DUEL
elTorts de la nature, alors qu*il ne s est encore manifesté aucuns signes de digestion dans les urines, m A. G.
DVDliET (BESJAiii^-WiNSLOw). Chiinirgien américain distingué, né en Virginie, en 1785, fit ses études à Philadelphie et, après y avoir pris le degré de docteur en 1806, -vint passer quatre années en Europe pour perfectionner ses connaissances. En 1817, il fut nommé professeur d*anatomie et de chirurgie à la Transylvania University, à Lexington, et s*acquitta consciencieusement de son enseignement jusqu*en 1850, ou il quitta TUniversité et renonça en même temps à la pratique. 11 mourut à Lexington le 20 janvier 1870.
Dudley était un chirurgien hardi et un opérateur heureux. Il pratiqua 225 fois la lithotomie et ne perdit son premier malade qu'après une série de 100 opérations.
L Anjnaug. Dissert, on the Médical Topography of Lexington [Kentucky) and its Vicinity. Philadelphia, iSOG. — II. Observations on the Nature and Treatment of Cafculous Diseases. Lexington, 1856, in-8<*. — lU. Un grand nombre d'exceUents articles dans les recueils périodiques. L. 11.^.
DL*DO\ (Mathieu). Médecin français, reçu docteur à Paris en 1815, exerça dans la capitale. Il attira Tattention sur lui par des modifications qu*il proposa dans lopération du becrde-lièvre et par une nouvelle méthode de dissoudre les calculs vésicaux, méthode qu*il fît connaître en 1 829 sous le nom de lilhodialie.
Dudon vivait encore à Paris vers 1840. 11 était membre de plusieurs sociétés savantes. Nous connaissons de lui :
L Diss, inaug. sur les dartres, Paris, 1813, in-4*. — IL A MM, les prof, de la Faculté de méd. de Paris sur une amélioration dans l'opération du bec- de-lièvre. Paris, 1818, m-8'. — IlL Le pHe Thomas, ou entretiens familiers sur les préjugés contre la vaccine. Paris, 1819, in-18, lig. — IV. Manuel du pédicure, etc. 3* édit. Paris. 1824, in-12. — V. La vaccine justifiée ou le père de famille et son médecin^ Paris, 1826, in-18. — VI. Reck. sur le siège, les causes et le traitement du choléra-morbus épidémique observé à Paris en avril et mai 1832. Paris, 1832, in-8*. L. Un.
DUEii. L'examen médico-légal pour un cas de blessure ou de mort dans un duel ne donne pas lieu à des règles particulières. Seulement certaines constatations, tout en éclairant la justice sur les diverses questions médico^ légales qui se posent ordinairement au sujet des blessures (voy. Blessures), pourront également être rapprochées des dépositions des témoins, Téclairer également sur les circonstances mêmes de la lutte.
C*est une question souvent débattue que celle de savoir si Iliomme de Tart qui a assisté à un duel, non comme témoin de l'un des combattants, mais simplement en qualité de médecin, et qui est ensuite appelé à donner son témoignage devant la justice, est tenu de déclarer tout ce qu'il sait sur ce duel. L'article 578 du Gode pénal lui interdit la révélation des secrets dont il est dépositaire (voy. Secret médicai.), mais d*un autre côté les articles 80, 157 et 355 du Code d'instruction criminelle imposent à toute personne citée comme témoin l'obligation (sous diverses peines) de comparaître et de satisfaire à la citation ; le procureur de la République peut ordonner qu'elle soit contrainte par corps à venir donner son témoignage. A notre avis, la question ne fait pas doute. Dès que le médecin est appelé à prêter le secours éventuel de son art à des blessés, il importe peu que ce soit en plein champ ou dans une maifcm fermée. Il est dépositaire d'un secret aussi bien dans le premier cas que
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dans le second; et, plus la justice se montrerait sévère contre le duel, plus elle voudrait le rapprocher de la tentation d*homicide, c*est4-dire d*un acte criminel, et plus la prescription de Tarticle 578 du Code pénal deviendrait impérative pour le médecin.
Après l'article consacré au Secret médical dans ce Dictionnaire, nous pensons qu*il serait inutile d'en dire ici davantage. D.
DUFAU (M.-Â.-J.). Docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, inspecteur des eaux minérales de Barbotan, correspondant de TAcadémie royale des sciences de Dordeaux et de la Société royale de médecine de Paris, médedo ordinaire de la ville de Mont-de-Marsan (Dezeimeris). Dufau a publié un grand nombre de mémoires sur les eaux minérales et sur divers sujets de médecine. Nous citerons :
I. Esiai sur les eaux minérales de Dax. Dax, 1746, in-12. — II. Observation sur la nature et les propriétés des eaux thermales de Tercès. Dax, 1747, in-8''. — 111. Hemarques critiques sur la dissertation touchant la rage, de M. François de Sauvages. La Haye, 1780, in-8*. — lY. Dissert, sur la rage, lue à TAcad. de Bordeaux. Extr. dans le Mercure de janv. 1750, p. 22. — Y. Observ. sur les eaux thermales de Dax^ oU l'on donne une idée juste de leur nature et de leurs propriétés. Dax, 1759, in-12. — VI. Abrégé des propriétés des eaux minérales de Prechac. Dax, 1761, iii-fol. — YII. Nouvelles remarques sur le parallèle des eaux de Sedliiz et de Pouillon, de M. Raulin. Dax, 1779, in-12. — YIII. Rech. théoriques d pratiques sur les eaux minérales de Barbotan, ses bains et ses boues, Bergerac, 1785, in>12. — IX. Mémoire sur une maladie épizootique, etc. Genève, 1783, in-8«. Paniavecuo nouveau titre en 1787. — X. Vues nouvelles sur la médecine pratique. Mont-de-Vars.in, an XIII, in-8*. — XI. Articles dans le Joum. de médecine, L. Hs.
DUFAY (Charles-François de Cistermay). Célèbre physicien et chimiste, que ses découvertes et ses travaux importants nous engagent à mentionner dans ce Dictionnaire. Il naquit à Paris le 14 septembre 1698. 11 servit d*abord dans Tarméo, puis se consacra exclusivement à la science et fut nommé en 1725 membre de TAcadémie des sciences pour la section de chimie, puis en 173i surintendant du Jardin des plantes de Paris. Jusque-là la surintendance de cet établissement avait été confiée aux premiers médecins du roi, qui le plus souvent ne s*en souciaient guère. Dufay le sauva de la ruine et Tagrandit, et sur son lit de mort réclama, pour son successeur, Buflbn, alors encore peu connu. Il moamt à Paris le 16 juillet 1739.
Dufay s'est occupé du sel de chaux, alors inconnu des chimistes, du phosphore, de l'aimant, des cristaux à double réfraction et surtout de l'électricité qui, entre ses mains, fit de grands progrès. On trouve un assez grand nombre de mémoires de lui dans la collection de ceux de l'Académie des sciences de Paris, depuis 1725 jusqu'en 1754. L. fl».
DLFFIK (Edward-Willsom). Médecin anglais de mérite, né à HaUfax (Yorkshire) en avril 1800, commença ses études à TUniversité d'Edimbourg en 1817 et y prit ses degrés en 1821 (Diss. inaug, de hydrocephah) ; laniiée suivante il fut nommé fellow du Collège royal de chirurgie d'Edimbourg, il se fixa dans cette ville oii il ne tarda pas à jouir d'une réputation méritée; c'est sur son instigation qu'y fut fondé un dispensaire pour les maladies de la peau. A celle même époque, il publia plusieurs mémoires sur la dermatologie et prépara, en collaboration avec Lizars, un grand nombre de dessins d'afTections cutanées en grandeur naturelle. Deux ans après, il se rendit en Italie, pour rétablir sa santé
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compromise, et passa deux années à Florence. En 1828, il se fixa à Londres et en 1850 y fut reçu membre du Collège de chirurgie.
L*un des premiers, il pratiqua la strabotomie en Angleterre. En 1847, il publia son remarquable ouvrage On Defarmities of the Spine^ qui venait à la suite de deux autres sur le même sujet, publiés Tun en 1829, l'autre en 1854. En 1850, il fit une 0|)ération heureuse d'ovariotomie, pratiquée d'après un procédé nouveau, indiqué dans son mémoire publié dans le 54' volume des Medico-Chirurgical Tranmctians,
En 1855, Duffin fut agréé fellow de la Société de chirurgie et continua à exercer son art jusqu'à la tin de 1 868. Il mourut en novembre 1 874 d'une affection des reins compliquée de pneumonie, à l'ige de soixante-quinze ans. L. Ux.
•UFIEL' (Jea3-Fceapied). Né à Tence, petite ville du Velay. Il fit ses études médicales à Montpellier, et devint chirurgien ea chef du grand Hôtel-Dieu de Lyon. Il mourut en 1769, à l'âge de trente-deux ans. On a de lui :
I. Manuel pkytique pour expliquer les phe'nomènti de la nature. Lyon, 1758, in-9*; ibi<L, 1760, ifH8*. — 11. Traité de physiologie dau» lequel, après awoir établi des thèses sur le mécanisme de nos fonctions^ on donne une explication courte des phénomènes du corps humain. Lyon, 1763. 2 vol. iii-8*. — 111. tHctiounaire raisonné d^anatomie et de physiologie. Paris, 1766, 2 voL iii-12 (empraoté à Dezeimeris). A. C.
(A55E-âmâblb-Au€ieb) et non Dcfob, comme l'indique le renvoi da mot ArciEB. Ce médecin est né à Anbosson, en 1755, et est mort à Soissoos en 1775. 11 a publié plusieurs ouvrages sur son art, et quelques-uns qui lui sont absoloment étrangers :
I. De marbis et meris imUasperie, 1750. iii-12. — II. MéwÊoire sur les maladies épiél» migmes du pays Imomnais. Laoo« 1770, io-^. — ill. Catéchisme sur tari des accouchements, 1775, iii-12. — IT. Considérations sur Us usamrs du temps, 1750. io-lî. ^1. Les jésuites eonwaimems de ladrerie, 1759, ni-12. — Tl. Jottm. hisi. de tous les tremblements de terre, Sobsom, 1756, iii-12. — TIL IraiU de U politesse et de t étude. Paris, 1757, io-12. — TIIL Mémoire sur les moyens de préserver les bêtes à laine de la maladie épisootique Soissoos, 1775, in-li. A. C
KT (PiEMMEt. Né à Castelna'i'Rivîère'Basse (Haotes-Pvréoées), le 9 juin 1757. Dnfoaart vint étudier la chirurgie sous son frère, membre de TAcadémie de diinirgie. A Pige de vingt-ilenx ans, il fut nommé chirorgienmajor à l'année d'Allemagoe, et en 1705, chimrgien-major des gardes-françaises, inspecleor çéoéral des bdpitaox de Paris, cfairurgiefi-mjjor générai des troupes parisiennes, diînir^n et professeur en chef de Tfxole militaire. D mourut à Soeaax, près de Paris* le 21 octobre 1813. Dafouart avait un caractère aimable et fort doox« D aimait la littérature et traduisit en vers Cruiçais plnsKors Églo^Mja de Virgile, qui furent imprimées en 1810, iD-8*. De pins, les sdeoces n^cales lui doivent ks deux publications suivantes :
I. Dt m/ii|»|ip[i «fil partium im primùs tmluerum •etéffpetarisim imstamlibus. Par». 17<$S,
in^*. n. Analyse des Uetsmres par armes à (eu et de leur trmtement. Parts, as I IIM ,
in-*», sv-iSS pp. A^ C
(Les).
(icâvF&isiçois/. Ce oftédedn ert anteard'on oovra^ plu» cnrievx qa'ntile, pliB ^flt»tâi|i»e q«e pratique. 0 a poor titre : £«so fotr La oj^érafiQiii tff rmrfWnfT humain rirr-fr* ^^'Tfft^ qitik tUramftmi^ fMéà
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Amsterdam et à Paris, 1770, un in-12 de 456 pages. G*esl une sorte de physiologie pathologique de l'entendement humain, mais dans laquelle Tâme, diose qui suivant Tauteur, n'a pas même besoin de discussion, joue le principal rôle. Nous avons fait en vain quelques recherches biographiques sur Dufour; nous savons seulement qii*il était né dans le diocèse d'Âlais, et qu'il fut médecin de la Faculté de Paris. On l'y trouve prenant la première inscription le 12 janvier 1765.
Dafonr ( ). Celui-Ià, c'est lui-même qui nous l'apprend, fut docteur en
médecine, conseiller et médecin de Louis XIV. Il a eu le courage et le talent de rendre en vers français le Medica decas de François du Port, imprimé en 1613, et éciit en vers latins. Sa production porte ce titre : La décade de médecine^ ou le médecin des riches et des pauvres, expliquant les signes et les remèdes det maladies. Composée en vers latins par François du Port, médecin de Paru, nouvellement mise en français par M. du Four, docteur en médecine, conseiller et médecin du Roy, Paiis, in-8®.
Dafonr, Alios DuFFOcR (Joseph), né le 23 octobre 1761, à Bourganeuf en Limousin, après avoir obtenu le grade de maître es arts à Poitiers , fut reçu docteur de la Faculté de Reims, le 12 avril 1786, et vint s'établir à Paris. Appelé à Versailles pour être médecin ordinaire de Madame, belle-sœur de Louis XVI, il exerça les mêmes fonctions auprès des membres du Directoire. Il devint aussi médecin en chef des Quinze-Vingts, et mourut à Paris, le 21 octobru 1820. On doit à son zèle pour la propagation de la vaccine la traduction de l'ouvrage anglais du docteur John Thornton. sur l'efQcacité de cette précieuse découverte, publication qui lui fit le plus grand honneur. Preuves de refficacité de la vaccine, Paris, 1808. En 1814 le roi nomma Dufour sou médecin par quartier, lui accorda la croix de la Légion d'honneur et des titres de noblesse. Ce médecin aussi distingué par ses vertus que par ses connaissances fut frappé d'apoplexie foudroyante le 21 octobre 1821. L'Académie de médecine l'avait choisi pour un de ses membres honoraires.
Dafonr (Philippe-Sylvestre), de Manasque, près de Sisleron dans la Provence, vint au monde en 1622. Son père l'amena avec lui à Marseille, où il voulait s'établir. Après avoir fait de bonnes études, il s'adonna au commerce, et embrassa la profession de droguiste, qu'il vint exercer à Lyon. Des connaissances étendues et un esprit fort éclairé lui procurèrent des relations avec les savants les plus remarquables de son temps. 11 était lié d'amitié avec le célehrî Spon, et entretenait une correspondance suivie avec Tavernier, Chardin, Lamoignon, et autres personnages recommandabics. La révocation de l'cdit de Nantes lui enleva à la fois sa fortune et sa pairie; s'élant retiré à Genève, en 1687, puis à Vevay avec son ami Spon, il mourut l'année même de son émigration. On a de lui :
L De l'usage du café, du thé et du chocolat. Lyon, 1671, in-12, etc. — II. Bevanda a#«> tica. Hoc est physiologia potus cafci. Lyon, 1705, in-4». — III. Instructions moraln d'un pbre à son fils, qui part pour un long voyage, et manière aisée de former un jeunr homme à toutes sortes de vertus. Lyon, 1678, in-12. A. C
Dnfonr (Jean-Marie-Lkon), Un des plus illustres représentants de Tentomologie, et dont le nom doit être placé à côté de celui de Latreille, dont il fut
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le disciple, dans le Livre d*or des vaillants scrutateurs des insectes. Il naquit à Saint-Sever, ou Cap de Gascogne (Landes), le 11 avril 1780. La profession de médecin était héréditaire dans sa famille ; son grand-père, chirurgien aux armées du roi, avait marqué, par sa science et son dévouement, à la journée de Malplaquet; son père, médecin de TÉcole de Paris, avait été professeur d'histoire naturelle à l'École centrale de Saint-Sever ; un de ses oncles avait servi, comme chirurgien, sur les vaisseaux du roi, Léon Dufour ne pouvait manquer de suivre ces traces, et il alla se faire recevoir docteur à Paris (14 mars 1806). Sa thèse porte ce titre : Propositions générales sur divers points de médecine^ in-4<*. Mais à cette époque la poudre et le bruit du canon dominaient dans le monde ; le jeune homme dut payer son tribut à la rage humaine ; il se fit médecin militaire, fut commissionué en cette qualité en 1806, et dirigé sur le quartier général de l'armée d'Aragon commandée par le maréchal Suchel. Atteint de typhus au siège terrible de Saragosse (janvier et février 1809), il n'en échappa que par une sorte de miracle, et peu de mois après il est fait prisonnier par le fameux partisan Mina, dont il put pourtant faire mentir la vigilance en s'échappant, non sans être à peu près dépouillé de tous ses effets. Enfin il assiste au siège de Valence, et entre dans cette ville avec les vainqueurs. El, au milieu des camps, malgré les fatigues incessantes ducs aux marches des régiments, au service des hôpitaux, il occupe ses rares loisirs de ses études favorites; il cherche, avec l'ardeur de l'artiste, les beautés secrètes de la nature, qu'il dépeindra dans leur germe et leurs développements. Sur son chemin il noue, avec les officiers de l'armée, avec les Bugeaud, les Harispe, de solides et grandes amitiés. Mais, en 1814, Tarméc est licenciée, et désormais la vie de Léon Dufour sera consacrée à la médecine civile et au culte des sciences naturelles, qui lui ont conquis un rang si élevé dans le monde savant. Inondant plus de cinquante ans, il n'a pas cessé d'enrichir les recueils périodiques des admirables résultats de ses belles et patientes recherches. Dans la savante revue bibliographique des travaux de son vénéré maître, M. Laboulbène, actuellement professeur d'histoire de la médecine à la Faculté de Paris, ne compte pas moins de 252 mémoires publiés par Léon Dufour, dans l'espace compris entre les années 1811 et 1864 (Annales de la Soc, entom.de France^ t. V, 1865, p. 215-252). On y voit déterminées, décrites plusieurs espèces nouvelles d'Insectes et d'Arachnides, Brachine, Coccus, Ornithompie, Cepisma, Xylocoris rufipennis, etc. ; les Acariens, d'autres curieux parasites trouvés dans l'abdomen d'un Perce-Oreille, ou sur les intestins de divers insectes (Filaria Forficula;, Gregarine), sont annoncés au monde savant ; les merveilleuses métamorphoses d'un fort grand nombre d'insectes, de ceux surtout de l'ordre des Coléoptères, sont étudiés avec le plus grand soin, et apportent un fort contingent à ce que l'on savait déjà sous ce rapport (Elater rhombeus, Rupretliis chrysostigma, Mordelles, Stenocorus inquisitor, Cerceris buprcsticida, Œdemère, Chalcis, Getonia aurata, Gassida maculata, Cécidomyes, Scrophilus striata, etc., etc.). Mais c'est particulièrement en anatomie et en physiologie des Insectes que Léon Dufour s'est distingué. A cet égard il y a comme des merveilles accomplies par lui dans ce champ si aride, si difficile à cultiver, où tout est microscopique et échappe à la vue simple. Presque tous les ordres ont été le sujet de ses investigations : Coléoptères, Diptères, Hyménoptères, Névroptères, Orthoptères, etc. On admirera toujours l'anatumie du Scorpion roussâtre, du Lithobius forficulatus, du Scutigera lineata, des Garabiques, de la Cigale, de l'ilippobosque des chevaux, des
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Perce-Oreilles, de rAnobium striatum (appareil digestif), des Insectes pupipares (stigmates), des Diptères (organes digestifs), des Dermestins, et surtout des Hémiptères; les recherches sur la circulation, sur les organes de Touïe et de Todorat dans ces êtres minuscules. Ne pouvant reproduire ici le travail si complet de M. Laboulbène, nous nous contenterons d'indiquer les titres des mémoires qui embrassent plusieurs côtés à la fois des études entomologiques, ainsi qœ d'autres publications traitant d'autres matières.
I. Souvenirs et impressionit de voyage sur des excursions pyrénéennes, à Gnvamie, Béas, Pic du Midi, montagnes maudites. Pic d'Ossau, !mc Bleu. In Actes de la Soc. Linnéenne ée Bordeaux, t. XV (2« sér., t. V), p. 09-151, 1847-1849. Tirape à part de 83 pp. — U. Ik$ zones entomologiques dans nos Pyrénées Occidentales, et désignation des insectes qui Us habitent. In Actes de la Soc. Linn. de Bordeaux, t. XYII (2* sér., t. VU), p. 304*564, 1851. — III. Mélanges entomologiques. In Ann. de la Soc. entom. de France, 1851, p. 55- 70; 1852, p. 443-461; Bull., p. iliv, xlti, lxxxv-lxxxti ; 1853, p. 383-388; Annal, de U Soc. entom. de France, 1857, p. 39-70. — lY. Excursions entomologiques aux dunes de Biscarnsse et cTArcachon, avec indication de quelques manantvres insecticeptologiques et réflexions. In Actes de la Soc. Linn. de Bordeaux, l. XiX (2* sér., t. IX), p. 283-318, 1854. — Y. Histoire anatomique et physiologique des scorpions. Ném. présentés par diT. savants à l'Acad. des se. de l'Institut, t. XIY, p. 561-657, 1856. -^ YI. Madrid en 1808, et Madrid en 1854; Excursion dans les Castilles et les montagnes de Guadarrana. In Actes de la Soe. Linn. de Bordeaux, t. XXI (3* sér., t. I), p. 115-161, 1856. — VJI. Fragments (tanaUmie entomologique. In Annal, des se. nat., 4* série, t. YIII, p. 5-17, p. 365-372 ; t. IX, p. 5-22. 1858, et Arch. entomol.de Thomson, t. I, p. 373-381. — YIII. Recherches anatomiques et considérations entomologiques sur les hémiptères du genre Leptopus. In Annal, des se. nat., 4* série, t. X, p. 343-564, 1858. — IX. Impressions d'un voyage botanique aux Alpe<f du Dauphiné. In Actes de la Soc. Linn. de Bm-deaux, t. XXIII (3'> série, t. III), p. 225-246, 1860- 1861. — X. Ma dernière ascension au Pic du Midi de Bagnères et mon ultime adieu aux Pyrénées. In Actes de la Soc. Linn. de Bordeaux, t. XXIY, tirage à part, 15 pp. 1864. — XI. Ik la direction à donner aux études entomologiques. In Annal, de la Soc. entom. de France, p. 567-628, 1864. — XII. Cours sur les propriétés des plantes et leurs applications. Neudiàtel, 1855, in-12. — XIII. Essai sur quelques points de l'état actuel de la physique et de U chimie, présenté à l'Acad. de Lausanne, 1855, in-4*. — XIV. Propriétés des végétaux et leun applications à l'alimentât ion ^ la médecine, la teinture, Piiulusirie. Neuchâtel, 1861, in-11
Léon Dufour est mort à Saint-Sever, le 18 avril 1865, ayant pu mettre ces titres après son nom : docteur en médecine de la Faculté de Paris, correspondant de l'institut (Académie des sciences), président honoraire de h Société entomologique de France, officier de l'ordre de la Légion d'honneur, ancien médecin ordinaire au quartier général de l'armée d'Aragon (Kspagne), associé national de l'Académie de médecine de Paris, correspondant de la Société botanique de France, de la Société centrale d'agriculture de Paris, de la Société de biologie de Paris, de la Société linnéenne de Bordeaux, des Académies des sciences de Toulouse, Strasbourg, Metz, Lille, Madrid, Valence, Liège, Vienne, Berlin, Stockholm. II a laissé deux fils qui ont aussi embi'assé la carrière médici\\e : M. Albert Dufour, ancien interne des hôpitaux de Paris, continue depuis trente ans à Saint-Sever une tradition médicale qui a plus d'un siècle de pratique ; M. Gustave-Léon Du four est médecin principal de première classe en retraite, et a occupé le poste de médecin en chef de l'hôpital militaire du Gros- Caillou. Par une heureuse coïncidence (janvier 1884), les deux fils de Léon Dufour ont le projet de publier dans la Gazelle des hôpitaux un manuscrit mémorial que leur vénéré père avait destiné seulement aux archives de la famille, et qu'il avait intitulé : Souvenirs d'enfance, d'âge mûr et de vieillesse. On peut s'attendre à lire des pages charmantes d'un esprit aussi distingué, artiste dans l'âme. Ces pages ont paru, en effet, dans la Gazelle des hôpitaux, 4 el 11 mars 1884. A. C.