L. Hs
Dancan (James). L*un des plus éminents médecins d*Kdimboui-g, né à Pertli le 2 novembre 1810. Il commença ses études dans sa ville natale, puis suivit l'école supérieure d'Edimbourg» étudia la médecine à TUniversité de cette, ville et se ût recevoir docteur en 1851 (Diss. inaug, on Empyeina). Encore la même année, il devint membre du Collège royal de chirurgie de Londres. En 1855, il se ût agréer fellow du Collège royal de chirurgie d'Edimbourg et soutint à cette occasion une dissertation Sur la trachéotomie. Il voyagea ensuite pendant deux ans sur le continent, visitant les écoles de France. d'Allemagne, d'Autriche et d'Italie, se livrant toujours spécialement à Tanatomie et à la chimie, et dans ses moments perdus cultivait le dessin, la peinture et la photographie.
De retour à Edimbourg, il servit d'abord à la Royal Infirmary comme house-physician sous Gregory, et comme house-surgeon sous Liston. II suiîil cet éminent chirurgien à Londres et remplit auprès de lui les mêmes fonctions au University Collège HospitaL En 1842, il devint fellow du Collège royal de chirurgie de Londres.
Il se fixa à Edimbourg en 1857 et en peu de temps acquit une grande réputation. Il remplit pendant un grand nombre d'années les fonctions de chirurgien de rinfirmerie royale et eut l'honneur d'être réélu deux fois à cet emploi à l'expiration de son service. Il resta ensuite chirurgien consultant de cet hôpital et en devint enfin Tuu des administrateurs. 11 fit à ce même établissement des leçons sur la cHnique chirurgicale. En 1858, il devint fellow de la Sodété royale. Enfin Duncan remplissait en outre les fonctions de chirurgien consultant au New Town Dispensary et à VEye Dispensary.
Quoique la clientèle absorbât trop Duncan pour qu'il pût beaucoup enrichir la littérature médicale, il publia cependant une série de mèmoii^es importants sur l'anévrysme de la carotide, sur la mort par perforation de l'aorte par de fausses dents ayant pénétré dans Tœsophage, sur l'anèvi^ysme fémoral avec ligature de l'artère iliaque externe, sur l'extirpation d'une tumeur fibreuse enveloppant le nerf sciatique, sur lei. hernies, etc., etc.
En 1866, se sentant très-fatigué dus exigences de sa position, il alla avec sa famille en France, pour prendre du repos, et confia sa clientèle à son fils. 11 fil un séjour à Paris, où régnait alors le choléra et y prit le germe de cette maladie. Il succomba eu effet quelques jours après, à Tours, le 16 août 1866 (Edinb. Med, Journ,, t. XII, p. 287, 1866). L. U^.
DVKDAS (Robert). Né en Irlande, en 1791, prit de bonne heure du service dans la médecine militaire, fit la campagne d'Espagne et assista en 1815 au siège de la Nouvelle-Orléans. Il fut reçu membre du Collège royal de cliirurgie de Londres en 1817, puis remplit durant vingt-trois ans les fonctions de médecin directeur de l'hôpital britannique de Bahia, au Brésil. 11 revint en 1840 prendre son diplôme de docteur à Edimbourg, puis se fixa à Liverpool où
DU!<GLISON. 6^3
il fat nommé mëdecio du Northern HospUai el fit des cours sur 11 méilecine. En 1854, il alla s établir à Londres, oii il inourut à un âge avance, le S5 juin 1871. On a de lui, outre un ouvrage sur le Brésil {Sketckes of Brazil^ London, 1ÎJ52), divers mt3moires fort intéressants, entre autres :
I. On Concussion of the Spine, lo Edinb, Med. a. Surg. Joiim.. 18^5. — II. On tke Antat of Typhus Fever by Cinckonine. In London Med, Joum., 1851, et Mtd, Tiwte«, 1853. ~ lil. On the Efficacy of Large and Fréquent Doses of Quinine in arresting the Course of Continued Fever, Iii Med. Times, 1831. L. H».
DU^BASS (Wiluem). Médecin hollandais de la première moitié du dixhuitième siècle, est cité par Adelung pour Touvrage suivant :
Oribasii Anatomica, ex libris Galeni, cum versione latiiia J, D. Kasarii cumnotis, I.ugd. Batav., 1735, ia-4*. L. Un.
BlJNGLlSO.\ (Robley). Médecin anglais distingué, né à Keswick, dans le Cumberland, le 4 janvier 1798. Ses parents le destinaient au commerce, mais les circonstances les firent changer d*avis. 11 étudia la médecine d*abord dans sa ville natale, puis à Londres où il fut Vaasistant de Gh. Thomas Haden. Il fit également un séjour à Edimbourg, puis à Paris, et à son retour prit ses degrés devant le Collège royal de chirurgie et la Société des apothicaires do Londres. U exerça la médecine dans la capitale dès 1819, puis en 1823 alla prendre le diplôme de docteur à Erlaugue (Disserl. de neuralgia). Revenu à Londrea* il se décida à se livrer spécialement à la pratique obstétricale, fut nommé médecin accoucheur de VEastern Dispensary et annonça, en 1824, des cours sur les accouchements pour le mois d octobre.
Mais dans Tintervalle il avait reçu la visite de Fr. W. Gilmer, envoyé par l'Université de Virginie pour rechercher des professeurs, et il accepta la proposition qui lui fut faite d enseigner à cette Université Tanatomie, la chirurgie, rhistoire des doctrines médicales, la physiologie, la matière médicale et la pliarmacie. A cette époque il jouissait déjà d*une certaine réputation tant comme praticien que comme écrivain médical. Il avait traduit VEaai sur le moxa de Larrey, le Formulaire de Magendie, publié le Vade-mecum de chirurgie de Hooper, et donné un grand nombre d*articles au London Médical Bepo$itoryf au Médical Intelligencer , aux Annals of Philosophy, au Quarterly Journal of Science and Art$^ au London Quarterly Review^ etc., etc., sans compter un ouvrage original sur les maladies des voies digestives cliez les enfants.
Dunglison quitta Londres en octobre 1824. A son arrivée aux Ëtats-Unis, il dla s établir à Charlottesville. Il passa là une série d'années heureuses dans l'intimité avec les présidents Jeflerson et Madison, donnant son enseignement et publiant ou préparant ses ouvrages les plus importants sur la physiologie, rhygiène, la thérapeutique, la médecine légale, et la première édition de son célèbre dictionnaire.
En 1835, il obtint une chaire à l'Université de Haryland et se rendit à Baltimore ; mais il n'y resta que peu de temps et, en 1 836, accepta les offres du Jefferson-College à New- York et se fixa définitivement dans cette ville. Il fit beaucoup pour la réorganisation du Collège en 1841 et contribua puissamment an développement de cette excellente école dont il (ut de bonne heure nommé doyen. Ce n'est qu'en 1868 qu'il se démit de >es fonctions de professeur et se retira avec le titre de professeur émérite d'Institutions médicales et de médedne
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légale. H mourut le l**^ avril 1869, d'une aflection cardiaque, qui le faisait souffrir depuis des années.
Dunglison était membre d'une foule de sociétés savantes de Londres, Paris, Nancy, Marseille, Erlangue, etc. 11 avait été vice-président de la Sydenham Society de Londres, de VAmerican Philosophical Society, de la Pennsyîvania Institution for the Instruction of the Blind. Il avait fondé en 1837 un recueil périodique intitulé : The American Médical Lihrary and Intelligencer. Nous mentionnerons, parmi les nombreuses publications de Dunglison :
I. Commentaries on Diseases of tfie Stomach and Bowels of Children. London, 18^, in-8*, pi. — H. il New Dictionary of Médical Science and LUerature^ coniaining a Conçue Account of the Various Subjeets and Termt, etc. Boston. 1833» 2 vol. ia-8*. New Edition... by Richard J. Dunglison, London. 1874, gr. in-8*. — - III. Oit the Influence of Almotphere and Locality^ Change of Air and Climate, Seasons^ Food, Chthing, Bathing^ Exerctu^
Sleep on Human Health^ conatituting Elément* of Hygiène. Philadelphia, 1835,
in-8*. — IV. General Therapeutica or Principles of Médical Praclice, with Tabta of the Chief Remédiai Agent» and their Préparations and of the Différent Poison* and their Antidotes. l'biladelphia, 1836, in-8'>. — V. Buman Phynology, illustrated bv Eiigravings. Edit. 2. Thiladelphia, 1836, 2 vol. in-8«. — VI. Syllabu* of Lecture* on Médical Jurisprudence, 1827, in-^*. — VII. Address to the Médical Graduâtes of ike Jefftnon Médical Collège. Philadelphia. 1837, gr. iii-8o. — VIII. The Médical Strident, or Aidsto the Sludy of Medicine. Philadelphia, 1837, gr. in-8». — IX. The Praclice of Medicine, Philadelphia. 2 vol. in'8*. — X. 11 collabora à VAmerican Cyclopœdia of Practical Medicine à partir de 1833 et au Bnt. a. Foreign Med. Beoiew depuis 1836. L. Hx.
DUXKERQUE (STAnoM MARINE de). En flamand Duinkerken (église des Dunes) est un chef-lieu d'arrondissement du département du Nord, et un port peuplé de 52 000 habitants. Sa rade est magnifique, elle a une belle citadelle, un beau bassin naval et de vastes magasins de la marine, un phare important, une église gothique dédiée à saint Éloi, et un carillon célèbre rétabli en 1855. Elle possède aussi des tribunaux de i'® instance et de commerce, une bourse, ua collège, une école de navigation, une bibliothèque, des fonderies de fer et de cuivre, des savonneries, des amidonneries, des fabriques d*huile, des distilleries, des voileries, des raffineries, des chantiers de construction maritime. Jean Ikrt est né à Dunkerque et y a sa statue érigée en 1845.
L'établissement des bains de mer est à 2 kilomètres de la ville sur les côtes les plus septentrionales de la Manche et les plus méridionales de la mer du Nord. Sa plage est très-belle, elle est recouverte de moins de galets que dans beaucoup des bains de mer du nord-ouest de la France. Celte station marine est fréquentée principalement par les familles du département. Elles trouvent dans les habitants de Dunkerque une grande aménité et un grand désir d*ètre utiles ou agréables aux étrangers qui viennent passer dans cette ville la saison balnéaire. A. R.
DUNUS (Thaddée). Né en 1525, à Locarno (Sardaigne), dut quitter sou pays en 1555, avec toute sa famille, ayant embrassé la religion réformée. Il se téfugia en Suisse, à Zurich, se livrant à Tart de guérir en môme temps qu*à des travaux littéraires et religieux qui firent quelque bruit en leur temps. Il est mort dans cette ville, mais la date de sa mort nous est inconnue. Nous ne citerons de lui que les deux ouvrages ci-après qui intéressent la médecine :
I. Muliebrium morborum omnis generis remédia, ex Dioscoride, Galeno, Plinio, Barb*risque et Arabibus studiosè collecta et disposita. Strasbourg, 1565, in-8*. — II. Epiftole médicinales in quibus de oa^melitis facuUatibus et curatione pleuritidiM morbmrumqv
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ertiadarium iraeialur : accetsere de hemiiritœo «tve de febre temitertiano lihellus, ei miêeellaneorum de re mediea liber omnino utilit, Zurich, 1502, in-^*. A. 1).
DUODAHIKE (AzPH). J)i\ns h teinture d'iode incolore employée en Amérique pour Tusage médical, et dont la formule est : iode 10 parties, alcool (à 95 degrés] 85, ammoniaque concentrée 20, il se formerait, suivant certains auteurs, un composé cxplosible qui disparaît peu à peu, en môme temps que la liqueur devient incolore. C*est ce composé qui porte le nom de duodamine (Gubler). D.
lltJ#llÉlVIJH. Relativement au tube digestif, des articles spéciaux sont consacrés à Testomac, au caîcum, au colon et au rectum; mais on a pensé qu*il a*y avait pas lieu de séparer le duodénum des Intestiks grêles. Nous renvoyons donc à ce dernier mot (voij. aussi Anchylostone duodé?(al). 1).
DLYARQVE (Frédéric). Né à Amiens, en 1788, fit ses études médicales à Paris; il devint interne des hôpitaux en 1810, puis se fit recevoir docteur en 1813. Il se fixa dans la capitale et remplit pendant de longues années 1<;8 fonctions de médecin du bureau de bienfaisance du septième arrondissement. « 11 a donné, dit Lachaise, des preuves de patriotisme et de dévouement en mainte occasion, particulièrement à Tépoque de la révolution de Juillet et dans l'épidémie de choléra i.
Duparque était un accoucheur habile, et un grand nombre de ses publications sont relatives à Part obstétrical ; il a laissé la réputation d*un praticien consommé. Outre un grand nombre d'articles, de notes et d'observations, publiés dans la Bibliothèque médicale^ le Journal général de médecine^ la hevv£ médicale^ la Gazette médicale de Parié, les Archivée générale* de médecine j les Annales d'obstétrique dont il a été Tuii des fondateurs, il a laissé :
I. Sur le cancer de l'enlomac. Thèse de Paris, 1813. — II. Traité théorique et praliffue uur let altérations organique* simplet et canc/rewtei de la matrice. Ouvrage couronné en 1831 par la Soc. roy. de méd. de Bordeaui. Paris, 1832, in-8»; 183.5. fn-8*; 2- Mit. entièrement refondue et très^ogmcntée, ihid., 1838, in-8*. Cet oiivraKC a été Iradujt en an^ait et deui fois en alleniand. — III. Histoire CftmplèU du ruptures et des déchirures de l'uté» ms, du vagin et du périnée. Paris, 1836 (1855*;, in-8-. Omioimh par )a Soc. fn/;d. d'émulation de Paris. Trad. en allern. fiar !(evermann. Qiiedlinb. et l^ipzig. 1838« gr. in-H*. •— IV. Réfutation de la doctrine d^inér Habilité et d'ineurabilUé du cancer. Pariw, 1837, in-8». — V. Recherches sur Us éporjues de la grossesse auxquelles se manifestent les pertes utérines dans les cas d^ implantation du placenta sur Corifice utérin. Parik, 1825. — YI. Mémoire et observation sur une espèce particulière tt endurcissement du fœtus. Paris, 1828. — ?II. Expérience sur un nouveau moyen de hâter et de provoquer le décollememenl et VexpuWum du placrnfa. Pari*, 1820. — VIII. Mémoire sur l*a/feclifm particulière des pieds et des mains qui a régné épidémiquemrnt à Paris en 1828. Parif, 1829. — IX. Théorie des hémorrhagien prtfduifes par les piqûres des sangsues et des moyens de les arrêter. ï»ari«, 1830. — X Omsidérations pralUptes sur le seigle §rgoté. Pari», 1838. — IX. Méwsaire sur la périlonile essentielle aiguë rhes les jeuneS' filles. Pari». 1842. — XII. Nouvelle* observation* *ur les officiions inlrrmiltenlr^ à courtes périodes. Paris, 1845. — XIII. Observations sur le diagnostic et le traitement des concrétions hi liaire*. Paris. 184». l. \\n.
DUPASQtlEK {Ctk%PkWt'Ki.pmy%^). (/Iiirni«ite fWîS-difilingiM de re %\h:U'., et qui appliqua surtout ^n allitntion U Va chutiiP iriduAtri^ïlle ^'l /i VMmh At'% eaux minérales. Il naqnit ii ihft%%j, \f(i\\U*. vlll^ du Aéi\mTXftut'Ui du SW^tnu., le 27 août 1795, i répor|fie même oU Va filk de hym, rf.%u\mrA*. ih sori |Wîrc,
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était assiégée par Tarrhée révolutionnaire. A peine Dupasqiiier eul-îl terminé ses études classiques, qu'il entra dans une pharmacie de Lyon; puis on Tenvoya à Paris, et il se fit recevoir tout à la fois à Técole de pharmacie et docteur de la Faculté de médecine (10 juillet 1821). Pourvu de son titre, il revint à Lyon, y pratiqua la médecine, obtint au concours la place de THôtel-Dieu, le titre de membre et doyen du jury médical, secrétaire général de la Société de médecine, du Conseil de salubrité, fondateur du Journal clinique des hôpitaux de Lyon ^eic. En 1855, une maladie grave l'éloigna pendant près d'une année de la pratique médicale, et cette circonstance Ty fît renoncer tout à fait pour se lancer dans la carrière exclusivement scientiGque. De médecin praticien, Dupasquier se fit tout d'un coup chimiste. En 1854, il est nommé professeur de chimie à recelé de la Martinière, fondée par le major généi'al Martin, et devient aussi le savant auquel on donne la mission d'examiner toutes les questions de médecine légale, de faire l'analyse des eaux, de présider à tout ce. qui regarde la salubrité publique. Dupasquier, qui aimait la littérature et les beaux-arls, qui a rendu compte dans une revue critique aussi spirituelle que judicieuse, VA ri à Lyon^ 1857, in-4°, de la première exposition de la Société des arts; Dupasquier, qui a prononcé à l'Académie de Lyon un discours Sur les progrès des sciences, des arts et des lettres; qui aimait la musique, chantait agréablement, et avait pour amis intimes Nourrit, OlI-Bull, Listz, Rachel, est mort le 15 avril 1848, à l'âge de cinquante-cinq ans. Il a laissé de nombreux ouvrages, dont nous indiquons les principaux ;
I. De Vimagination et de ton influence sur Vhomme, dans tétat de santé et de maladie- Thèse pour le doctorat. — II. Rapport sur les fabriques de produits chimiques, 1827. — III. Happort sur les appareils pour bains et douches d'eau minérales établis par le D' lîapon, 1828. — IV. Dissertation médico-légale sur les signes et tes symptômet de V empoisonnement par l'acide arsénieux^ 1830. — Y. Des eaux de source et des eaux de rivière t 1840. — VI. Histoire chimique, médicale et topographique de Veau minérale sulfureuse de Vétablisemcnt d'Alleward, 1841. — VII. Traité de chimie industrielle, !• toI. 1844. A. C.
DUPAlJ (Jean-Amédée). Médecin de mérite, né à Toulouse le 19 mars 1797» fit ses études à Montpellier oii il fut chef de clinique interne et fut reçu docteur en 1819. 11 vint continuer ses études à Paris, où il se présenta à l'agrégatioa en 1825 ; il retourna peu après à Montpellier où il se présenta à l'agrégatiao en 1828 et fut reçu, d'après Quérard. Il fut médecin-directeur de rëtablissement orthopédique et gymnastique du Montparnasse, membre de la Société de médecine de Paris, membre de la Société linnéenne, de la Société huntérienne, de h Société médicale de Londres, etc. C'est tout ce que nous avons pu savoir de sa carrière.
Dupau fut le directeur de la Revue médicale française et étrangère depuis 1820, et l'un des directeurs du Journal clinique sur les difformités depuis 1827, et collabora à la Revue encyclopédique et, à partir de 1854, au journal VOrlhopédie, On peut encore citer de lui : L. H.^.
I. Essai sur Véréthysme nerveux. Montpellier, 1819, in-4'*. — II. Eadem-ne sparaéiôt ac popularibus morbis curatio? Th. Parisiis, 1823, in-4". — III. Quœnam sint morbcnm epidemicorum causas? etc. Th. Monspelii, 1828, in-4». — IV. S'otice historique sur le Dod. Éd. Jenner, inventeur de la vaccine. Paris, 1824, in-8*. — V. Réflexions sur fe projet de loi présenté aux Chambres le iA février 1825 sur les écoles secondaires de médecine, eic Paris, 1825, in-8». — VI. Lettres physiologiques et morales sur le magnétisme animal, tU- Paris, 1820, in-8*. — VII. Quœnam sint morborum epidemicorum cauêaeT Parisiis, i^in-4'', — VIII. Notice historique lur Fvécî. Bérard, prof, d'hygiène à la Faculté de méétase
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de Montpellier, Paris, 1828, in-8». — IX. Médecine légale et toxicologie. In Bihlioth. dit médecin praticien^ t. IX. L. Hx.
Dnpan (Jacques). Reçu docteur à Toulouse, médecin pensionné de la ville d*Ax, dans le comté de Foix, a publié à la fin du dernier siècle :
1. Observatiom sur Fusage des végétaux exotiques^ et particulièrement du gayàc, de la jtquine, de la salsepareille et de la lobélia syphilUica dans les maladies vénériennes, Paris, 1782, in-8". — II. Lettre dans laquelle on recherche quelle est le véritable caractère du scorbut. Ai, 1789, in-8*. — III. Observations diverses de médecine. In Joum. de méd., t. LXXX, p. 337, 1789. L. Hx.
DUPETIT-THOUAKS (Louis-Marie-Audert Aabert). Botaniste et voyageur distingué, s'appelait Aubert de son nom de famille, Pctit-Thouars du lieu d'origine de sa famille; la particule Da a été ajoutée après coup. Né à Saumur, le H novembre 1758, il fit ses premières études à TÉcole militaire de La Flèche et entra à seize ans comme sous-lieutenant dans le régiment de la Couronne. En 1792, il se rendit à l'Ile-de-France, où il séjourna deux ans, puis passa ik Bourbon* oii il resta trois ans et demi. Après un nouveau séjour d'un an à Tlle-de- France, il rentra en France eu i802, rapportant une collection de 2000 plantes et de 600 dessins. En 1807, il fut nommé directeur de la pépinière du Roule, à Paris, et s'occupa dès lors spécialement de physiologie végétale. En 1820, il devint membre de Tlnstitut ; il était déjà membre de la Société d'agriculture et de plusieurs sociétés savantes.
Dupetit-Thouars mourut eu 1831. Bory de Saint-Vincent lui a dédié le genre Auherlia (arbre de Bourbon, de la famille des Térébinthacées) ; le nom de Thouarea a été donné en son honneur à une Graminée sarmenteuse originaire de Bourbon. Tous les botanistes connaissent la théorie de Dupetit-Thouars relativement à la formation des couches annuelles du bois. Cet auteur a publié un grand nombre d'ouvrages et de mémoires, parmi lesquels :
I. Dissert, sur l* enchaînement des êtres, Lille, 1788, in-8*. — II. Histoire des végétaux recueillis dans les iles de France, de Bourbon et de Madagascar. Paris, 1804 et années suivantes, 4 cah. in-4*, 30 pi. — ill. Essais sur la végétation considérée dans le développement des bourgeons. Puriii, 1809, in-8% 2 fig. — IV. Court de botanique appliqué aux productions végétales, etc. Paris, 18t5, in-8«, pi. — Y. Cours de phytologie ou de botanique générale. I»aris, 1819-1820, 2 vol. in-8». — Vi. Flore des îles australes de V Afrique, etc. Paris, 182*2, in-8*, pi. — VIL l/i physiologie végétale devait-elle être exclue du concours pour le prix fondé par M. de Montyon. Paris, 1822, in-8«. — VIII. Éclaircissement sur un rapport fait à l'Académie des sciences concernant Vanatomie végétale» Paris, 1820, in-8*. — IX. Dupetit-Thouars a pris part à la rédaction du Bull. d. iciences de la Soc. philomathiquc et au Dict, des sciences naturelles. L. Us.
DUPIIV. Chirurgien de Montpellier, membre du Collège des chirurgiens de cttte ville, mort en 1806, a publié un ouvrage curieux dont nous donnerons le titre in extenso : Dmerlation chirurgico-légale, dans laquelle Vauteur^ en justifiant la médecine et la chirurgie du reproche d'incertitude et d'insuffisance, discute d'après Vhistoire des découvertes et des vicissitudes de Vune et Vautre science, et surtout la pénurie, ou les dangers, Vimpuissance ou la cruauté de quelques moyens curatifs, s'il ne serait pas nécessaire de rendre la condamnation des malfaiteurs plus utile à la société, en faisant subir à certains de ces malheureux des épreuves de physique, de médecine, de chirurgie, etc., etc. , etc. Tribut patriotique présenté à la Société royale de médecine de Paris, le il avril 1789, par un citoyen de Montpellier. Montpellier, 1790, in-S*'.