‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 58 sur 75 · DUMàS'(Lbs deux · texte numérisé non relu

DUMàS'(Lbs deux

MM. Aragot Prony et Cordiet', gur [un mémoire relatif aux appareils produeiewn de la vapeur t lu à l'Académie des sciences par le baron Séguier. Paris, 1832, in-8*. A. C

DUMAS (Les deux).

Damas (Charles-Locis). L*un des plus célèbres médecins de Técole de Montpellier. Nous résumons sa biographie d'après Boisseau. Fils d'un chirurgien distingué de Lyon, il naquit dans celte ville le 8 février 1765. Après avoir fait ses premières études au collège de TOratoire de Lyon, et sa philosophie au séminaire de Saint-Irénée, il se rendit à Montpellier et y prit le bonnet de docteur en médecine à Tâge de dix-neuf ans (\" juillet 1785). En 1787, il fut couronné par la Société royale de médecine de Paris, et concourut avec Fouquet pour la chaire vacante par la mort de Sabatier. Fouquet, qui concourait pour la troisième fois, Fouquet, le fondateur de renseignement clinique de Montpellier, fut nommé dès le commencement des épreuves, par lautorité supérieure qui, cette fois, fit une exception en faveur du savoir et de Thabileté. Dumas se mit sur les rangs pour obtenir la chaire de Grimaud ; malgré ses efforts, il n*obtiot que l'accessit. Sans se décourager, il fit des cours de physiologie qui attirèrent un grand nombre d'élèves. La place de médecin de la Chanté lui fut donnée. En 1791, Vigaroux étant mort, l'Université de Montpellier nomma Dumas viceprofesseur; il fit des leçons sur la pathologie. En 1792, il se rendit à Lyon oii il fut nommé médecin de l'Hôtel-Dieu. En 1794, on le trouve à Paris suivant avec assiduité les leçons de Vicq d'Azyr. Enfin, en 1795, le gouvernement le nomma professeur d'anatomie et de physiologie à l'École de santé de Montpellier. Ses leçons furent dès ce moment suivies 'avec empressement ; il enseigna Tanatomie, les maladies aiguës et chroniques, la bibliographie médicale. De nombreuses récompenses encouragèrent son zèle ; il fut successivement nommé doyen de la Faculté, recteur de l'Académie, membre de la Légion d'honneur, conseiller ordinaire de TUniversité, correspondant de l'Institut, président des jurys médicaux. 11 mourut le 28 mars 1813, âgé seulement de quarante-sept à quarante-huit ans. Voici comment Dezeimeris résume les doctiines professées par le célèbre professeur de Montpellier :

« L'Ecole de Montpellier revendique à juste titre Dumas comme un des plus fermes soutiens de sa gloire. Lorsqu'il parut dans le monde scientifique, à Bordeu et à Barthez, qui avaient restreint les écarts hypothétiques du stahlianisme, avait succédé Grimaud, qui était rentré dans les idées du spiritualisme du professeur de Halle; Dumas, riche d'érudition, reprit les travaux, et fut le digne successeur de Barthez ; la doctrine de l'élève de Montpellier perdit quelque chose de sa tournure abstraite et métaphysique ; il l'écarta un peu des voies assignées par Barthez, et négligea le principe d'unité vitale, pour considérer les forces isolées des divers organes. Quoique Dumas appartienne certainement par ses doctrines à Técole de Montpellier, on doit tenir compte de rinfluence évidente qu'ont eue sur ses travaux le séjour qu'il avait fait à Paris et les relations amicales et scientifiques qu'il avait eues alors avec les hommes qui faisaient la gloire de l'école de Paris, et en particulier avec Vicq d'Azyr. »

Dumas a publié un grand nombre de mémoires et d'ouvrages. Nous donnons, de ces derniers, la liste des principaux, de ceux où ce grand médecin a déployé son talent philosophique :

ri 9ur la v/e , ou Analyse raUotin/e des facultés vitales, pour servir d'expliceticn

DUMAS (Les deux). 655

aux thèse» sur le mime sujet, soutenues dans l'UniTersité de médecine de Montpellier le 14 janfier 1785. Montpellier, 1785, in-8*, 84 pp. — II. Déterminer dans quelle époque et daus quel temps des maladies la fièvre peut être utile ou dangereuse, et avec quelle précaution on doit l exciter ou la modérer dans leur traitement. Montpellier, 1787, in-8*. — III. Système méthodique de nomenclature et de classification des muscles du corps humain, Montpellier, 1797, in-4*. — lY. Discours sur les progrès futurs de la science de Vhomme. Montpellier, \9M, in-4». — V. Principes de physiologie^ on Introduction à la science expérimentale, philosophique et médicale^ de Vhomme vivant. Paris, 1800, 4 Toi. in-8*. Montpellier, 1806, 4 Tol. in-8*. — VI. Doctrine générale des maladies chroniques, pour servir de fondement à la connaissance théorique et pratique de ces maladies. Montpellier, 1813, in-S*. Paris et Montpellier, 1821, 2 vol. iu-8-. A. C.

(Jeân-Baptiste), Tuq des plus illustres chimistes dont la France s*honore. 11 naquit à Âlais (Gard), le 14 juillet 1800, fit ses études et opprit la pharmacie dans sa ville natale. En 1817, il se rendit à Genève, où il entra comme élève chez un pharmacien et s*adonna avec ardeur à Tctude de la botanique, de la physique et de la chimie. Il y eut pour maîtres De Candolle, qui lui ouvrit sa bibliothèque, ses herbiers, et lui prodigua ses conseils, Pictet, qui enseignait avec éclat la physique, et De La Rive, dont les leçons de chimie étaient très-suivies. Théodore de Saussure lui prodiguait les encouragements. A cette époque, Dumas se lia avec Prévost; ils publièrent encommim de nombreux mémoires sur le sang, sur la transfusion, sur les sécrétions, sur les animalcules spermatiques, la génération, etc. L*un des résultats les plus remarquables de leurs travaux, c'est la découverte que le rein n*esl pas Torgane de la sécrétion de l'urée. Ce fait a été pleinement conûrmé par la science moderne. .

Cest en i 825 que le jeune Dumas vint se fixer à Paris, ou Tavait déjà précédé une légitime réputation et où il se lia avec le zoologiste Victor Audouin, avec Adolphe Brougniart et Henri Milne-Edwards. Peu après il fut nommé répétiteur de cliimie à TÉcole polytechnique et professeur de chimie à T.Uhénée, grâce à Ampère ; en 1824, il fondait avec Audouin et Brongniart les .innales des sciences naturelles, et il commençait à amasser des matériaux pour la publication de son grand Traité de chimie appliquée aux Arts, dont le premier volume parut en 1828; eu 1829, il créait TEcole. centrale des Arts-et-Métiers ; le 19 juin 1879, il a eu le rare bonheur de pouvoir célébrer le jubilé de cette institution. En 1832, TAcadémie des sciences Tadmettait dans son sein et il fut nommé successivement professeur adjoint de chimie à la Faculté des sciences (1852), en remplacement de Gay- Lussac, puis professeur titulaire eu 1841 et Vannée suivante doyen de cette faculté. Dès Tannée 1834, Dumas avait obtenu, par un brillant concours, la chaire de chimie organique à la Faculté de médecine, et y fonda renseignement de cette science considérée dans ses applications à la physiologie et à la pathologie. En 1849, envoyé à l'Assemblée législative par le département du Nord, il fut chargé, le 31 octobre 1849, du portefeuille de l'agriculture et du commerce, et quitta ce ministère en janvier 1851. Après le 2 décembre, il entra dans la Commission consultative, fut nommé sénateur, puis vice-président du comité de rinstruction publique. Ce grand savant est mort à Cannes, le 1 1 avril 1 884. 11 avait presque atteint sa quatre-vingt-quatrième année.

« Peu de savants ont publié sur la chimie des travaux aussi remarquables. Un des premiers, il a jeté quelque clarté sur la chimie organique, encore diffuse et embarrassée d'un nombre infini de corps que personne jusqu'à lui n'avait su grouper méthodiquement. Ses travaux ont beaucoup contribué à simplifier Tétudc de cette science. Ses recherches sur les élhers, sur l'isomérie, sur les substitutions, ainsi que ses déterminations exactes de plusieurs poids atomiques ,

654 DUMâSINE.

sont de véritables titres de gloii*^ » . Ajoutons de remarquables traTaux sur les alcaloïdes, l'albumine et les matières albuminoïdes, sur les fermentations, ces derniers terminés peu d*années avant sa mort seulement. Une vie si bien remplie et si légitimement récompensée s*est signalée par la publication d*un grand nombre de mémoires et d^ouvrages du premier ordre. Les œuvres de Dumas présentent du reste une grande variété, autant par le choix des sujets que par la maniëi'e dont il les a développés. Les communications à rÂcadémie, ses documents officiels, ses rapports au Conseil municipal, ses discours prononcés à des fêles, ses leçons d*ouverture, ses éloges historiques, ses oraisons funèbres sont innombrables. Nous en mentionnerons quelques-uns parmi les plus importants :

I. Examen du sang et de ton action dans les d'wers phénomènes de la vie. In Ann§L es physique et de chimie, t. XVIII, p. 280-292, 1821. En collabor. avec Prévost. — II. Dosatième mémoire sur le sang. Ibid., t. XXIII, p. 50-68, 1823. — III. Troisième mémoire, lu à la Sec. dephys, et d'hist. naturelle de Genève, le 15 nov, 1821. Ibid., t. XXIII, p. 90-104, 1823. — IV. Phénomènes qui accompagnent la contraction de la fibre musculaire. Paris, 1823, in-S* (avec Prévoit). — V. Nouvelle théorie de la génération. In Annal, des se. mU,, t. I, p. 1-29, 1824. — VI. Deuxième mémoire sur la génération; rapport de V oeuf avec la liqueur fécondante; phénomhies appréciables résultant de leur action mutuelle; développement dt V œuf des batraciens. In Annal, des se. naturelles, t. II, p. 100-121 et 129-149, 1824. ^

VII. Développement du cosur et formation du sang. Ibid., t. III, p. 96-107, 1824. —

VIII. Troisième mémoire sur la génération dans les mammifères et des premiers imdices de développement de l'embryon. Ibid., t. III, p. 113-138, 1824. — IX. Traité de chimie appliquée aux arts, Paris, 1828-1845, 8 vol. in-8*, atlas. — X. Propositions de physiologie et de chimie médicale. Th. de Paris, 12 avril 1832, in-4*. — XI. Leçons sur la philosophie chimique. Paris, 1837, in-8*. — XII. Essai de statique chiwùque des êtres organisés. Paris. 1841, 2* édit., ibid., 1842. AvecBoussingault. — XIII. De Inaction du calorique sur lescorpi organiques; applications aux opérations pharmaceutiques. Paris, 1838, in-4*. — XIY. Mési. de chimie. Paris, 1843, 7 pi. — XV. Mém sur les combimaisons du phosphore, principalemsst avec r hydrogène. In Annal, de phys. et de chimie, t. XXXI, p. 113-1S4, 1826. — XVL Volt sur quelques composés nouveaux. Ibid., t. XXXI, p. 453-436, 1826. — XVII. Nouvelle méthode pour préparer l'oxyde de carbone. Ibid., t. XXXIII, p. 110-111, 1826. — XVIII. Mémoire sur quelques points de la théorie atomistique. Ibid., t. XXXIII, p. 337-391. 1826. — XXIX. Siir Voxamyte, matière qui se rapproche de quelques substances animales. Ibid., t. LUV, p. 129-143, 1830. — XX. Recherclies sur la composition chimique des verres employa dans les arts. Ibid., t. XLIV, p. 144-166, 1830. — Wl.Hiecherches sur Cor fulminant. Ibid., t. XLIV, p. 167-188, 1830. — XXII. Sur la théorie des chlorures. Ibid., t. XLIV, p. 263-272, 1830. — XXUI. Sur la composition de Vurée. Ibid., t. XLIV, p. 273-278. — XXIV. Sur la chlorures de soufre. Ibid., t. XLÏX, p. 204-207, 1832. — XXV. Sur l'esprit pyro-acétique, Ibid.. t. XLIV, p. 208-209, 1832. — XXYI. Sur la densttéde la vapeur du phosphore. Ibid., t. XLIX, p. 210-213, 1832. — XXVII. Sur la densité de ta vecteur de plusieurs corps simples. Ibid., t. LU, p. 170-181, 1832. — XXVIll. Recherches sur tes combinaisons de Chydrogèse avec le carbone, Ibid.. t. LU, p. 182-197, 1832. — XXIX. Recherches de chimie organique. Ibid., t. LUI, p. 164-181, 1833. — XXX. Mémoire sur Vhuile essentielle de moutarde noire. Ibid., t. LUI, p. 181-190, 1833. Avec Pelouze. — XXXI. Recherches de chimie organique. Ibid., t. LIV, p. 225-247, 1833. — XXXII. Recherches de chimie organique. Ibid., t. LH, p. 113-154, 1854. — XXXIII. Sw la composition de thuile extraite de teau-de-vie de jwmmes de terre. Ibid., t. LVI, p. 314-324, 1834. — XXXIV. Recherch. de chimie organique. Ibid., t. LV1I, p. 305 334, 1834. Avec Péligot. — XXXV. Sur un hydrate d'essence de térébenthine. Ibid., t. LVU, p. 334-333, 1854. Avec PéligAL — XXXVI. 5ao- Vesprit de boit. Ibid., t. LVIII, p. 5-74, 1835. .\vec Péligot. — llWll. Mému>ire sur les élhers composé$. In Mém. de FAcad. d. se., t. XV, p. 457-494. — XXXVIII. Recherch. sur la chimie organique. Ibid., p. 495-556. — XXXIX. Mémoire sur un nouvel atcool, et sur les divers compotes éthérés qui en proviennent. Ibid., p. 557-632. Avec M. Pèligot. — XL. Recherches sur la nature de l'éthal. Ibid., p. 633-651. Avec M. Péligot. — XU. Éloge de Désormeaux, p. ^ de la séance «ie la Faculté de méd. de Paris, 1846. — XUI. Des allopathes et deshomœopathes devant le Sénat. Discours de Ull. Duinas, Boqjean et Dupin, séance du 1*' juillet 1865, in-8*. A. C.

•LSiASl^'E. En soumettant Tacétate de dianx à la distillation sèclie, on

DUMÉRIL (Les deux). 655

obtient ordinairement, outre Tacétone, une petite quantité d*une huile insoluble dans Teau, à laquelle M. Kaue a donnd le nom de Dumasine. Cette huile est isomère avec Toxyde de mësityle, mais non, comme le pense M. Heintz, identique avec cette huile, car cette dernière forme une combinaison cristalline avec le bisulfite de soude, ce que ne fait pas la première. — La Dumasine constitue une huile incolore, soluble dans Talcool, bouillant à 125 degré?» L*acide azotique la transforme en acide oxalique. Le chlore la transforme en une huile chlorée bouillant à 155 degrés. Lutz.

MJHÉRIL (Les deux).

Dunéril (AiNdré-Marie-Co^stant). Un des plus savants médecins de Tépoque moderne, ayant joint à une haute instruction médicale un goût prononcé pour Tétude des sciences naturelles, dans laquelle il a acquis une grande notoriété. Il naquit à Amiens, le 1*"' janvier 177i. 11 avait à peine atteint sa dix-neuvième année lorsqu'il fut, eu 1793, nommé au concours prévôt d'anatomie à Rouen. Venu à Paris, il obtenait, dès Tannée 1794, la place de prosecteur de TÉcole de médecine de Paris. Après avoir rempli les fonctions pendant quatre ans, il se présenta une troisième fois au concours, en 1798, il remporta par cette voie honorable la place de chef des travaux analomiqucs. Le 18 octobre 1803, il se faisait recevoir docteur. Enfin, le 18 pluviôse an IX (18 févr. 1801), les professeurs de la Faculté, réunis en assemblée générale, le désignaient au ministère pour la chaire d*anatomie et de physiologie laissée vacante par la mutation de Lecler, et le ministre ratifiait ce choix. Duméril avait eu cependant de Taillants concurrents : Barbier, Bichat, Deschamps, Dupuylren, Girault, Jadelot, Luri*ey, Laumonier, Bicherand. Le génie de Bichat ne prévalut pas dans cette assemblée du 18 février 1801. Le génie et la science avaient été mis en préseoce, ce fut le génie qui fut vaincu. Quoi qu'il en soit, Duméril occupa lu chaire d'anatomie avec la plus grande assiduité pendant dix-huit années, an bout desquelles il la quitta pour celle de pathologie interne, qu'il remplit jusqu'à sa mort. Ses cours à TÉcole de médecine ne Font point empêché d'accepter, dans l'enseignement public, d'autres fonctions non moins importantes auxquelles le désignaient, du reste, ses grandes connaissances en histoire naturelle. C'est ainsi que pendant quatre ans il a remplacé Cuvier, comme professeur d'histoire naturelle, à l'Ëcole centrale du Panthéon, et qu*il fit, pendant plus de vingt ans et comme suppléant de Lacépède, des cours fort suivis d'herpétologie et d'ichthyologie au Jardin des Plantes. Duméril, qui avait été, en outre, médecin de la maison royale de santé, secrétaire de la Société de la Faculté de médecine de Paris (1808-18'2I), membre de l'Institut (1814), membre de l'Académie de médecine, est mort le 16 août 1860.

Je n'oublierai jamais Constant Duméril, avec sa taille élevée, mince, lluet, se tenant droit comme un I, malgi'é ses soixante-dix ans, sa chevelure d'un blanc d'argent, sans aucun mélange, ses yeux assez petits, un peu enfoncés, mais d'où jaillissaient les étincelles de l'esprit, le nez effilé, la bouche toujours souriante. Il y a un bon portrait de lui, dessiné et gravé par Ambroise Tardieu. en 1825. Ses ouvrages sont nombreux; en voici une liste presque complète:

l. Leçons d'aiiatomie comparée de M. Cuvier, Paiis, 1790, 2 vol. in-8*. — IL Essai sur les moifens de perfectionner et d'étendre l'art d'anatomiste. Paris, 1802, in-4\ — IIL Traité élémentaire d* histoire naturelle ^ composé par ordre du gouvernement. Paris, 1803, în-9*;

056 DUHONT (Lbs).

tbid., 1807, 2 vol. in-8*. — IV. Zoologie analytique ou méthode naturelle de eltuêificalion des animaux, Paris, 1800, in-8'. Trad. en allem. par L. E. Froriep. Weimar^ 1800, in-S*. — y. Recueil de 450 formules proposées dans les Jurys de médecine, di^ 1811 à 1813, Parif, 1815, in-4*. — VI. Projet d*une nomenclature anatomique. In Magœs. encyclop., 1793. — VII. Observations sur le lombric marin ou arénicole, Ibid. — VIII. Dissertation sur ForgoMe de l'odorat dans les insectes, Ibid, — IX. Mémoire sur les moyens que le* insectes emploient pour leur conservation, Ibid, — I. Exposé des particularités que présenleni les insectes sous le rapport de la génération {voy, l'article Acgooplemkiit du Dict, des êc. nat.). — XI. Dissertation sur la génération des vers intestinaux, en réponse à touvrage de M. Bloeh In Magas. encyclop, — XII. Sur quelques nouveaux procédés propres à Vinjectiem de* vaisseaux lymphatiques. Ibid, — XIII. Dissertation sur la forme de la dernière phalange dans les mammifères, pour servir à leur classification. Ibid, — IIV. Exposé cTwme méthode naturelle pour l'étude et la classification des insectes, Ibid, — XV. Mémoire sstr le mécanisme de la respiration des poissons. Lu à Tlnstitut le 10 août 1807. — XVI. Mémoire sur Vodorat des poissons. Lu à l'Institut le 24 août 1807. ^ XVII. Mémoire sur la division des reptiles batraciens en deux familles naturelles. Lu à l'Institut le 7 sept. 1807. — XVII I. Considérations sur les rapports de structure qu'on peut observer entre les os et les muscles du tronc chez tous les animaux. Lu à l'Institut les 15 et 22 nov. 1808. — XIX. Ifémoire sur Vanatomie des lamproies, — XX. Observations sur le Theridium cirirjfM (Arachnides), In Annal, de la Soc, entom, de France, 1850, 5. — XXI. Notice sur la vie et les ouvrages de Duponcliel, Ibid,, 1847, 5. — XXI [. Ixcture de deux chapitres de la Faau entomologique des insectes de France. Ibid,, XXX VIII et CXVII, 1850. — XXIII. Erpétologie générale, ou histoire naturelle complète des reptiles, 1835-1839, 5 vol. in-8*. A. C

Bnméril (Auguste-Henri-André). Fils du précédent, naquit à Paris, le 50 novembre 1812. Il marcha sur les traces de son père, fut reçu interne des hôpitaux en i856, puis obtint successivement le diplôme de docteur en médecine en 1842, et celui de docteur ès-sciences en 1845. Dès 1840, il était aide* naturaliste pour la physiologie comparée au Muséum d'histoire naturelle, puis de 1844 à 1846 chargé de cours à la Faculté des sciences. 11 accepta en 1847 une chaire de géologie au Collège Chaptal, puis en 1857 remplaça son père aa Muséum, et fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1861. Enfin, eu 1869, il devint membre libi*e de l'Académie des sciences, en remplacement de Delesscrt.

Dumcril mourut à Paris, le 12 novembre 1870, pendant le siège, d'une affection de Testomac. 11 était universellement estimé tant pour son grand savoir que pour sa modestie et sa simplicité. Nous citerons de lui :

I. De Vindnration des centres nerveux sous le point de vue du diagnostic et de Vétiologie. De l'entorse, elc. Des anastomoses du ganglion cervical supérieur, etc. Th. de Paris, 1841 iii-4*. — II. Des odeurs, de leur nature et de leur action physiologique. Paris* 1843, in-8*. — III. De la texture intime des glandes, des produits de sécrétion en général. Thèse. Paris, 1845, in-8*. — IV. Avec Demarquay et Lecoinle : Des modifications de la température animale sous rinfluence des médicaments, elc. Paris, 1853, in-8* (extr. de la Gaz. méd. et de VUnion méd.). — V. Histoire naturelle des poissons, ou ichthyologie générale, 1. 1. Paris. 1865-1870, 2 tomes en 3 vol. in-8*, pi. (fait partie des Nouvelles suites à Buffon). — VI. IJ a piibli6 un Catalogue des reptiles du Muséum, le 7* volume de V Erpétologie de Dumérilct fiibron, et avec Uocourt les a Études sur les reptiles et les batraciens s dans TouTn^re intitulé : Missions scientifiques au Mexique, enfin divers mémoires dans les recueils périodiques. L. lit.

DunraEIRl. D09IEYRI. Noms arabes du Melon {Cucumis melo L).

Pl.

DUHONT (Les).

Dumont (Pierre-Louis-Charles), plus connu sous le nom de Dwnont {de Monteitx). Ce médecin est né à Monteux (Yaucluse) et est moit i Rennes, le 16 juin

DUMOiNT (Les). 657

4885, à Tâge de quatre-vingt-un ans. La nature l*avait doué des plus brillantes qualités, qu'il avait su rehausser encore par Fétude et la méditation ; la philosophie, Thistoire, la littérature, la poésie, la sociologie, la médecine, lui étaient familières. Dans l'espace compris entre les années 1825 et 1852, il s'était fait connaître par la publication d'un grand nombre de mémoires : Sur la Controverse religieuscj les Âplitiules intellectuelles de la femme, les Passions affec-iives, le Charlatanisme, YÉducation des sages-femmes^ sur des Maisons de retraite pour les médecins, les Cruautés sur les animaux, le Suicide, VBypochondrie, etc. Un bel avenir s'ouvrait devant lui... une affreuse maladie, une terrible névropathie a brisé tout cela. 11 a fallu la généreuse intervention du corps médical pour arracher Dumont de Monteux au découragement et à la misère. Grâce à ses confrères, il put obtenir la place de médecin dans la prisofi du mont Saint-Michel (1852), puis dans celle de Rennes, où il lui fut donné de pouvoir vivre sans souci du strict besoin. Dumont était docteur en médecine de la Faculté de Paris. Sa Thèse (Dissertation sur la disparition des règles) porte la date du 7 février 1855; il appartenait aux académies de médecine de Bruxelles et de Florence, et à l'Académie des Sciences tie Marseille. Son dernier ouvrage, son Testament médical^ publié en 1867, aux frais d'une souscription, a fait quelque sensation. L'auteur va dire lui-même son but : t J'ai cru qu'en racontant mes propres misères je plaiderais pour celles de mes analogues; et, saisi des ardeurs d'un apôtre, j*ai sué sang et eau, pendant bien des aimées, pour élever le monument médico-social que j'expose... Ces vérités, je les ai mises sous la forme du drame, afin de conserver, autant que possible, le caractère et les allures qui leur sont propres. Je les ai déployées selon l'ordre des temps, selon les lieux et d'après les circonstances qu'elles avaient fait naître. Décors, costumes, acteurs, tout est photographié sur nature; les caprices de l'invention n'y interviennent jamais ; c'est une pièce qui n'a pas été composée, mais presque décalquée de mon appareil nerveux sur ce papier qui constitue ces pages... Chaque ibis que j'ai fait rencontre d'un malade de mon espèce, j*ai vu dans ce malade un ami, un client, l'un de mes ménechmes, enfin, et je me suit dit : Ua moment viendra, peut-être, où je pourrai élever la voix pour sa défense; cet espoir a soulagé mon âmel... Ce moment est venu, et j'en remercie la Providence... »

(Joseph). Médecin, littérateur fort distingué. 11 naquit à Angers le 9 août 1797, fit de solides études au lycée de cette ville. Après avoir consacré quelques années à l'enseignement classique, il embrassa la profession médicale, et prit ses inscriptions dans les écoles d'Angers et de Paris. Sa thèse doctorale, datée de cette dernière ville, 4 août 1828, porte ce titre : De l éclectisme en médecine; eWe est dédiée à Charles Montault, évéque d'Angers. C'est alors que Dumont partagea son temps entre le professorat médical, les fonctions de médecin des écoles des arts et métiers, de médecin des prisons, et d*autre part la rédaction de mémoires intéressants et variés concernant la philosophie, la médecine légale, les lettres grecques et latines, l'histoire de l'Anjou. Ce savant, ce digne médecin qui a laissé de grands souvenirs de charité dans la province qui l'avait vu naître, est mort le 28 novembre 1867, laissant les ouvrages suivants :

1. Vie de AU' Montault Deêilles, évéque d'Angers, in-8% 1842. — IL Comidéralions pàjfêiologiqueê et morales sur VabolUion de la peine de mort, in-8vi856. —111. Réflexion^

DiCT. lac. XXX. 4^

600 DUNCAN (Les).

synopsis seu solanorum hUtoriae edilionis secundae summarium, ad charaderei differen' liâtes redactum, teriem ntUuralenij habitationea stationesque speeiemm breviter indicans, Nonspelii, 1816, in-8'*. — HI. Monographie de la famille des Anonacées. Paris, 1817, iii4*. — IV. Considérations sur la nature et les rapports de quelques-uns des organes de la fiettr. Montpellier, 1829, in-4*. — V. Considérations sur les fonctions des organes floraux eolori$ et glanduleux. Paris et Montpellier, 1829, in-4^. — VI. Mémoire sur la structure^ le déttloppement et les organes générateurs d'une espèce de Marsilœa {M. Fabri) trouvée par M. Esprit Fabre dans les environs d'Agde. Orléans, 1837, in-8*. — VII. Éloge kistortqse d'Augustin Pyramus de Candolle, Montpellier, 1842, in-4*. — VIII. Description du PUnera Richardi Mich.j et indication de la cause qui V empêche de donner des graines dans not climats, Montpellier, 1843, in-8*. L. Hir.

DVNCATV (Les). Parmi les nombreux médecins de ce nom, nous mentionnerons :

Doncan (Marc). Médecin écossnis, mort en 1640. Il passa en France e( s*établit à Saumur, où il devint professeur de philosophie et ensuite principal du collège des calvinistes. 11 s*aa|uit une si grande réputation que Jacques K roi d'Angleterre, le nomma son médecin ordinaire. Duncan, qui s'était marié eu France, ne voulut pas quitter sa patrie adoptive et passa le reste de ses jours à Saumur. 11 laissa en mourant plusieurs enfants, dont l'im acquit quelque célébrité sous le nom de Gérisantes. On a de Duncan un opuscule intitulé : Discoun sur la possession des religieuses ursulines de Loudun (Paris, i634, in-8®). Duncan eut le courage de dire que cette prétendue possession n*était qu*un effet de rhystérie et d*une imagination déréglée. Cet écrit fit tant de bruit que Laabardemont, commissaire pour Texamcn de la possession démoniaque des religieuses, aurait fait une méchante affaire à Tauteur sans Tintervention de la maréchale deBrézé, dont Duncan était le médecin {Biogr, Didot, Chalmers). L. Ih.

Danean (Daniel) . Médecin français, de la famille du précédent, né à Montaoban en 1649, mort à Londres, le 30 avril 1755. Son grand-père Guillaume Duncan avait quitté Londres pour venir s'établir dans le midi de la France. Daniel Duucan étudia la philosophie à TUniversité de Toulouse, et fut reçu docteur à Montpellier en 1675. Il passa ensuite quatre ans à Paris pour se perfectionner dans ses connaissances, et revint à Montpellier se livrer à la pratique de la médecine. Forcé de quitter la France à la suite de la révocation de Védii de iNantes, il se retira à Genève, puis à Berne, où il passa huit ou neuf ans. Les magistrats de Berne ayant enjoint à fous les réfugiés français de quitter le canton, Duncan se rendit à Berlin, puis à La Haye, et enfin à Londres, où il termina ses jours. On a de lui :

1. Explication nouvelle et méthodique des actions animales. Paris, 1678, in-12. t Celte physiologie, dit la Biographie médicale, est calquée presque enlièrement sur celle de Wiliis. Duncan semble n'avoir jamais songé môme à consulter la nature, et à observer les faits avant de raisonner, car il puisa toutes ses théories dans sa seule imagination, et on aurait peine à croire jusqu'à quelles suppositions bizarres celle-ci Ta conduit. » — M. La chimie naturelle, ou explication chimique et mécanique de la nourriture de l'animal, partie 1**. Montauban, 1680; parties Iletlll; Paris, 1687, in-12; La Haye, 1707, in-8*; trad. en latin. Amsterdam, 1707, in-S*. — L'histoire de V animal, ou la connaissance de l'homme animé par la méchanique et par la chimie. Paris, 1682, in-8» ; ibid., 1687 ; trad. en latin. Amsterdam, 1683, in-8*. — lY. Avis salutaires contre Vabus des choses, et particulièrement es café, du chocolat et du thé, Rotterdam, 1705; trad. en aliem. Leipzig, 1707, in-lS; eaaogl* Londres, 1716, in-8*.

Dans tous ces ouvrages on remarque, suivant Éloy, beaucoup d'idées neuves et en même temps une infinité d'opinions plus absurdes les unes que les autres {Biogr. Didot, Chalmers, etc.). L. Qa.

DUiNAL. 65l>

cins de Vienne, dans la Wiener allgemeine medUinische Zeitung^ la Wiener medizinische Presse^ la Mililàrântliche Zeitung, etc. Il fut Tun des fondateurs du Deutsches Archiv fur Geschichte der Medicin. Il n*a pas publié d ouvrages de longue iialeine, mais ses excellents préceptes et son enseignement revivent dans ses élèves, parmi lesquels Liuliart, Ôittel, Scybert, Moseting, Ilofmokl, Nicoladoni et Albert brillent au premier rang. Mentionnons encore de lui :

I. Ueber die Yereinigung der Médecin und Chirurgie. Inaug. Dissert. Wien, 1838. — II. Zeitfragen betreffend die Vnivertitât, mit beêonderer Beziehung auf Medicin. Wien, 1804, grr. in-^". — III. Ueber die Nothwendigkeit von Beformen dee Unterrichts an den mediziniêchen FacuUâten OEsterreicfu. AVien, 1878, in-8». L. Hx.

DfJN (Patrick). Ce médecin dislingué appartenait à une ancienne famille écossaise originaire de Dun, près de Montrose. 11 naquit à Aberdeen en 1662; son oncle, Patrick Dun, était le principal du Marischal Collège et le fondateur de la Grammar School d*Aberdeen.

Quant à notre médecin, il vint se fixer à Dublin à une époque indéterminée et ne quitta plus Tlrlandc, qu'il adopta pour sa seconde patrie. En 1681, il était président du Collège des médecins de Dublin; il fut réélu en 1690 et en 1695. Il fit beaucoup pour la prospérité du Collège et contribua puissamment à obtenir pour lui le titre de King and Queens Collège^ qui constituait un précieux privilège pour la savante compagnie. Il fut l'un des fondateurs, en 1685, de la Dublin Philosophical Society ; il lut à cette Société un mémoire Sur les eaux minérales. La première dissection publique qui eut lieu à Dublin fut pratiquée par Pallerson en 168i sur le cadavre d'un supplicié que Dun procura à son savant confrère.

Dun fut médecin d'État pendant plusieurs années et fut élevé à la dignité de chevalier le 29 janvier 1696. 11 entra dans le parlement irlandais comme représentant de Killyleagh, dans le comté de Down, et jouit d'nn^ grande popularité. IL mourut en 1714, léguant au Collège des médecins la rente d'une terre, pour payer, après l'extinction des baux alors en cours, une ou deux places de professeur de médecine. Ce vœu fut accompli en 1745, par la création de trois chaires, l'une de médecine, la seconde de chirurgie et d'accouchements, la troisième de pharmacie et de matière médicale. Ce fut là le point de départ de l'Ecole de médecine d'Irlande. Dun Patrick doit donc être considéré comme le fondateur de cette école. Son nom a été donné en outre à l'un des hôpitaux de Dublin.

On trouvera des détails fort intéressants sur Patrick Dun et sur l'histoire de l'Ecole de médecine de Dublin dans le Dublin Quarlerly Journal of Médical Science (t. II, p. 288, 1846), et dans une longue notice publiée dans le même journal (t. XLIÏ, p. 231, 1866), par T.-W. Relcher, sous le titre Memoir of sir Patrick Dun (Knt.) M. D., sometimes Président of the King and Queen's Collège «/* Physicians in Ireland, including his Will, his Deed for constiluting a Professor ofPhysic, etc. L. Un,

BIIIVAL (Michel-Félix). Médecin et naturaliste français, né en 1777, reçu •docteur à Montpellier en 1813, a publié des ouvrages fort intéressants sur la jMitanique. 11 exerça la médecine à Montpellier et y mourut le 26 juillet 1856. Dunal fut l'un des rédacteurs des Éphémérides médicales de Montpellier et de la Revue médicale à partir de 1820. On peut encore citer de lui :

I. Histoire naturelle, mécanique et économique des Solanum et des genres qui ont été confamduê avec eux, Montpellier, 1813, in-4*. — II. Solanorum generumque affinium

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alla se fixer à Lîverpool où il fut reçu médecin de Tlnfirmerie, puis médecin consultant au Dispensaire. Il vivait encore en 1860. Outre sa dissertation inaugurale (De ventris in reliquwn corpus potestatCt Edinburgi, 1829, gr. in-8*), il a publié un mémoire intéressant sur les causes de la mortalité excessive ï Liverpool (Physinal Causes ofthe Hlgh Rate of MortalUy in Lîverpool).

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