DUROY
La durée de la cure minérale est de vingt h trente jours. On exporte peu les eaux des sources Bleich. et Fitzschenbrunnen de Dûrkheim. A. R.
BiDLioGRAPUiE. — IIerberger (Wilhelm). Diejod^und hromhaltigen SoolquelCen tu Dûrkheim in der Pfalz. Neustadt, a. Haardt, 1851. — Joanxe et Le Pilecr. Lm bains d'Europe, guide deicriptifet médical. Paris, 1800, in.l2, p. 39-41. A. R.
DVROI (Jean-Philippe). Naturaliste allemand, né à Brunswick, le 2 juin 1741. Il prit le grade de docteur à Helmstaedt en 1764, devint en 1765 surveillant en cKef des riches plantations d'arbres exotiques de la famille des Yeltheim, à Harbke, près de Brunswick, puis à partir de 1 777 pratiqua la médecine dans cette dernière ville et y devint médecin de la garnison et de la cour. 11 mourut là le 8 décembre 1785. Son protecteur, le duc Ferdinand de Brunswick, lui fit élever un monument.
Duroi se ût connaître surtout par des travaux sur la botanique. Linné lui a consacré un genre de plantes (Duroia) de la famille des Rubiacées, réuni depuis à celui des Genipa, sous-tribu des Gardéniées. On a de lui :
I. Dits, de paralyiia gravii«ima femorum crurumque sanala. Ilelmstadtii, 1764. — ]I. Duêertalio de rosis el salcibus. Heliastadtii, 1771, in-4*. — III. Die Uarbketche w^lde Baumzucht. Brunswick, 1771-1772,2 ?oI. in-8»; 2« édit. par Pott. Ibid., 1795-1800, 4 vol. in-8». A. C.
DDROli. On appelle ainsi la tétraméthylbenzine (voy. ce mot.) D.
DU RONDEAU (Jean-Baptiste). Médecin du duc Charles de Lorraine à Bruxelles, membre de TAcadémie impériale et royale des sciences et belleslettres de cette ville, est resté ignoré de tous les biographes, et n*est pas même indiqué dans les biographies, pour le sujet sur lequel il a produit un ouvrage considérable. Il ne faut sans doute attribuer cet oubli qu*à ce que Du Rondeau n*a pas mis son nom en léte de son livre, car il avait assurément autant de droits que bien d*autres à figurer sur ces listes de savants, dans lesquelles on est obligé d*admettre bien des hommes de science médiocre. Du Rondeau était mort probablement dès les premières années du dix-neuvième siècle, car son nom ne figura point parmi ceux des membres des Sociétés de médecine qui se formèrent alors à Bruxelles, quoiqu'on y trouve celui de plusieurs de ses anciens collègues à la Société des sciences. Du Rondeau remporta le prix proposé par TAcadémie de Bruxelles pour une dissertation sur les peuples belges avant le septième siècle ; elle est imprimée dans les : Mémoires sur lesquenlions proposées par V Académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles^ qui ont remporté le prix en 1773, in-4*. Outre plusieurs articles publiés dans les mémoires de TAcadémie de Bruxelles, Du Rondeau a publié un ouvrage important intitulé : Traité de la dysenterie, précédé d*un mémoire sur les signes infaillibles de la mort, etc., par D... Bruxelles, 1789, in-8% 2 vol. (Dezeimeris). L. Hn.
DVROY, ou peut-être DESROT (Hemrt), plus connu sous son nom latinisé de Regius. Né à Utrecht, le 29 juillet 1598, il fit ses études et prit ses grades à rUniversité de Franeker, après quoi il alla exercer, d*abord à Naerden, puis dans sa ville natale, où il remplit une chaire jusqu*à sa mort arrivée le 18 février 1679. Un des premiers partisans du cartésianisme, qu*il essaya d*in-
7J0 DURTAL (Eaux minérales de).
ti'oduire dans l'étude de la médecine, ce qui lui attira de violentes oppositions de la part de Voèce, Ravensperg et Stratenus ; ses ouvrages ont pour base la doctrine du philosophe français. Ils portent ces titres :
I. Spongiapro eluendU tordibus animathersionum Jacobi Primirûsn in ihese» iptius de eirculalione sanguinis, Leyde, 1640, in-4*. — II. Physiologia^ êive eognilio êaniiaiiê, Utrecht, 164t, in-4*. — ill. De hydrophobia. Utrecht» 1644, in-4*. — lY. fundamenla physices, Leyde, 1047, in-4*. — V. fundamenta medicinœ. Ulrecht, 1647, in-4*. — VI. Hortu$ academicut uUrajectintu. UUrecht, 1650, in-8". — VU. Philoêophia naturalU. Amsterd., 1651, in-4*. — \\\\. De arie medica ei oautia rerum naluralium, Utrecbt, 1651, in-i*. — IX. Praxis medica mediealionem exemplis demonstratio, Amsterd., 1657, in-4*. — I. Explicalio menlis humanœ. Ulrecht, 1650, in-4*. A. C
dCkk (Philipp-Paulus-Theodor). Médecin allemand, né à Hîinden, dans le Hanovre, le 2 octobre i793. Il exerça d*ab9rd in pharmacie à Clausthal, puis en 1816 s'appliqua à la médecine à Gotlingue et fut reçu docteur en 1819 {Ditsert, de vita^ maxime vigiliarum somnique respectu. Gottingae, 1819, in-4). Après avoir visité plusieurs autres universités allemandes, il se fixa à Hanovre, où il fut nommé médecin des pauvres, puis en 1856 médecin de la cour, et eu 1845 médecin des bains de Limmer. En 1842, il devint membre de la CommissioD générale de vaccination du royaume et perfectionna à un tel point rorganisation de la pratique vaccinale que le Hanovre a pu figurer au premier rang pour sa faible mortalité par la variole. Loi*s de la fondation du Collège médical du Hanovre, Dûrr en devint le secrétaire. 11 conserva ces fonctions jusqu'en 1866. En 1851, il fut nommé conseiller médical, en 1862 membre de Tordre des Guelfes, en 1869 de Tordre de la Couronne.
Dûrr a fondé plusieurs institutions de bienfaisance, en 1834 celle destinée à secourir les veuves et les orphelins des médecins, une caisse pour venir en aide aux aveugles pauvres, etc. Il a pris part à la fondation de Télahlissement d'Assurances sur la vie du royaume de Hanovre et a longtemps présidé la Société des médecins dont il était membre créateur. Enfin c*est Dûrr qui a organisé les observations météorologiques dans la ville de Hanovre et la publication des bulletins relatifs à ces observations {Aligem, Deutsche Biographie). L. Hh.
DURTAli (Eaux liI^ÉRALEs de). Athermales^ bicarbonatées ^ fei^ugineutes faibleSf carboniques moyennes^ dans le département de Maine-et-Loire, dans Tarrondissement de Baugé, est uu chef-lieu de canton sur le Loir, ayant 1600 habitants de population agglomérée. Les papiers, les briques et les tuiles sont fabriqués sur une assez vaste échelle, et les usines ou ils sont produits occupent la plus grande partie de la population de Durtal. Deux sources émergent dans deux points de la commune, dont Tune est nommée le Bouillant et Tautre la Courrière, Chacun de ces endroits a donné son nom à la source qui y prend naissance. L*eau des sources minérales de Durtal est limpide, claire et transparente, elle est inodore, son goût est franchement ferrugineux, des bulles gazeuses grosses et peu abondantes montent de sa fond à son surface, sa température est de 11 degrés centigrade à la source de la Courrière et de 13 degrés centigrade à la source du Bouillant. MM. Ménière et Godefroy en ont fait Tanalyse chimique, ils ont trouvé que 1000 grammes des eaux des deux sources de Durtal contiennent les principes suivants :
DUSOL. 721
SOnnCE 80D1IC8
DE LA cocnniiu. du booillaht.
Bicarbonate de chaux 0,04o 0,158
— magnésie 0,0i2 0,073
-- fe' 0,013 ; 0,017
Sulfate dt chaux. 0,0iiO 0,013
— magnésie 0,033 " ' 0,017
— manganèse 0,017 traces.
— fer 0,017 0,020
— alumine « . . . . 0,033 »
Chlorure de calcium 0,042 0,008
Silice 0,042 0,008
Matière organique azotée 0,U17 0,008
Total dks MiTiiREs nxxs 0,331 0,32i
- I acide carbonique > . ,#
^"- • • i aïole. . . I »»'ï*l«'n»-
indtîterm.
MM. Ménière et Godefroy ont trouvé aussi de Tarsenic dans le dépôt des sources de Durtal.
L'analyse ci-dessus a besoin d*étre contrôlée, car elle ne fait pas mention de sels de soude et de potasse contenus pourtant dans toutes les eaux minérales.
L'eau des deux sources de Durtal est employée en boisson seulement par les personnes du voisinage atteintes d'ailections où les ferrugineux sont indiqués comme dans Tanémie et la chlorose. Les eaux de la Courrière, et surtout celles du Bouillant, qui sont plus chargées de principes martiaux, donnent de bons résultats, alors même que les médicaments analeptiques des pharmaciens n'avaient pu r^onstituer les globules rouges du sang et les ramener à leur nombre et à leur qualité normale. A. R.
DURVILLÉE (Durvillœa Bory). Genre d*Algues marines, que M. Thuret range, avec les Laminaria^ les Alaria^ etc.^ dans un groupe spécial, celui des Phéosporées, voisin des Fucacées. L'espèce type, D. utUis Boi-y, se rencontre en abondance sur les côtes du Chili, où elle est recherchée comme comestible sous le^ noms de PorrCy Porràf Poireau de mer. C'est le Fucus antarcticus de Chamisso et le Laminaria porroidea de Lamouroux {voy. Lamikaire).
Ed. LfiFÈvRB.
DUSOL (Philippe). Médecin dont la carrière médicale a été tout à la fois digne, honorable, courageuse et bienfaisante. Né à Cluny (Saône-et-Loire) en 179*7. Il fut à Lyon interne de Petit, et à Paris il le fut de Dupuytren. Reçu docteur le 6 janvier 1826, après y avoir soutenu sur la luxation du métatarse une thèse qui a eu les honneurs de la réimpression/ On trouve aussi de Dusol dans les Archives de médecine deux mémoires, savoir :
I. Obtervalion de luxation du métatarêe^ t. XI, p. 271. — II. Eê$ai iur les effets de /'acétate de plomb dam le traitement des anévrysmes de l'aorte (en collabor. ayec Legroux, 1. VI, p. 443.
Dusol est mort à Paris, en 1866. Il avait d*abord exercé dans un petit village aux environs de la capitale ; à force de privations, il put acquitter toutes les dettes de son père, le seul héritage qu'il lui eût laissé. Célibataire et voulant en mourant continuer les bonnes actions de sa vie, il a fait un testament par lequel il légua : à l'Association des médecins de la Seine, 4000 francs; à TAssociation générale des médecins de France, 4000 friancs ; au bureau de bienfaisance du IX* arrondissement de Paris, 3000 francs ; à la Société philanthro-
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