‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 25 sur 95 · UI · texte numérisé non relu

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(Test li d'ailleurs une oondition commune à la plupart des autres capitales, BUB qui eu Europe, sauf i Rome peut-être {voy. art. Romb), n'atteint aulle ^ UD pareil degré.

£• iiiaje<v« partie de là population parisienne est constituée par les Français lit, en d'adtres départements ou dans les colonies [can{itises, et dont la f roportion, 5^ pour 100, se i-elrouve identique ï dit-huit a)ps de diltance (recenia*enUdâ<il866etde 1881).

C'est làiineconsidératîandont ne tiennent pas suftlsamiiient compte, suivant Hfs, les çatisticiens qui, sans ajouter le moindre comiientairei déduisent la nllbrité de Paris de la comparaison de se^ chiffres moi4uaires avec ceux des an^«s Tillis de France. Nous ne sommes pas, et cet articla en fait foi, de ceux qnt considèrent notre capitale comme arrivùe au terme des réforme* hy^éniqnes ; DOIS aTon* dit tout ce qu'elle renfermait encore de foyers d'insaiubritéà supprima, et nous dirons plus loin tout co que ce* foyers prêtent d'assistance k l'ef tretien et i la multiplication des geriries des afTeclions les plut redoutables : fièvre typhoïde, diphlhërie et même choléra.

liais l'énei^ie de ces foyers es^ingutiii'ement multipliée par le ctractireeiceptiflpoel de réceptivité d'une population reoevant chaque jour tant de jumveaux wfciif, et parmi ceux-ci tant de jeunes gen^, arrivds à l'ige de prédilection poor les afiections transmissililes; ce concours de nouveaux venus, dont nous avms démontre l'intervention dans la détermination, h durée, la densité de

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toafés les Mtadies populaires (Léon Colin, Traité det nudadiet épiiémiques)^ joue ici un rôle capital dont il faut désonnais tenir le plus grand compte. Ce ne sont pas senlement les Français des départements qui abondent à Paris. Peu de grandes villes en Europe comptent une proportion d'étrangers aussi oottsidérable, et sous ce rapport le département de la Seine n*est dépassé en France que par deux départements : Lagnean {de V Immigration en France^ hrit, 1884) a établi que le département de la Seine, dans sa population présente 4e S 762 5S7 babitants» comprend 193 046 étrangers» soit 69 étrangers pour lOOO babiUnts, alors que le département des Bouches-du-Rhône, sur 584 962 batîtints, comprend 75 738 étrangers, soit 129 étrangers pour 1000 babitanis, et fue le département du Nord sur 1 594080 habitants comprend 277 711 étran- (en, soit 174 étrangers pour 1000 habitants. Ainsi, quand la proportion des Ibrangers dans la France entière est de 27 sur 1000 habitants, cette proportion fans les départements de la Seine, des Bouches-du-Rbône et du Nord, s*élève à M, 429, 174 pour 1000; oonséquemment elle est une fois et demie, trois fois et demie et cinq fois et demie plus forte. Mais il y a cette différence entre ces trois centres d'attraction que les étrangers 4a département des Bouches-du-Rhône sont, pour les cinq sixièmes, des Italiens Iphis de 61 000 sur 75 000 étrangers), que ceux du département du Nord sont frasque exclusivement des Belges (plus de 244 000 sur 277 000 étrangers) , tandis que Paris est un centre d'immigration cosmopolite, comme le démontre le tableau ci-contre (p. 280) de la nationalilé des divers étrangers résidant à Paris U'époque du dernier recensement (1881).

Ce sont, on le voit d'après ce tableau, les Allemands, Belges, Italiens et Suisses, qui représentent les cbiiTres les plus élevés d'immigrants. C'est, d*ailkars, chez les étrangers de ces quatre nationalités que s'est manifesté l'accn>issement le plus rapide en ces dernières années :

Dt 27,097 en 1886, lei AHemands loni en 1881 31,190

22,782 — lei Belges — 45,281

6,707 — les lulieos — 21,377

6,622 ~ les Suisses — 20,810

Les populations italiennes et suisses, à Paris, ont, par conséquent, triplé en 4x-sept ans.

Novîs empruntons aussi à Y Annuaire Ètatiiiique^oxxT 1881 l'état de réparlition, dans les divers quartiers de Paris, des principales nationalités :

Cet état (p. 282) indique nettement l'affinité des diverses nationalités pour ^ quartiers entièrement diflTérents; ce qu'il indique surtout, c*est la différence, ituîviiiit les pays, des catégories fournies à l'immigration. Les Anglais, les Amé- :>ieains, les Russes, qui appartiennent pour la majeure partie aux classes aisées de leurs pays, viennent à Paris occuper soit les arrondissements du centre, I*', Vin*, IX*, soit, parmi les arrondissements excentriques, ceux qui ne sont accestiblef qu*à la fortune, les XVI* et XVII* (Champs-Elysées, Plaine-Monceaux).

Les immigrants travailleurs ou peu aisés, comme la majorité des Allemands, Belges, Italiens, Suisses, occupent surtout soit les quartiers commerçants du Centre (IX*, X*, XI*), soit les arrondissements industriels (XVUI* et XIX*) du iiord de Paris.

3* Age9. L*étude générale de la composition de la population parisienne, au point de vue de l'âge, démontre qu'en cette ville la proportion des adultes, rela- Uvement aux cat^pnies d*âge extrême, dépasse la moyenne, ce qui tient aux

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