DUFRESNOY
MJFOUR DE LA CBESPELIÈBE (Philippe-Svlvestre) . iNé à Saint-Lô, mort en 1680. Bel esprit, s*il en fut, traducteur d*Ovide, de Técole de Salerme, des épigrammes des plus fameux auteurs, Dufour a laissé à la postérité :
I. Vart d'aimer d'Ovide, avec les Remèdes d'Amour^ nouvellement traduits en vers burlesques. Paris, 1662, in-12. — H. Recueil d* épigrammes des plus fameux poêles latins, mis en vers français par le D' Du Four» médecin. Paris, 1069, in-12. Les auteurs traduits sont : Martial, Virgile, Catulle, TibuUe, Glaudius, Ausone, Owen, Buchanan, Passerat, Scaliger, Marbeuf, l'Antidote de la mélancolie, Jean de Milan, Caton, Boéce, Syrus Mimus, Cornélius Gallus, Phèdre, Anacréon, Sannazar, Sainte-Marthe, Rouxel, Cadot. — III. ffoils nouveaux de Cour, ou Cantiques spirituels de' la naissance de Noire-Seigneur Jésus-Christ, sur les plus beaux airs de Cour de ce temps. Paris, 1670, in-8*, portrait. — IV. Commen-
taire en vers sur TÉcole de Saleme Paris, <671, in-12, 452 vers. Dans V Antidote de
la mélancolie, un mauvais plaisant s'adres<e ainsi à un médecin :
Stercus et urina, hsec medicorum lercula bina.
Et le disciple d'Esculape de répondre :
Sunt nobis signa, et vobis sunt f'ercula digna.
Dufoar ne se gône pas pour traduire ainsi.
Lb PiAtsART : Les gros excréments et Turine, Ce sont des mets très-précieux Pour les docteurs en médecine, Puisqu'ils les flairent en tous lieux.
Le MtfDEcni : L'urine et les gros excréments
Sont pour nous seulement des signes, Mais pour vous ce sont mets insignes Qui sont tous dignes de vos dents.
DUFRES!KOT (ândré-Igxacb-Josbph). Nous empruntons la notice suivante au grand Dictionnaire des sciences médicales, partie biographique :
Né à Valenciennes, le 16 juin 1753, Dufresnoy prit les degrés en médecine à la Faculté de Montpellier (il fut aussi, certainement, de celle de Paris, puisque nous le voyons y prendre sa première inscription en octobre 1775), et fut nomme médecin de Thôpital militaire de sa ville natale en 17.57, médecin-consultant des armées en 1785, médecin en chef de Tarmée du Nord en 1795. Avant écrit au ministre de la guerre en faveur de son prédécesseur inscrit sur la liste des émigrés, Dufresnoy fut destitué et bientôt replacé, mais dans un hôpital peu im|)ortant, celui de Saint-Omer. Pendant son séjour dans cette ville, il eut occasion d'écrire à un médecin de Cambrai une lettre dans laquelle il demandait si les plants de rhus, qu*il lui avait donnés, avaient réussi, et témoignait le désir de les voir. Cette lettre ayant été interceptée, Dufresnoy fut accusé d'avoir des intelligences avec les Russes, et conduit au tribunal révolutionnaire d'Arras; il aurait péri sans les événements du 9 thermidor. Il obtint sa liberté et revint à Valenciennes, où il est mort le 14 avril 1801. Dufresnoy était instruit et bon praticien; on lui doit des recherches intéressantes sur les végétaux, sur le Rhus radicans, le narcisse des prés, et les champignons meurtriers. Il exagéra, sans doute, les avantages que l'on peut tirer de l'usage de ces plantes, mais on s'est trop hâté de révoquer en doute les succès qu'il dit avoir obtenus. L'ouvrage dans lequel Dufresnoy a consigné le résultat de ses recherches a pour titre : Des caractères^ du trailement et de la cure des dartres, de la paralysie, des convuUianSf Paris, Auray, in-8®. A« G.
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