilfô; ses beaux travaux sur l'expression des passions par la face humaine, travaux à propres à servir l'art i)lastique ; les progrès qu'il a fait faire à la symptomatologie de la paralysie du nerf facial, de la paralysie saturnine, de la parahsie à frigore du nerf radial, des paralysies et contractures du diaphragme^ du grand dentelé, des péroniers, etc. ; ses recherches sur l'atrophie musculaire progressive, sur l'atrophie progressive des enfants, sur la structure du bulbe rachidien, sur la paralysie glosso-hibio-laryngée, sur la paralysie mvosclérosique, l'ataxie locomotrice progressive, etc., etc. En un mot, Duchenne'(de Boulogne), à l'aide du fluide électrique, a éclairé, toudiant la physiologie et la pathologie, de vives lumières une foule de points [qui étaient restés avant lui. ou mal interprétés, ou relégués dans l'ombre absolue. Ce grand et noble expérimentateur est mort à Paris, d'une attaque d'apoplexie, le 17 septembre 1875. après avoir souffert pendant quatre années d'une affection grave qui s'était atténuée à la longue, mais qui avait donné à ses amis et à lui-même les plus sérieuses inquiétudes. Portant dans toute sa personne les aptitudes physiques el intellectuelles de la race Boulonnaise, il était de taille au-dessous delà moyeuoe, trapu, actif dans ses mouvements, lent dans sa parole. Nous empruntons à ses panégyristes, Lasègue et Straus, les lignas suivantes : « La vie de Dadiefloe se

DDCHENNE. 627

résume pour nous dans son existence scientifique, et la biographie du savant est pleine d'enseignements précieux. La conscience du but qu'il voulait atteindre «t qu'il a dépassé le soutenait contre tous les découragements, et la ferme notion des moyens à employer le préservait des écarts; sa volonté sans défaillance prenait d'emblée son point d'appui sur une méthode dont il ne s'est jamais départi. S'il n*est pas donné de s'assimiler les qualités intellectuelles d'un homme, sa pénétration dans la recherche, sa sagacité dans lobservatiou, sa rectitude dans l'appréciation des résultats obtenus, au moins peut-on bénéficier de ses procédés de travail. Duchenne avait réglé sa manière de vivre ou plutôt de s'instruire à sa façon, il n'avait visé aucune des situations ofTicieiles, «et on pourrait presque dire qu'il avait pris ses précautions pour être garanti de ce qu'il eût regardé comme une entrave. Libre, n'étant pas astreint à un service hospitalier, étranger à l'enseignement oral, où se dépensent tant d'efforts, il se mouvait à son gré dans sa sphère tracée d'avance. Tous les matins, sauf les plus rares exceptions, il visitait un ou deux hôpitaux, choisissant Id cas les plus favorables à ses études, consultant les ébauches d'observations déjà recueillies, aussi honnôleraent habile à profiter des données positives que des aperçus indécis. En retour il mettait libéralement au service de tous s» mémoire médicale qui s'enrichissait cha(]uc jour et son expérience technique. Ses idées, ses notions acquises, ses travaux en voie d'élaboration, se produisaient à découvert au cours de ses causeries familières... Le courage scientifique dont Duchenne fut une si remarquable expression exclut les solennelles aventures, il s'épuise dans une résistance impassible, et n'en impose pas moins de douloureux sacrifices. Peu d'hommes ont, au môme degré, abdiqué leur susceptibilité légitime^ ou opposé au mauvais vouloir une volonté en apparence toute passive ; le succès finit par récompenser ses peines et, quand il l'eut atteint, la tache était devenue aisée... »

Nous croyons devoir donner la bibliographie, aussi complète que possible, dn célèbre électrothérapiste :

I. Élude comparée des lésions dans Vairophie musculaire graùtseuse progressive et dans la paralysie générale. In Union méd., 1853. — H. Recherches électro -physiologiques , paihol, et thérap. sur le diaphragme. In Union méd., 1853. — III. Recherches élcctronhynologiques et paihol. sur les usages de la sensibilité musculaire. In Monil. des hôp., i8â3. — IV. Kote sur quelques symptômes et sur le traitement de la contracture du diaphragme. In Monit. d. hôp., 1855. — Y. De l'influence de Pélectrisation localisée sur t hémiplégie rhumatismale de la face. In Gaz. hebd.^ 1874. — VI. Recherches cleclrophysiologiques et paihol. sur les muscles de l épaule. Paris, 1854, in-8». — VU. Paralysie Mirophique graisseuse de V enfance; son diagnostic, de son pronostic et de son traitement par la faradisation localisée. Paris, 1855, in-8". — VIII. Du second temps de la marche. suivie de quelques déductions pratiques. In Union méd., 1855. — IX. Action thérap. de la respiration artificielle par Vélectrisalion des nerfs phréniques contre Vintoxication chloroformique. In Union méd., 1855. — X. Recherches électro-physiologiques et paihol. sur les muscles qui meuvent le pied. In Arch. gén. de méd., 1856. — XI. Orthopédie physiologique, ou déductions j*ratiqurs de recherches électro-physiol- et pathol. sur les mouvements de la main et du pied. In Bull, de thérap., 185 . — XII. De la valeur de la faradisation de la corde du tympan et des muscles moteurs des osselets, appliquée au traitement de la surdité nerveuse. In Bull, de thérap., 1858 — \l\l. De Vataxie locomotrice progressive. . , la Arch. gén. de méd., 1858. — XIV. Paralysie musculaire progressive de la langue, du voile du palais et des lèvres. In Arch. gén. de méd., 1800. — XY. Diagnostic et curabilité de la surdité et de la surdi-mutité nerveuses par la faradisation {les muscles moteurs des osselets et de la corde du tympan, Paris, 1861, in-8"*. — XVI. Anatomie pathol. de la paralysie muscul. progressive de la langue, du voile du palais et des lèvres. In Gaz. hebd., i86i, in-8*. — XVII. Mécanisme de la physionomie humaine, ou analyse électro-physiol. ie ses différents modes d'expression. In Arch, de méd., 1862. — XVIII. Recherches

628 DUCUESNE,

cliniques sur Vétat ptUhoL du grand sympathique dans Vataxie motrice progresshsc. In Gaz, hebd., 1864. — XIX. Diagnostic différentiel des affections cérébelleuses et de Vataxie locomotrice progressive, [n Gaz. hebd.,\9^, — XX. Étude microscopique ^photo-oMtographit des ganglions de V homme à Vétat normal. In Bull, de VAcad, de méd,, 1864-1865. — XXI. De la crampe du pied ou de V impotence fonctionnelle du long péronier. la (Jnios méd., 1868. — XXII. Recherches icono-pliotographiques sur la morphologie et la structure du bulbe humain, Paris, 1820, in-8*, 12 pp. — XXIII. Exposé d'une nouvelle méthode d'électrisation dite galvanisation localisée. In Arch. gén, de méd.^ 1851. — XXIY. Du rhoii des appareils d'induction au point de vue de leur application à la thérapeutique et à Vétuie de certains phénomènes électro-physiologiques et pathol. In Bull, de VAcad. de méd,, t. XVI, 1850-1851. — XXV. Recherches sur les propriétés physiologiques et thérapeutiqsa de V électricité de frottement^ de V électricité de contact et de VélcctricUé d'induction. lo Arch. gén. de méd., mai 1851. — XXVI. Considérations critiques sur Véledrisation psr courants centrifuge et contripète^ et sur Véledrisation des extrémités nerveuses dans leur application à la médecine. In Bévue méd., mars 1852. — XXVII. Recherches électro-pkytiol et pathol, sur Vaction individuelle et les usages des muscles qui meuvent le pouce et Us doigts de la main. In Arch. gén. de méd., 1852. — XXVHI. Électricité au point de vas physiologique et thérapeutique. Démonstrations expérimentales. In Union méd., 5 juia 1852. — XXIX. De la valeur de Véledrisation dans le traitement des maladies, suivit de Vapplication de la faradisatiun localisée au diagnostic et au traitement des paralysies consécutives aux lésions des nerfs mixtes. Gand, 1852, in-8*. — XXX. Étude physiol. sula courbure lombo-sacrée d Vinclinaison du bassin pendant la station verticale, à teiàe de V expérimentation éledro-physiol. et de Vobservation clinique. In Arch. gén. de méd., 186G. — XXXI. Mouvements de la respiration, Paris, 1866, \n-%*. — XXXII. De la paralysie musculaire pseudo^ypertrophique, ou paralysie myo^clérosique. In Arch. gén. de méd,, 1868. — XXXIII. Considérations critiques sur Véledro-pundure, sur Véledrisation, etc. Id

Revue méd., 1852. — XXXIV. De VéUdruation localisée Paris, 1855, in-8*; 1861.

in-8*»; 1872, in-8*. — XXXV. Album de photographies pathologiques. Paris, 1862, in-8*. — XXXVI. Mécanisme de la physionomie humaine, 2* éd. Paris, 1876, in-8*. — XXXYII. Pkfstologie des mouvements démontrée à Vaide de V expérience électrique et de Vobseroathts clinique. Paris, 1867, in-8*. — XXXVIII. Iconographie photographique pour servira Vétuéc de la strudwe intime du système nerveux de Vhomme. Paris, 1860, in-4*. A. G.

DUCHESNE (Les).

Dnchenne (Joseph). Plus connu sous le nom latinisé de Quercetanm. sieur de Moranie, de Lyserable et de la Violette. Natif du comté d'Armagnac, il demeura longtemps en Allemagne, fut reçu docteur à Bàle en Tannée 1575, devint médecin de Henri IV, et mourut à Paris en 1609, âgé de soixante-cinq ans. II a composé un grand nombre d'ou>Tages sur la médecine chimique ou spag^Tique, dont il s*est montré le plus chaud partisan. Aussi a-t-il eu plos d'une fois maille à partir avec la Faculté de médecine de Paris, qui le poursuivit comme son plus mortel ennemi et qui défendit à ses membres de tenir aucune consultation avec lui. Duchesne n en continua pas moins à pratiquer au grand jour une méthode qui commençait à faire parler d'elle, et qui inaugun une ère médicale nouvelle, Tcre de la chimiatrie, de l'emploi de nïédicanienls tirés du règne minéral. De plus, Duchesne était poëte. En cette qualité il a écrit plusieurs poésies fort remarquables, qu'on lit encore avec plaisir, et qui indiquent un enfant gâté des Muses. Veut-il, par exemple, dépeindre les tristesses de l'humanité, il s'écrie avec amertume :

Le monde est tel qu'une chouette Qui n'aime que l'obscurité :

Voilà pourquoi tant il rejette La langue de la vérité, Qui de l'éclairer s'évertue.

Mais c'est en vain qu'elle se peine, Car le misérable a sa vue De cataractes toute pleine.

DUGHËSNE. 629

Dachesne veut-il, au contraire, dans son amour céleste, rendre hommage au Créateur, il lui adresse cette invocation :

Suyvant leurs saints accords, 6 muse, donc commence

De louer l'Éternel, Dieu de toute clémence,

De louer l'Éternel, le Dieu de toute paix.

De louer l'Éternel, le Dieu de toute gloire,

De louer rÉlernel, que j'adore et veux croire, ^

Et son amour divin aimer à tout jamais.

Dans le Miroir du monde^ ouvrage dans lequel il traite de tout, du monde physique, de Dieu, des anges, des sciences abstraites, cabalistiques et philosophiques. Quercetanus dévoile la fibre d'un véritable poëte. Son poème des Oiseaux est un petit chef-d'œuvre dont malheureusement on ne peut donner ici qa*un aperçu :

Oiseaux, liostes de l'air, privés et passagers,

Qui aimez les forêts, les granges et les mers,

Par vos becquetlements, par vos vols et ramages.

Rendez certains, mignons, finissans mes présages.

Ceux qui voguent sur l'eau, ceux qui hantent les champs,

S'il doit faire serain ou quelque mauvais temps.

lorsque les Ramiers, perchés dedans les bois,

Le soir nous font oûir leur roucoulante voix; Que le siffleur Milan, tout famélique, roule Parmi Pair, pour ravir les Poussins de ta Poule ; Que l'on voit devant soy voler force escadrons. Le soleil se couchant, de petits moucherons ; Qu'avecque ses petits TAIcion cerche l'ombre. Comme si le soleil luy portait quelque encombre; Qu'en troupe les Corbeaux, entr'eux s'esjouissans, Nous viennent essourdir de leurs chants croassans ; Que la Chauve-souris vire-volte et tournoie. Sur les rues, le soir, de peur qu'on ne la voye ; Nous sommes asseurés d'un temps serain et beau : Suyvons doncque les champs, embarquons-nous sur l'eau.

Ces jolies choses et beaucoup d'autres, le lecteur les trouvera dans les ouvrages suivants :

I. La moroicomie, ou de la foliCy vanité et inconêtance du monde, avec deux chants doriques, de l'amour céleste et du souverain bien. Lyon, 1513, in-4*; 1601, in-8'. — II. Le grand miroir du monde, poème en cinq livres, Lyon, 158-1, in-S". — III. Poésies chrestiennes

de Messire Odet de la Noue^ capitaine de 50 hommes d'armes mises en lumière par le

sieur de la Violette. Genève, 1594, in-S*". A. C.

Dnchesne (Éoouard-Adolphe) . Médecin français fort distingué, né à Paris vers 1804. Reçu docteur le 7 mars 1827, il présenta, à cette occasion, une thèse qui fut remarquée, et qui traitait de la colique de plomh. En 1830, il obtenait un prix de TAcadémie de médecine pour son mémoire sur le Maïs. Décoré de la Légion d*honneur, chirurgien aide-major d'une légion de la garde nationale parisienne, candidat à F Académie de médecine (1859), section d'hygiène et de médecine légale, il est mort il y a peu d'années , laissant les ouvrages suivants :

I. Traité complet du maïs ou blé de Turquie, Paris, 1833, in-S*, planches. — II. liéper* toire des plantes utiles et des plantes vénéneuses du globe. Paris, 1836, 4 vol. in*8*. — III. Histoire statistique du choléra-morbus dans le XI* arrondissement pendant Vépidémie de 1849. Paris, 1851, ia-8*. — IV. Essai sur la colique de plomb. Thèses de Paris, 7 mars

650 DIIGLOS (Le8).

1827, in-4». — V. Obiervations médico-légales sur la ilrangulalion, Paris, i845, in-S*. — YI. Des chemins de fer et de leur influence sur la santé des mécaniciens et des chauffeun, Paris, 1857, in-i2. — Vil. De la colique de plomb chez les ouvriers émailleurs en fer^ et des moyens proposés pour les préserver de cette maladie. Paris, l)i61, in-8*. — VIII. Do dangers que présente Vemploi des papiers colorés avec des substances toxiques. Paris, 1854, in-S". — IX. De l'insalubrité des volailles nourries de viandes en putréfaction. Paris, 1861, iii-8*. — X. Mémoire sur les empoisonnements par les huîtres, les moules^ les crabes^ d par certains poissons de mer et de rivière. Paris, 1851, in-8» (avec Chevallier). — XI. Delà prostitution dans la ville d'Alger depuis la conquête. Paris, 1855, in-b*. A. C.

Dnchesne (Charles). Médecin (le la un du seizième siècle, connu par son : Récit véritable de ce qui s est passé au voyage du roi Henri IV à Dieppe jusqu*à son retour^ depuis le décès du roi Henri III, imprimé dans le t. lY du Journal de Henri IFpar TEstoile, La Haye, 1741, in-8°. Ce récit, Irès-riche en faits, corrige quelques faules des Ifemo/res du duc d'AngouIême (P. Lelong). L.H5.

DVCHESNE-DUPARC (Lodis-Victor). Médecin spécialiste fort distingué; les maladies de la peau ont été de sa part un sujet constant d*études qui lui ont permis d'apporter dans cette branche importante de la pathologie, sinon des découvertes, du moins de notables améliorations pratiques et théoriques. Ké à Monluis-la-Marche (Orne), il suivit la .clinique d*Alibert, devint interne à l'hôpital saint-Louis, fut reçu docteur à Paris en 1855 et acquit une grande réputation. 11 ouvrit, rue du Paon-saint-André, un cours de clinique sur les maladies de la peau, cours fort suivi par la jeunesse studieuse, qui trouvait là une ample moisson pour l'étude de la dermatologie. Les ouvrages dans lesquels Duchesne-Duparc a exposé ses vues et donné les résultats de son expérieoce sont les suivants :

I. Traité complet des gourmes. Paris, 1842. — II. Examen complet des doctrines médicales gui ont dominé jusqu'ici l'élude des maladies de la peau, suivi de Vexpoié da opinions de V auteur sur les classifications et le traitement de ces affections. Paris, 1^6, 1n-8«. — III. Nouveau manuel des maladies de la peau. Paris, 1838, in-S*; ibid., iî^. in-8*. — lY. Tableau synoptique des maladies de la peau, 1843. A. C

DUClilTAN. On donne ce nom aux iles Philippines à une sorte de lierre dont on emploie la raclure des sarments pour consolider rapidement les plaies. Prise en décoction, la plante accélère les accouchements. Pl.

Bibliographie. — Transact, philosoph. abr., 1, 134. — MtRAT et de Leks. Dict, Mal. méd-, II, 692. Pt.

DUCLOS (Les).

Ducios (Dominique). Médecin de Paris, né en 1597, mort dans la capitale en octobre 1 684. Nous ne le mentionnons qu*à cause des confusions qui ont eu lieu avec le suivant. Ainsi il n*a jamais été membre de l'Académie des sciences de Paris, comme rassurent quelques biographes. 11 consacra presque toute sa vie à la recherche de la pierre philosophale, mais plus lard regretta le temps qu'il avait perdu dans des pratiques ridicules et des spéculations abstruses et brûla tous les manuscrits relatifs à ses recherches. L. H5.

Dncloa (Samuel-Cottereau). L'un des premiers membres de l'ancienne Académie des sciences, qui l'admit dans son sein en 1666, était né à Paris, devint médecin du roi, abjura la religion de son père pour embrasser le calhO' licismc, entra, en 1685, dans un couvent de capucins, et termina ses jours en

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